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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 06:18
Au fond de l'eau, Paula Hawkins

Au fond de l'eau, Paula Hawkins, éditions Sonatine, 2017, 405 pages

Genre : Thriller

traduction de Corinne Daniellot et Pierre Szczeciner

Thèmes : enfance, fratrie, meurtre, sorcellerie, noyade, résilience, enquête

 

L'auteur en quelques mots ...

 

Découvrez la biographie de l'auteur sur le billet de La Fille du train

L'histoire :

 

"Les hommes l'attachent à nouveau- différemment cette fois (...) Cette fois ils l'emmènent dans l'eau.(...)

Elle n'est pas sûre de pouvoir affronter cela à nouveau, le noir et le froid.(...)

Quand ils la remontent sur la berge, la seconde fois, ses lèvres ont la couleur d'un hématome et son souffle l'a quittée à jamais".

 

2015. Jules apprend la mort de sa soeur, Nel, et se rend dans le village de son enfance, au Nord de l'Angleterre, pour les obsèques. Un lieu où elle n'est pas retournée depuis une éternité, lié à des souvenirs d'enfance blessants, des humiliations et une dispute qui a éloigné les deux soeurs à jamais. Pourtant, cette dernière a cherché à la joindre quelques jours avant sa mort. Un énième appel que Jules n'a pas pris...

Nel s'est suicidée lui dit-on, mais le doute persiste. Désormais, cependant, Jules est la seule famille qu'il reste à Léna, la fille de Nel. Adolescente rebelle, clairement décidée à montrer à sa tante qu'elle a une part de responsabilité dans le décès de sa mère, Léna cache un lourd secret.

Peu de temps avant le décès de Nel, un autre drame a endeuillé la commune : le suicide de Katie, meilleure amie de Léna, une jeune fille qui respirait pourtant la joie de vivre à entendre les habitants du bourg, à commencer par sa mère, Louise, qui peine à accepter qu'elle ne connaissait peut-être pas sa fille autant qu'elle le pensait.

Revenant sur les traces d'un passé qu'elle avait pris soin de mettre de côté, Jules découvre la vie de sa soeur à travers des objets, des bribes de souvenirs et sa fille, qui lui ressemble en bien des points. Peu à peu émergent des épisodes marquants de leur enfance, cette période où Jules était grosse et subissait les moqueries des camarades de sa soeur, une soeur qui ne la protégeait pas et était déjà obsédée par le destin de femmes qui avaient finies noyées dans le bassin, le bien nommé "bassin aux noyées". Un bassin qui recèlerait les corps de ces femmes accusées de sorcellerie au XVII°S et qui hanteraient les lieux. Mais c'est surtout le souvenir d'une nuit glaciale au cours de laquelle Nel a essayé de noyer Jules qui refait surface...

Sean Townsend, jeune inspecteur de police, mène l'enquête. Une recherche difficile qui le renvoie à la mort de sa propre mère, elle-même tombée du haut de la falaise dans le bassin alors qu'il était tout jeune. Alors que la rumeur enfle, Nickie, que tous semblent considérer comme folle et qui prétend parler aux morts, révèle peu à peu des éléments troublants.

Ces décès seraient-ils tous liés ? Le meurtrier se cache-t-il dans cette communauté où chacun semble avoir quelque chose à se reprocher ?

 

 

En vrac et au fil des pages ...

 

J'ai apprécié La Fille du train et avais envie de découvrir le second roman de Paula Hawkins. J'avoue avoir préféré celui-ci pour sa construction d'une part, pour le lien entre des femmes dont les destins semblent liés et qui remonte aussi loin dans l'histoire que la chasse au sorcière qui sévissait au XVII°S. 

Débarrassons-nous des quelques points négatifs : j'ai regretté que la dimension historique du lieu ne soit pas davantage développée. En effet, la fameuse chasse aux sorcières n'intervient que très peu, au tout début du roman pour donner le ton et dans le récit interne, rédigé par Nel, qui menait des recherches sur ces femmes suppliciées. On sait donc peu de choses sur Libby Seton, jeune femme jetée dans le bassin pieds et poings liés, accusée de sorcellerie par les hommes de son village. Son ombre plane sur le récit, sans plus.

Le deuxième point négatif est la fin , qui est à mon sens attendue. 

Cela étant la construction est intéressante et l'on retrouve un procédé découvert dans La Fille du train : l'entrecroisement des points de vue sur un même événement, donnant un éclairage nouveau à chaque épisode.

