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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 10:58
Et si je vous racontais ma vie ? # 1

.On se plaint souvent de nos petites vies monotones, s'étonnant que d'autres puissent avoir des journées palpitantes. Pourtant de jolies pépites jalonnent nos semaines, il suffit de savoir les observer ...

 

Cette semaine j'ai rencontré Jérémy Fel, auteur du roman Les Loups à leur porte et, pour tout vous dire de ma vie, ce fut une rencontre enrichissante.

Et pourtant :

Qui eût cru que je relirais un thriller après les cauchemars provoqués par l'Ame du Mal de Chattam ? ( rhô lui, avec sa gueule d'ange ! pfff !)

Qui eût cru que j'oserais poser des questions à l'auteur en présence d'autres lecteurs ( ça c'est mon côté élève timide et peu sûre d'elle !) ?

Qui eût cru que je viserais juste en lui proposant une autre influence à son roman ( j'avoue n'avoir jamais lu Joyce Caroll Oates !) et en citant D Ray Pollock, Le Diable tout le temps ?

Qui eût cru que j'attendrais avec impatience son second roman ? ( Bon là c'est du sado masochisme !)

 

Ce fut une belle rencontre, dans un cadre que j'ai hâte de retrouver : la librairie La Colline aux livres à Bergerac. 

Depuis le temps que je cherchais une librairie digne de ce nom ! ( pour ceux qui n'auraient pas suivi les périples de la tribu, nous avons quitté l'île de la Réunion en juillet pour rejoindre la Dordogne. L'hiver culturel est donc fini, sans méchanceté aucune envers nos amis iliens, et j'avoue que les librairies indépendantes me manquaient).

Coline, enflammée par sa lecture, ne tarissait pas d'éloges sur le roman de Jérémy Fel et nous a fait beaucoup rire avec son : " Je sais que ce livre a été écrit pour moi !".

 

 

Alors, oui, la maman que je suis a été prise aux tripes par certaines scènes touchant des enfants, s'est laissée emporter par le croquemitaine et a retrouvé ses peurs enfantines de monstre caché sous le lit ... bref, une lecture palpitante ! 

Jérémy Fel n'est pas un psychopathe !  Vous vous en doutiez mais j'avoue que je me demande parfois comment font les auteurs pour écrire ces atrocités. Je le dirais plutôt doux, un petit côté obscur ( pas aussi poussé que ses personnages !) qui le lance dans des lectures souvent noires ou glauques. Surpris de son succès, pourtant sa phrase fétiche est : "j'ai voulu donner au lecteur ce que j'aimerais lire". Parfois étonné par l'analyse que l'on peut en faire et les référénces que l'on y voit ( c'est intéressant, car cela révèle l'inconscient, le poids de ses lectures sur ses écrits), il apprécie les rencontres avec ses lecteurs et se donne vraiment, même si la lecture de ses propres pages semble une épreuve .

 

C'est grâce à lui que mon panier s'est rempli :

* Deux Garçons, la mer, de Jamie O'Neill

* Bellefleur, Joyce Carol Oates / La légende Bloodsmoore du même auteur

 

Et si je vous racontais ma vie ? # 1Et si je vous racontais ma vie ? # 1
Et si je vous racontais ma vie ? # 1Et si je vous racontais ma vie ? # 1

 

Et vous, qu'avez-vous fait cette semaine ?

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 03:19

http://www.batcarre.com/thumb/source/jpg/0677978001413467413/w1000-h500-q95-cc/la-vie-sans-fards-de-maryse-conde.jpg

 

La Réunion des Livres et la ville de Saint-Denis ont annoncé la sélection de la cinquième édition du prix Métis décerné par un jury de personnalités littéraires réunionnaises et internationales. Après Maryse Condé, Lyonel Trouillot, Tierno Monénembo et Léonara Miano, le lauréat sera désigné le 2 décembre 2014 parmi ces quatre auteurs : 

 