Les personnages évoluent sous nos yeux, de révélation en révélation, en même temps que les souvenirs d'enfance, déformés par un choc, se précisent. C'est le cas pour Jules ( Julia, c'est donc une fille !), partie depuis longtemps du village de son enfance, qui est restée sur le souvenir d'une dispute avec sa soeur, une incompréhension qui lui a gâché la vie et qu'elle pensait enfouie. On découvre alors que les images de son enfance ont été faussées par une perception toute personnelle de l'événement. Ainsi, alors que Nel n'avait de cesse par la suite d'appeler Jules, de tenter de lui parler, cette dernière ne voyait en sa soeur qu'une persécutrice. Est-ce la vérité ? N'y a -t-il pas une autre possibilité ? C'est à Léna que revient la tâche de faire comprendre à sa tante qu'elle ne connaissait peut-être pas Nel finalement.

Un processus similaire anime le personnage de Sean. Jeune inspecteur, respecté dans le village, ce protagoniste semble rongé par le décès de sa mère, qui s'est pourtant produit alors qu'il était tout jeune. Des bribes de souvenirs lui renvoient des images contradictoires et ses cauchemars semblent ne pas avoir de sens. Son père a-t-il quelque chose à voir avec la mort de sa mère ? Ses paroles et les souvenirs de Sean ne concordent pas. Mais il y a autre chose, que je vous laisse découvrir !

Le suspens est maintenu grâce au lieu, qui est comme souvent un personnage à lui seul. D'abord ce bassin, ou ce lac, dont l'histoire malsaine anime les légendes depuis toujours, entouré de superstitions et croyances. Ensuite la maison de Jules et Nel, au bord de laquelle court une rivière  associée au tableau  Ophelia de Millais. On imagine sans peine le pouvoir de l'eau, le lien entre l'onde et la mort, les ténèbres profondes qui happent les femmes suppliciées. Nel est depuis toujours obsédée par ce lieu qu'elle n'a jamais quitté, par les légendes racontées par sa mère, rituel qu'elle a poursuivi avec sa jeune soeur Jules et sa fille Léna.

Mais l'autre thème qui sous tend le récit nous invite à voir les liens de pouvoir, de domination des hommes sur les femmes. Disons de "certains" hommes, depuis le moyen âge, jusqu'à ce personnage dans le roman qui impose sa puissance et entend punir les femmes qui ne correspondent pas à l'image soumise qu'il prône.

On comprend que les destins sont liés, mais pas de la façon que l'on croit. Nulle fatalité mais un travail de résilience qui a fait son oeuvre et met ,à un moment donné, les personnages face à leurs responsabilités, leurs émotions, pour les surmonter...ou pas. Un roman ou personne n'est ce qu'il parait.

 

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 06:37
La Passe miroir, livre 3, La Mémoire de Babel, Christelle Dabos

La Passe miroir, livre 3,La Mémoire de Babel, Christelle Dabos, éditions Gallimard jeunesse, 2017, 496 pages

Genre : Fantasy

Thèmes : familles, archives mémorielles, amour, peur, Babel, arches, mondes

L'auteur en quelques mots ...

 

Retrouvez la biographie de l'auteur sur le premier billet

 

L'histoire : 

 

Cela fait presque trois ans que Thorn a disparu de la vie d'Ophélie. Presque autant de temps que tante Rosaline et elle n'ont pas revu Bérénilde. Mais surtout, presque trois ans depuis sa rencontre avec Dieu et le désastre qui s'en est suivi.

En cette fête des tocantes, Ophélie reçoit la visite d'Archibald , déchu de son poste d'ambassadeur, et ses deux accolytes. Profitant des Roses des vents, ces derniers cherchent Arc en Terre afin de mettre en sécurité les êtres qui leur sont chers. Pourtant, Ophélie sent que son devoir est ailleurs et décide de se rendre à Babel. Elle sera désormais aux yeux de tous, Eulalie.

Babel, aussi stupéfiante qu'inquiétante, réserve à Ophélie un accueil mitigé. C'est grâce à Ambroise, jeune inversé, fils de Lazarus, que la jeune liseuse va entrer dans le Mémorial et devoir faire ses preuves pour gravir les échelons. Là, sous la nouvelle identité d'Eulalie, elle cherche à investir le Secrétarium, probablement le lieu qui lui révélera la vérité. Mais c'est surtout pour Thorn qu'elle est ici, persuadée qu'il se trouve lui aussi sur l'arche de Babel.