* Jean Hatzfeld pour L'Englebert des collines chez Gallimard

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«Un matin, j'étais avec Alexis. Nous avons dissimulé deux enfants sous les feuillages et nous avons cherché notre trou de vase. Les tueurs sont venus en chantant. Ils se sont approchés tout près, j'ai senti leur odeur. J'ai chuchoté à Alexis : «Cette fois, nous sommes bientôt morts.» Il m'a répondu : «Ne bouge pas, je vais les feinter.» Il a hurlé le rire de la hyène. C'était très bien imité. Ils ont reculé de peur de la morsure. Mais en s'écartant de leur chemin, ils ont découvert une cachette de femmes et d'enfants. On a entendu les coups plus que les pleurs parce que les malchanceux choisissaient de mourir en silence.» Voilà une quinzaine d'années, dans la ville de Nyamata, Jean Hatzfeld a rencontré Englebert Munyambonwa, qui arpentait en haillons la grande rue, s'arrêtant dans tous les cabarets, hélant les passants. Une amitié est née avec ce personnage fantasque, rescapé des brousses de Nyiramatuntu, fils d'éleveurs, grand marcheur aussi érudit qu'alcoolique, accompagné par ses fantômes dans un vagabondage sans fin.


* Fabienne Kanor pour Faire l'aventure chez JC Lattes

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Biram a 17 ans et il n’a encore rien vécu. Mais il a du temps et beaucoup d’imagination. Alors avec ses jumelles pointées sur la ligne d’horizon, il imagine ce que sera sa vie à des milliers de kilomètres du Sénégal et de Mbour : il dansera un funk sur une piste de danse, il portera une veste de cuir, il conduira une voiture allemande, des filles l’entoureront. Il oubliera ce village loin de tout, la maison de sa tante, la buvette où il travaille deux jours par semaine, ces pleureuses qu’il croise chaque jour sur la plage, là où elles ont vu leur fils partir faire l’aventure et ne jamais revenir. Il oubliera même Marème, cette petite crâneuse, une fille de Dakar, qui passe ces vacances au village et qui est son premier amour. Lorsque Biram se tient face à l’océan, c’est comme s’il possédait le monde. Il se fiche des discours de ceux qu’il appelle les « anciens combattants », ceux qui sont partis en Europe, preuves vivantes que l’aventure se termine souvent au point de départ, sur un convertible épuisé à ressasser des souvenirs de voyages ratés. Biram, comme Marème, rêvent de quitter Mbour où le temps semble passer moins vite qu’ailleurs. Ils « feront l’aventure ».

 

 

 

* In Koli Jean Bofane pour Congo C. chez Actes Sud

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Le jeune Isookanga quitte sa forêt et son village pygmée pour faire du business à Kinshasa. Sur son chemin, de nombreux personnages, des plus pauvres aux plus puissants, des plus vils aux plus naïfs, composent un saisissant tableau du Congo contemporain aux prises avec la mondialisation. Après Mathématiques congolaises (prix Jean Muno, grand prix littéraire de l’Afrique noire, prix littéraire de la SCAM, In Koli Jean Bofane n’a rien perdu de son énergie, de son humour ni de sa lucidité politique.

 


* Victor Gary pour L'escalier de mes illusions chez Philippe Rey

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"Tout comme il existe un cimetière des éléphants, j’ai imaginé un cimetière des récits. Ils sont devenus des fantômes qui se sont mis à me hanter avec insistance quand j’ai commencé à descendre l’escalier de ma vie, un escalier que j’ai découvert pavé de désillusions qui se révélaient au fur et à mesure que les masques des amours s’estompaient."

 

L'escalier de mes désillusions commence immédiatement après le tremblement de terre qui a eu lieu en Haïti en 2010 (suivi de plusieurs répliques).
Carl se précipite auprès de sa belle-mère, espérant y retrouver ou y avoir des nouvelles de son ex femme, Jezabel, et de sa fille, Hannah. 
Ne trouvant que sa belle-mère, il reste là, démuni, avec elle, en silence, l'angoisse chevillée au corps, attendant un signe de vie, au milieu du chaos de son pays déjà tellement usé par la pauvreté et la répression contre laquelle il s'élève au fil du roman.

 

 

http://www.ac-reunion.fr/uploads/RTEmagicC_logo-prml-negatif_02.jpeg.jpeg

 

Ce prix a pour vocation de faire lire aux lycéens, en un temps déterminé, des nouveautés littéraires sélectionnées pour le Grand Prix du Roman Métis de la Ville de Saint-Denis.

Les lycéens procèdent au vote de leur roman préféré. Un seul roman est désigné par la classe lors d’un seul vote à la majorité absolue. Chaque élève a le droit de voter à partir du moment où il a lu la majorité des romans de la sélection. 

Chaque classe élit un délégué du Prix du Roman Métis des Lycéens qui a l’obligation d’avoir lu tous les romans sélectionnés. Le jury du Prix du Roman Métis des Lycéens réunit tous les délégués pour des délibérations placées sous l’égide de deux membres du jury du Grand Prix du Roman Métis et de représentants de l’académie et programmées, par les organisateurs, juste après la remise du Grand Prix du Roman Métis dans un lieu culturel de la Ville de Saint-Denis.

 

Pour en savoir plus : le dossier de presse

 

 

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 14:45

schmitt ee

Il faut que je vous raconte l'histoire de cet échange entre Stefiebo ( pseudo sur livraddict) et Eric Emmanuel Schmitt.

Voilà quelques semaines Stefiebo ,qui connait mon engouement pour les romans d'Eric Emmanuel Schmitt, me raconte qu'elle va pouvoir le rencontrer virtuellement, lui poser des questions sur son dernier roman ( Les Perroquets de la place d'Arezzo) et me demande mon ressenti. Vous me connaissez un peu pour savoir que j'aime comprendre ce qui se cache derrière un roman, découvrir les étapes d'une écriture, les rencontres qui sous-tendent telle ou telle situation. J'ai donc proposé quelques questions à ma copinaute qui en a soumis deux à notre auteur. Petite fierté pour avoir visé juste tout de même ( hihi !) et bravo à Stefiebo car je crois bien, grande timide que je suis, que je n'aurais pas osé faire cette vidéo . J'en suis même certaine : je me suis liquéfiée lors de sa venue sur l'ile de la Réunion...des regrets à la clé !

Mais je laisse place à l'interview

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 11:23

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Réunies le temps d'un swap organisé par Mypianocanta, Tigrouloup et moi nous sommes retrouvées jeudi dernier chez un petit bouquiniste en bord de mer, à Terre Sainte ( ile de la Réunion). Le soleil étant au rendez-vous nous avons papoté en terrasse devant une boisson fraiche et avons parlé ... de neige ! Comme quoi on peut vivre sous le soleil et avoir envie de fraicheur hivernale.

En entrant dans la librairie j'avais repéré quelques livres que j'aurais aimé lui faire connaitre et dont nous avons parlé : L'Ombre du vent de Zafon, quelques livres de Murakami. Mais ceci sera l'objet d'un prochain colis sans doute ;) A son tour elle m'a montré son coin favori dans cette jolie boutique : le coin polar, ce qui a tout de suite fait frémir notre libraire préféré, grand amateur de romans policiers et de bon conseil. Alors que nous parlions Italie  ( et oui la miss s'en va faire un tour dans la patrie que j'affectionne le plus en Mai !) il nous a recommandé quelques titres. Inutile de dire que nous ne sommes pas sorties les mains vides !

Petit échange de colis et autres paquets gourmands. Ce fut une belle première rencontre au cours de laquelle nous avons découvert que malgré nos goûts littéraires divergents, tout le reste nous liait : la cuisine et la gourmandise, les voyages ...

Voici ce que Tigrouloup m'a offert

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Un superbe carnet de recettes ( je suis folle de carnets !) et deux romans dont un so british pioché dans ma Wish list

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Un livre que j'avais vu sur son blog et qui m'interessait ...

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des gourmandises, pâte de coing maison et pains d'epices ...miam !

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Des marque pages aimantés très sympa, surtout les tout petits, adorables non ?

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Un thé mauricien que je ne connaissais pas sous ce conditionnement.

Pour savoir ce que je lui ai offert il faudra aller chez elle ! En revanche je profite de ce billet pour vous aiguiller vers le site de La Marelle.com, si comme nous, vous êtes fan de carnets en tous genres ;) La nouvelle collection est magnifique.