Régie par un certain Sir Henry ,que tous appellent l'automate, Babel compte dans ses rangs de jeunes recrues, apprentis ou aspirants vituoses, chargés de décrypter et d'encoder. Enrôlés autour d'une charte de bonne conduite qui interdit le mensonge et prône l'honnêteté, tous semblent renier l'envers de la médaille, la disparition soudaine de Miss Silence ou la mise à l'écart du professeur Wolf.Lady Septima n'aura de cesse de mener la vie dure à Ophélie, mais ce n'est rien à côté de ce que lui réserve sa voisine de chambre, Mediana. Désormais seule dans la fosse aux lions, Ophélie voit ses pouvoirs se développer, évoluer depuis sa rencontre avec Dieu, et lui offrir une vision du passé à laquelle elle ne s'attendait pas. Sachant que le secret de cette révélation se trouve dans un livre réchappé de l'incinération, elle n'aura de cesse de le retrouver, aidée dans sa tâche par Blasius.

Parallèlement, Victoire, la fille de Bérénilde, âgé de presque trois ans, développe des pouvoirs incroyables. Dotée de la faculté de quitter son corps pour se déplacer à sa guise, elle use de ce don pour rejoindre son parrain , Archibald, qu'elle adore. C'est cependant lors d'un de ces voyages qu'elle découvre ce que cache la Dame d'or et découvre avec effroi l'existence d'une créature bien plus terrifiante que les griffes de Bérénilde...

Quel lien unit les ombres que voit Ophélie et que perçoit Victoire ?

 

En vrac et au fil des pages...

Tour de babel de Bruegel

J'attendais avec impatience la suite des aventures d'Ophélie et Thorn et avoue avoir eu un peu peur au début de ce tome. Il faut dire que l'action se met en place très lentement. De plus, Thorn n'apparaissant que passée la moitié du récit ,la patience du lecteur est mise à rude épreuve !

Cela étant, une fois quitté Anima et le décor de Babel installé, rien n'est laissé au hasard par Christelle Dabos. L'organisation de Babel est en effet édifiante. Sous des dehors merveilleux, cette cité cache bien des secrets, à commencer par une forme d'enrôlement de la jeunesse dans les rangs des virtuoses. L'endoctrinement est important et Ophélie en perçoit immédiatement les failles en parcourant les rues et en découvrant les sans pouvoirs (des grades qui rappellent un peu les castes dans Divergente).

Ici Ophélie n'est pas une grande liseuse et découvre autour d'elle des personnages aux pouvoirs étonnants; Octavio, fils de lady Septima, ou encore Mediana en sont les parfaits exemples. Mais alors que tous deux semblent les ennemis jurés d'Ophélie, un basculement se produit qui nous les rend plus sympathiques !

Qu'en est-il de Thorn ? Sans trop en dévoiler, ce n'est qu'au milieu du livre qu'Ophélie le retrouvera, dans un rôle inattendu. Dur, distant et froid, il n'aura de cesse de lui faire comprendre qu'elle doit désormais se tenir à l'écart. Mais que cache cette attitude ? Aurait-il à ce point changé ? Serait-il sous le contrôle d'autres personnages ?

Je peux juste vous dire que la fin de ce tome 3 met encore une fois nos nerfs à rude épreuve, l'auteur excellant dans la faculté d'insuffler le chaud et le froid sur le couple !

Les personnages secondaires sont bien campés, complexes et l'intrigue parallèle qui met en scène Bérénilde, sa fille Victoire et Archibald, est tout aussi palpitante. On retrouve notre cher Archi dans un rôle qui lui donne plus de maturité. Quant à Victoire, elle occupe désormais le centre du récit et l'on a hâte de découvrir où va la conduire sa faculté à se déplacer ainsi.

Le suspens est bien transcrit et l'on va de surprise en surprise, jusqu'au bout.

 

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 07:38
La Passe miroir, livre 2, Les Disparus du Clair de lune, Christelle Dabos

La Passe miroir, livre 2 ,Les Disparus du Clair de lune, Christelle Dabos, éditions Gallimard jeunesse, 2015, 550 pages.

Genre : fantasy

Thèmes : arches, Citacielle, couple, esprits de famille, complots , disparitions

L'auteur en quelques mots...

 

Retrouvez la biographie de l'auteur sur le premier billet.

L'histoire :

 

"Ça me revient, Dieu a été puni. Ce jour-là, j’ai compris que Dieu n’était pas tout-puissant. Je ne l’ai plus jamais revu depuis. "

Ophélie a récemment découvert la vie au Pôle aux côtés de l'énigmatique Thorn. "Ophélie se méfiait des faux-semblants, mais elle se méfiait encore plus des individus qui s’en servaient pour manipuler les autres. Pour cette raison, elle se sentait particulièrement mal à l’aise au milieu des courtisans qui étaient en train de la bousculer. C’étaient tous des Mirages, les maîtres de l’illusionnisme". Face à Farouk, l'esprit de famille, elle commence à comprendre comment fonctionne la Citacielle et pourquoi la mémoire de Farouk est partielle. Promue vice-conteuse par l'esprit de famille, elle va pourtant devoir faire face à l'animosité de certains, outre la lourde tâche de divertir chaque soir la cour avec de nouvelles histoires. Dans ce contexte,impossible de révéler aux autres qui elle est vraiment, d'autant que Thorn qui occupe un poste influent, n'est pas apprécié ici. Son don de passe-miroir, va lui être d'une grande utilité. Pour sa famille, en revanche, l'inquiétude est grande; c'est pourquoi la tante Rosalinde n'aura de cesse d'accompagner Ophélie dans sa nouvelle vie.

Malgré des débuts difficiles, la jeune liseuse va gagner le coeur de Bérénilde qui, enceinte de Farouk, s'adoucit à l'approche de la naissance. Par ailleurs, bien décidée à prendre la place qui lui revient auprès de Thorn, OPhélie n'entend plus se laisser dicter sa conduite.

De son côté, le sombre Thorn travaille sur une affaire qui va le mettre en mauvaise posture.Ophélie va donc devoir se débrouiller seule pour enquêter sur les mystérieuses disparitions de personnalités qui semblent inquiéter le Pôle. Secondée par Archibald et Renard, elle va pourtant découvrir un monde bien plus sombre que celui dans lequel elle vit.

Parallèlement les souvenirs de Farouk dévoilent peu à peu l'identité floue de Dieu. Qui est Dieu ? Pourquoi a-t-il été puni ? Par qui ? Et quel lien l'unit aux mystérieuses disparitions qui effraient les habitants du Pôle ?

En vrac et au fil des pages ...

illustration réalisée par le blog Patati et Patata

Nous avions quitté Ophélie jeune fille, apeurée et peu sûre d'elle. Nous la retrouvons ici plus affirmée face à un Thorn qui tente de lui avouer ses sentiments.

Ce duo des plus attachants est pourtant constitué de deux êtres que tout devrait opposer. Obnubilé par son travail et une affaire qui semble le mettre dans de sales draps, Thorn n'a de cesse de rappeler à Ophélie comment elle doit se comporter au Pôle. Mais cette dernière sait qu'elle doit saisir sa chance et prendre une place importante. On assiste dans ce tome à la naissance des sentiments qui vont se développer pour unir nos deux protagonistes.

Les personnages secondaires sont complexes et cette richesse fait la force du récit. Aux côtés de Renard qui va devenir son complice, Ophélie découvre un monde fait de complots et de bassesse, mais aussi un univers parallèle qu'elle ne soupçonnait pas. L'existence de Dieu semble avoir un lien avec la mémoire défaillante des esprits de famille. Sans en dévoiler davantage, la fin de ce tome, dramatique, nous laisse entendre que la suite va mettre face à face Ophélie et Dieu, encore une fois.

Devenue plus forte, Ophélie se sent désormais prête à affronter les doyennes et à aider Thorn. Mais au moment où Farouk reconnait enfin Thorn dans ses droits, l'auteur nous l'enlève pour nous entrainer vers le troisième tome !  "À l’instant précis où Ophélie prononça ces paroles, un éclair de douleur lui traversa le front de part en part. La mémoire de sa lecture se débloqua sous la poussée du pouvoir familial de Thorn. Le soldat sans tête. L’ancienne école. Le parfum des mimosas. Les fenêtres éventrées. Les miroirs drapés. Ophélie fut aspirée par le tourbillon du temps et revit le jeune Farouk agenouillé à ses pieds, levant vers elle un regard avide. Pourquoi dois-je faire ce qui est écrit ? Qu’est-ce que je suis pour toi, Dieu ?". Ophélie va devoir retourner sur le lieu d'enfance de l'esprit de famille pour comprendre.