Merci Tigrouloup pour ce swap. Il ne reste à ce jour plus aucun petit gâteau, plus de pâte de coing non plus ! Mais les photos sont là heureusement ! hihi

A tout bientôt pour la suite ;)

Petit plus ...

Je vous disais que je n'étais pas ressortie les mains vides de la librairie .

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 03:12

http://www.la-ptite-gazette.com/wp-content/uploads/2012/09/5eme-Salon-du-livre-de-jeunesse-de-ocean-Indien_thumb.jpg

L'avantage de tenir un Club Journal dans un collège est que l'on peut partir en excursion à la rencontre d'artistes de tous univers. Pour cette première sortie, j'ai choisi le Salon du livre jeunesse de l'océan indien qui se tient depuis 5 ans au Port sur l'île de la Réunion.

Au programme :

* rencontre avec quelques auteurs

* découverte en avant première de quelques albums jeunesse

* papote avec un chevalier à la recherche de nouveaux héros

* et , surtout, prise de rendez-vous pour une prochaine rencontre ( ben oui quand même, maintenant il faut les ramener au collège tous ces gens intéressants ;) )

La marraine du salon étant Anne Robillard, nous nous sommes rendus, armés jusqu'aux dents, à la séance de dédicace. Mes petits, carnets en main, bouquins prêts à être dédicacés, à l'affût du moindre scoop, ont parfaitement assumé leur rôle de journalistes en herbe. Bravo les loulous !

Arrivés à 13h au Port nous avons eu le plaisir de constater ... que la foule avait quitté les lieux pour aller déjeuner ! oh le bonheur ! Droit devant: Anne Robillard, entourée des personnages de ses romans. Personne ? Personne. Alors nous avons monopolisé la gentille dame qui, du coup, a signé TOUS les ouvrages apportés par les jeunes.

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Entre autres questions intéressantes posées durant ce laps de temps : que lisez-vous en ce moment Anne Robillard ?

Réponse : "je n'ai malheureusement pas le temps de lire car on me presse d'écrire la suite de chaque livre. S'ajoute maintenant la BD. Mais j'ai plaisir à écrire pour que vous puissiez lire ( et mes mômes de la remercier chaleureusement). Mais j'avoue que parfois j'aimerais retourner à la simple lecture d'un livre."

On ne quitte pas le stand sans un bonbon au sirop d'érable, miam ! Merci Anne Robillard, qui a décidément pensé à tout. On la sent épanouie au milieu de son public. Pour ma part j'ai adoré voir cette charmante dame, sourire au lèvres toute la journée, céder la dédicace à ses personnages qui ne savaient comment s'y prendre ! hihi !

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En venant sur ce salon elle scelle l'amitié quebeco-réunionnaise qui permet chaque année à des étudiants de traverser l'océan our se rendre dans la Belle Province.

Un peu plus loin un chevalier nous aborde et reprend l'historique des Chevaliers d'Emeraude. les jeunes, captivés, écoutent avec attention ce conte. Jusqu'à la question : l'un d'entre vous serait-il l'élu ? Euh... On ne se démonte pas et s'il faut passer des tests et bien nous reviendrons, qu'à cela ne tienne !

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Ici tout est pensé pour les jeunes  : spectacles et lectures à toute heure.

Au détour d'un stand : un Kamishibai ! j'aime beaucoup ces petits théâtres qui prennent de l'ampleur ces derniers temps vers chez nous mais sont nés au Japon. L'histoire défile sous nos yeux, captivante par les couleurs des gravures. Mais où sont les bonbons remis généralement aux enfants en fin de conte ? C'est que l'on n'est pas au Japon et ici le Kamishibai devient pédagogique.

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Teddy Iafare Gangama nous convie à la lecture de son tout dernier album: Les Ogres de Barbara, histoire enfantine mais la subtilité des jeux de mots, du jeu avec les mots, invite les plus grands à une autre réflexion. Que devient la langue si on ne l'utilise plus ? Allitérations et assonnances sont au rendez-vous. On est bien loin de Tigouya mais on aime déjà cette petite fille.

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Joelle Ecormier nous apprend qu'elle a été élève dans notre collège. Les yeux s'illuminent : voudriez-vous revenir sur les lieux de vos études ? Rendez-vous est pris pour bientôt. Elle dédicace Je t'écris du Pont et Un Papillon sauvage. je regrette de ne pas avoir apporté mon exemplaire de Plus Léger que l'air que j'avais beaucoup aimé. Ce sera pour une prochaine fois.

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Isabelle Hoarau est la seconde marraine du salon. Elle est accompagnée de l'illustrateur de son dernier ouvrage, Comment le désert a disparu : Christian Epanya. Ce livre est aussi un bel objet, aux illustrations colorées, un joli conte.

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Et puis, nous avions rendez-vous, Jérôme Giovannoni nous reçoit pour quelques minutes d'interview. Son roman Tryana connait un joli succès, souligné par un fan club très actif. Le tome 2 vient de sortir et déjà le troisième en préparation. Il signe ses dédicaces avec un stylo Harry Potter qu'il demande aux jeunes de choisir parmi les quelques merveilles qu'il a devant lui. Les mômes se prêtent au jeu (aimeraient bien en avoir un au passage) de cet auteur décontracté, prof de SVT de son état, qui lit quelques passages de ses livres à ses élèves.

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Bernadette Thomas et sa fille, Sandrine Le Callet sont là aussi. On se retrouve autour des dernières impressions puisqu'elles étaient venues nous présenter leurs romans l'an passé. Rose Métis plait beaucoup et il faut absolument que je lise Sur leurs pas avant de revoir Bernadette !PC070456.JPG

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Nous quittons le salon enchantés mais éreintés. Rendez-vous l'année prochaine pour la 6° édition ;) Et bien sûr je ne suis pas repartie les mains vides:

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 07:54

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J'adore cette photo , prise par ma fille, car j'y lis toute l'admiration de cette jeune femme pour l'auteur qu'elle a écouté deux heures durant et qui a fait don de lui-même ce soir. Tous, nous sommes ressortis de cette soirée enchantés, touchés et sûrs de nos choix de lecture.

 

Je retranscris les paroles d'Eric Emmanuel Schmitt telles que je les ai entendues. cela me parait bien plus fidèle qu'un long récit sur ce que j'en ai retenu. Puis je suis encore dans l'émotion d'une rencontre...

 

19h00, Eric Emmanuel Schmitt arrive, tout de blanc vêtu ! Il a été convié par les librairies Agora et  la médiathèque de St Pierre de la Réunion à présenter son dernier ouvrage, La Femme au miroir. Deux gros fauteuils rouges ont été disposés sous les banians mais il restera debout, longtemps, afin de voir son public et de permettre à tous de mettre un visage, une voix, sur les mots lus et relus.

 

C'est alors que résonne l'appel à la prière de la mosquée qui se trouve à quelques pas de nous.Chacun sourit, Eric Emmanuel Schmitt aussi; le voilà accueilli en terre réunionnaise. Il n'y a pas de hasard !

 

"Dans la Rêveuse d'Ostende vous dites: "En voyage, les noms m'attirent avant les lieux (...) Quand la bourgade porte le patronyme d'un saint, ma fantaisie le construit autour d'une église (...) s'il signale un matériau - Pierrefonds- mon esprit gratte le crépis pour exalter les pierres (...) . Lorsque j'approche une ville, j'ai d'abord rendez-vous avec un nom." Que diriez-vous de la ville dans laquelle vous vous trouvez ce soir M Schmitt ?".

 

Je trouve cette première question bien trouvée, juste (pardon car je ne me souviens plus du nom des personnes qui ont mené cet entretien).

 

- Je suis venu à La Réunion pour vérifier cela et ce que l'on en dit ( mixité, diversité des cultures, mélange...). Pour St Pierre j'imaginais forcément un rocher, "Sur cette pierre tu construiras mon église". Je n'avais pas pensé qu'on puisse y mettre une pagode chinoise, une mosquée.