 

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 04:40

 

Le Livre perdu des sortilèges, Déborah Harkness, éditions Le Livre de poche, 2012, 832 pages

Traduit de l'anglais par Pascal Loubet

Genre ; fantastique

Thèmes : sorcellerie, vampires, démons, sorcières, amour, héritage, magie

 

L'auteur en quelques mots ...

 

Née en 1965 à Philadelphie en Pennsylvanie, Déborah Elizabeth Harkness est professeur d'Histoire à l'université de Caroline du Sud. Le livre perdu des sortilèges est son premier roman et fait partie d'une trilogie.

L'histoire:

 

Alors qu'elle effectue des recherches dans la bibliothèque Bodléienne, Diana Bishop, éminente historienne, tombe sur un manuscrit des plus étranges. Bien que scellé, il se dévoile à elle et livre, sous la forme d'un palimpseste, ses secrets. Mais Diana a depuis longtemps rejeté de sa vie la magie, préférant se concentrer sur les faits, l'Histoire. Aussi, bien que ce livre, L'Ashmole 782, ait réveillé en elle une part sous-estimée, elle préfère le rendre à la bibliothèque et retourner à ses préoccupations : l'alchimie, sujet de ses recherches.

Autour d'elle cependant, tout un monde se révèle à la suite de sa découverte. Vampires, démons et autres sorcières la scrutent et finissent par envahir littéralement la bibliothèque, risquant à tout instant d'éveiller les soupçons des humains ou de les effrayer. Nullement terrifiée, Diana qui a fait de ses jours une vie ordinaire suite au décès de ses parents, eux-mêmes sorciers, alors qu'elle avait à peine 7 ans, refuse de comprendre ce qui se trame et d'utiliser sa magie.

C'est dans ce contexte que se présente à elle Matthew Clairmont, scientifique renommé spécialisé dans la génétique, et vampire de surcroît. Probablement plus intéressé par le fameux manuscrit, Matthew se rapproche rapidement de Diana, devenant son protecteur face à l'intérêt croissant des autres créatures.

Mais qui est réellement ce vampire et jusqu'où Diana peut-elle lui accorder sa confiance ? Il faudra bien des obstacles et une acceptation de sa véritable nature pour que Diana comprenne quels liens l'unissent à Matthew...

En vrac et au fil des pages ...

 

Dès les premières pages, le lecteur est immergé dans un univers plaisant et studieux, que tout passionné de littérature adore : la bibliothèque bodléienne, la plus prestigieuse de l'université d'Oxford. Le décor est posé et le personnage de Diana nous apparait comme une jeune femme assoiffée de connaissances, qui a dédié sa vie à la recherche. Pourtant, on comprend rapidement qu'elle n'est pas ordinaire et l'auteur ne tarde pas à nous révéler sa nature de sorcière.

L'histoire est, au départ, simple : les parents de Diana sont décédés dans des circonstances étranges alors qu'elle était petite. Dès lors, c'est tout un monde de magie qui s'est fermé à elle, volontairement pense-t-elle. Pour rejeter l'irrationnel, quoi de mieux que de se jeter à corps perdu dans une vie humaine des plus simples. Pourtant son sujet d'études l'amène à découvrir des livres anciens , des manuscrits liés à la magie, des détails de l'évolution alchimique qui ne laissent pas de doute sur l'origine de sa vie.

Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, dit-on ! Et il faudra attendre l'arrivée d'un personnage des plus énigmatiques pour que Diana commence à ouvrir les yeux, comprenant que tous ses efforts sont restés vains et que la magie a toujours fait partie de sa vie.

Dès lors, le couple que forment Matthew et Diana intrigue le lecteur : le généticien est-il sincère ? Pourquoi convoite-t-il lui aussi, comme toutes les autres créatures, l'Ashmole 782 ? Jusqu'où ira-t-il pour le récupérer alors que Diana semble la seule à pouvoir le retrouver ?

Il faut dire que le lecteur ne peut s'empêcher d'apprécier Matthew en même temps que ses actes nous le rendent odieux, macho, plein d'une assurance hautaine. C'est justement ce contraste entre les deux personnages qui rend le duo attachant. J'ai lu dans d'autres critiques que l'attitude de Clairmont semblait surfaite, néanmoins j'ai apprécié pour ma part qu'il soit imprégné des siècles traversés, des modes, coutumes qui l'ont façonné en tant que vampire et je trouve que ce décalage est bien marqué. Pour lui la question de l'honneur, qui peut sembler vieux jeu, l’obéissance à des codes anciens, est primordiale, ce qui semble logique même si nous le découvrons au XXI°S. A cet égard, la suite devrait nous en apprendre davantage sur lui, dévoiler sans doute une part du mystère car tout ne nous a pas été dit sur ce personnage. Il est un contraste à lui tout seul : immensément vieux dans un corps jeune, tueur et protecteur à la fois, imprégné de codes amoureux d'une autre époque mais vivant au XXI°S et chercheur émérite dans ce siècle. Bref, pour moi tout cela est logique !

Autour d'eux gravitent d'autres personnages à la personnalité bien marquée, certains sorciers, d'autres vampires ou encore démons, qui vont les guider, les accompagner dans leur quête.

Le roman est extrêmement bien documenté et l'on comprend pourquoi en découvrant que Déborah Harkness est elle-même professeur d'Histoire à l'université d'Oxford dont elle rend ici l'atmosphère palpable. La richesse des données historiques aide à plonger dans l'univers qu'elle a créé et qui nous semble logique, bien que complexe. Remontant sur des siècles, elle nous livre l'histoire de la relation entre Créatures et humains, révélant les caractéristiques précises de chacun, le pourquoi de leurs dissemblances ou des rapprochements que l'on peut voir entre chaque espèce. Certains passages peuvent sembler plus longs, notamment ceux au travers desquels on découvre les habitudes de vie des vampires. Néanmoins ce sont probablement ceux qui m'ont le plus plu car montrent le travail de l'auteur pour créer un monde bien pensé. Ainsi démonte-t-elle certaines croyances, expliquant pourquoi les humains ont créé cet imaginaire en réaction contre leurs peurs (les vampires ne se désintègrent pas à la lumière du jour...etc). La relation entre Matthew et Diana est basée sur la découverte de l'autre, de soi, le vampire ayant traversé les siècles et l'Histoire alors que Diana entre à peine en sorcellerie.

Le décor est un personnage à lui tout seul et nous en sommes convaincus en découvrant la maison familiale des Bishop, dans la dernière partie du livre. Vivante, elle réagit à ses occupants et les contraint par son comportement, à agir, claquant des portes avec colère ou au contraire les invitant, volant des objets qui peuvent réapparaitre des années plus tard ou dévoilant des secrets enfouis. Cet univers à la fois drôle et touchant, place le lecteur au coeur du récit dont il connait à présent toute la complexité. Il ne me reste plus qu'à lire la suite pour plonger dans une époque différente, comme annoncé.

J'ai beaucoup apprécié ce récit bien que j'aie craint que l'aspect romance ne prenne le dessus. Ce n'est pas le cas et les férus de littérature, d'Histoire et de fantastique en prendront plein les yeux ! Ce premier tome pose le cadre et se devait donc d'entrer dans le détail, peut-être au détriment de l'action que l'on aimerait voir avancer plus vite à la découverte de l'Ashmole 782. Dans tous les cas le suspens est ménagé, l'ambiance bien campée, pour une suite qui s'annonce palpitante.

 

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 09:51

 

 

Miss Peregrine et les enfants particuliers, Ransom Riggs, éditions Bayard jeunesse, 2012, 432 pages

traduit de l'anglais par Sidonie Van Den Dries

Genre : jeunesse fantastique

Thèmes : seconde guerre mondiale, enfance, déportation, souvenirs, fantastique, pouvoirs, étrange

 

L'auteur en quelques mots ...

 

Né en 1979 dans le Maryland, Ransom Riggs est un auteur américain de fantasy. Il est connu pour la série Miss Peregrine et les enfants particuliers qui a été adapté au cinéma et en BD, mais a aussi écrit des courts métrages.

L'histoire :

 

"Je venais juste de me résigner à vivre une vie ordinaire, quand des événements extraordinaires se sont produits."

Jacob adore son grand-père, un vieil homme un peu loufoque qui, toute son enfance, lui a raconté des histoires improbables, prenant appui sur d’étranges photos. Juif polonais, rescapé des rafles nazis, Abe Portman a passé son enfance sur une petite île du Pays de Galles. C'est là qu'il aurait fait la connaissance de ses amis, des enfants particuliers, dont il a toujours parlé à Jacob avec enthousiasme. Longtemps, ce dernier a cru aux histoires fantastiques de son grand-père, cherchant en vain le trucage qui montrait une enfant capable de léviter ou un autre soulevant un rocher.Mais en grandissant il a fini par les considérer comme des contes de fées.

Pourtant, lorsque Abe fait appel à lui, craignant pour sa vie, évoquant le retour des monstres de son enfance, Jacob ne peut s'empêcher de douter. Ses parents estiment le vieil homme sénile, mais lui aimerait croire son grand-père. Il est trop tard néanmoins lorsqu'il le découvre, gisant sur le sol, lacéré par des griffes. Quel monstre a pu faire cela ? 

Alors que la police semble croire à des chiens sauvages, Jacob vit avec la peur de revoir les yeux troublants et effrayants qu'il a aperçu dans les buissons alors que son grand-père lui livrait des dernières paroles en forme d'énigme : retrouver le faucon dans la boucle, derrière la tombe du Vieux, le 3 septembre 1940... Il lui faudra du courage et de la détermination pour comprendre ce que Abe Portman lui a légué.

En vrac et au fil des pages...

 

Cela faisait longtemps que je voulais plonger dans cet univers, avec pour première idée de voir le film de Tim Burton, réalisateur que j'adore. Finalement je profite des challenges d'automne pour lire ce premier tome.

Dès le départ, l'auteur  nous présente un duo attachant, Jacob et son grand-père, liés par des histoires surprenantes que l'on prend, nous aussi, pour des affabulations d'un vieil homme plein d'imagination. Pourtant, rapidement, on comprend que ce grand-père est torturé par de vieux démons, ceux qu'il nomme "les monstres". Qui sont ces monstres ? Restant terre à terre, le lecteur pense inévitablement aux soldats nazis et se demande ce qu'il est advenu à Abe. Aurait-il été retrouvé par un homme le pourchassant depuis la fin de la guerre ? Ou bien est-ce tout autre chose ?

Jacob, lui, a clairement entrevu des yeux effrayants, un véritable monstre de cauchemar, dans les buissons, le jour de la mort de son grand-père. Dès lors, il entre dans un état second que ces 16 ans ne lui permettent pas de dépasser. On oscille en permanence entre réalité et imaginaire, Jacob essayant de se persuader que tout cela n'est pas réel mais a été fomenté par l'imagination délirante de Abe, 

Contre toute attente, c'est le psy , Golan, qui le pousse à aller plus loin dans ses recherches, partant des dernières paroles, plus qu'obscures, de son grand-père.

C'est donc avec son père qu'il va partir pour un périple sur la petite île et entrer dans l'univers de Abe Portman. Là, les enfants particuliers vont se montrer à lui, accompagnés par une femme fascinante, Miss Peregrine. Jacob va alors vivre ce que son grand-père a vécu des années plus tôt, mieux comprendre cet homme qu'il a longtemps considéré comme dément, et avancer dans sa propre vie. Cela ne va pas sans heurts et incompréhension, tant ce qu'il va découvrir va le surprendre.

L'originalité tient d'abord au livre lui-même, puisque des photos y ont été intégrées, toutes plus étranges les unes que les autres, ouvrant un cabinet de curiosité qui peut mettre mal à l'aise le lecteur. Cela est voulu puisque Jacob lui-même revient sans cesse à ces photos pour en déceler les trucages, mais c'est leur caractère étrange qui l'attire.

C'est un récit jeunesse mais l'écriture, le style et l'intrigue tiennent en haleine, donnent envoie de poursuivre. Le fond historique ne prend pas toute la place et le lecteur adulte pourra regretter de ne pas en avoir plus, cependant il ne s'agit que d'une toile de fond qui rend le destin de ces enfants particuliers éphémère. La première fois que Jacob découvre les bombardements de juin 1940 nous plonge au coeur des affrontements n'épargnant pas les civils et l'on comprend combien Abe Portman a du souffrir de se savoir rejeté, traqué, tout enfant qu'il était.

Les personnages sont attachants : Jacob tout d'abord qui veut à tout prix rester dans sa réalité mais comprend bien vite qu'il ne pourra pas se soustraire à sa curiosité et à l'incroyable attrait de la Maison de l'autre côté de l'ile, Emma qui a autrefois aimé Abe et n'a pas vieilli, les enfants avec leurs particularités qui nous étonnent puis que l'on prend un peu en pitié car leur vie est un éternel recommencement...

Au-delà du fantastique, ce sont les liens familiaux qui sont décortiqués ici, la filiation, les non-dits, l'héritage qui n'est pas toujours matériel. C'est un récit empreint de nostalgie qui nous emporte aux frontières du réel.

 

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 08:29
Le Miroir et autres nouvelles fantastiques, Edith Wharton

Le Miroir et autres nouvelles fantastiques, Edith Wharton, éditions Folio, 2011, 84 pages

Genre : nouvelles

Thèmes : spiritisme, fantôme, au-delà

 

L'auteur en quelques mots ...

De son véritable nom Edith Newbold Jones, Edith Wharton est née en 1862 et décédée en France à Saint Brice sous forêt en 1937.Sa famille appartenant à la haute société Newyorkaise, elle passe son enfance en Europe. Très tôt, elle écrit des poèmes et des nouvelles. Mais on premier ouvrage publié sera co-écrit avec un ami architecte et portera sur la décoration.

Elle rencontre Henry James en 1903 et publie des nouvelles dans un magazine. Elle s'installe à Paris en 1907 et rencontre alors de grands écrivains français comme André Gide, Anna de Noailles, Jean Cocteau. C'est après 1919 qu'elle s'installe à Saint Brice sous forêt.

Durant la guerre ,elle collecte des dons et visite des hôpitaux. Les récits de ses visites sont publiés sous le titre La France en guerre.

Elle recevra en 1921 le prix Pullitzer pour Le Temps de l'innocence.

Elle est l'auteur de plusieurs romans.

L'histoire :

Le Miroir

Mrs Attlee apprécie, au quotidien, la compagnie. Aussi lorsque sa petite fille, Moyra, se propose de lui faire la conversation, se met-elle à raconter une vieille histoire, souvenir de ses activités de medium. Il faut dire que cela lui est venu par hasard, alors qu'elle cherchait à redonner à sa patronne, confiance et estime en sa beauté perdue.A l'époque, Mrs Clingsland se plaignait de l'empreinte de la vieillesse sur son corps et soupirait sur un amour perdu. Elle avait pour habitude de se regarder durant de longues minutes dans un miroir, il y en avait partout dans sa chambre, jusqu'à ce qu'elle perçoive une ride, une expression du temps qui passe. Gagnée par le désespoir, elle pleurait alors.

Mrs Clingsland était une riche cliente de Cora Attlee qui la visitait régulièrement pour des soins corporels. Depuis toujours, Mrs Attlee avait des intuitions, sortes de prémonitions, et était aussi connue pour cela. Elle n'était cependant pas la seule et, là où elle percevait de véritables messages de l'au-delà, d'autres, nommées rabatteuses, profitaient de la détresse humaine. Lorsque Mrs Clingsland lui raconte sa courte relation avec Harry, un jeune homme dont elle était éperdument amoureuse et qui a péri dans le naufrage du Titanic, Cora entreprend de lui faire parvenir des messages de son amant d'autrefois. Ne pouvant provoquer une communication avec l'au-delà, Mrs Attlee voit pourtant son stratagème réussir et redonner à sa cliente sa beauté d'autrefois.

Mais le mensonge ne peut durer ...

 

Miss Mary Pask

Le narrateur, lors d'un séjour en Bretagne, se souvient d'une promesse faite à une amie, Grace. Sa soeur vivant dans la baie des Trépassés, il entreprend d'aller la visiter et prendre ainsi des nouvelles. L'endroit est pour le moins étrange, isolé. Pourtant lorsqu'il toque à la porte, une femme l'invite à entrer.

Au moment où il s'apprête à la suivre dans le sombre corridor, un souvenir foudroyant s'abat sur lui, une conversation lointaine lui rappelant que Mary Pask est décédée quelques temps plus tôt. Pourquoi avoir oublié cet événement essentiel ? Et qui est donc la femme qui vient de le faire entrer chez elle ?

En vrac et au fil des pages ...

 

Même s'il ne s'agit pas là du meilleur d'Edith Wharton, le lecteur peut prendre plaisir à lire ces deux courtes nouvelles qui nous entraine au bord du fantastique sans pour autant développer ce thème. On n'en a pas assez ! J'aurais aimé que les nouvelles soient plus longues car l'idée de départ est sympathique.

On retrouve des thèmes chers au fantastique : le miroir, la nuit, les fantômes, les esprits qui évoquent irrémédiablement des oeuvres comme Le Portrait de Dorian Gray par exemple. Mais on reste sur sa faim.

Dans la seconde nouvelle, l'ambiance est plus travaillée, le doute est installé dès e départ avec la maladie du narrateur qui oriente le lecteur vers deux pistes, affabulation ou réalité.

C'est donc une mise en bouche qui donne envie d'en découvrir davantage !

Le Miroir et autres nouvelles fantastiques, Edith Wharton

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