 

- Parlez-nous de La Femme au miroir. Y exprimez-vous un regret de ne pas avoir connu la Renaissance ou une autre époque ?

 

- Je suis furieusement de mon époque. Je regrette de ne pas avoir rencontré certains êtres mais j'appartiens à mon temps. J'aime mon époque d'autant plus qu'elle est mouvante. L'écriture permet d'épouser un autre temps, c'est ce qui est formidable.

Un des projets du livre était de metttre une époque au miroir et non seulement trois femmes. Ces trois périodes vont permettre à ces femmes de s'affirmer et en même temps vont les détruire.La Renaissance propose une vision religieuse du monde. Cela va aider Anne de Bruges à accepter son temps. Son époque va accepter sa différence mais elle va aussi la broyer. C'est la période des grands foyers de l'inquisition !

La fin du XIX°S, début XX°S, est une époque psychologique. On écrit, on lit des romans pour comprendre sa vie. Anna, Vienne, moment charnière de la vie de la psychologie. Nous sommes peut-être agis par des pulsions que nous ne comprenons pas. Elle a épousé un homme comme une tentative de la dernière chance. Elle essaie d'être une femme comme il faut. Les catégories de la psychologie vont l'aider à se comprendre.

Enfin, notre époque que je définis comme une époque chimique. On prend une pilule pour changer d'état d'âme, on croit que tout ce qui se passe en nous n'est que de la chimie. Le corps d'Anny appartient à tout le monde sauf à elle. il est envahi par le succès, les amants de passage et l'alcool. Elle est sous camisole chimique.

Ces trois femmes sont intelligentes et ne le savent pas.Elles ont été élevées pour être des femmes selon les hommes. Elles ont l'humilité des femmes qui s'ignorent.

 

 

- Pourrait-on dire que c'est la même femme que l'on retrouve dans ces trois parcours ?

 

- C'est en effet une question que je voulais que l'on se pose. Les différences entre ces trois femme sont dues à l'époque dans laquelle elles s'inscrivent. Mais elles ont des points communs, osent briser le miroir, échapper au destin que l'on a conçu pour elles.

Je me suis toujours demandé ce qu'une femme voit lorsqu'elle se regarde dans un miroir (sourire amusé vers le public, essentiellement féminin ce soir !). A mon sens elle essaie de voir ce que voient les autres, arrêtez-moi si je me trompe. Elle se demandent si elles sont conformes à l'image sociale attendue. Ce rapport au miroir est un moment violent. Elles sont dans un rapport de contrainte avec ce corps. C'est comme une fenêtre dans laquelle il y aurait dix mille visages. On dirait que la femme regarde quelque chose qui va la faire souffrir. Je prends souvent cet exemple mais imaginez des hommes et des femmes dans un ascenseur. Avez-vous remarqué qu'un homme se regarde rarement dans le miroir à ce moment ? Car il est conscient que le lieu, la lumière blafarde vont lui révéler un reflet qui n'est pas le sien. Les femmes, elles, vont s'infliger cette souffrance, se contraindre à regarder cette image horrible!

 

L'assitance sourit, hochements de têtes. IMG_1747.JPG

 

Ces trois femmes vont décider de vivre leur destin, elles vont devenir rebelles malgré elles. Ce qui compte ce n'est pas le bout du chemin mais le cheminement.

 

- Votre parcours( professeur de philosophie, agrégé ...) vous a mené à l'écriture. Qu'avez-vous trouvé dans l'écriture que vous ne trouviez pas ou plus dans votre métier ?

 

- D'abord l'émotion. On pense souvent que la vie d'un intellectuel doit mettre à l'écart les émotions. Or on sait que la mémoire s'appuie sur les émotions. Ce que je trouvais dommage dans la philosophie c'était cette mise à l'écart.La littérature permet cela.Ecrire des histoires c'est pour moi mettre la philosophie dans la vie, à sa juste place.On se pose tous des questions: pourquoi aimons-nous ? pourquoi souffre-t-on ? La philosophie est là, dans les questions que l'on se pose.

 

- La plupart de vos romans proposent un fond religieux. Or vous êtes athée... 

 

- C'est ce que je croyais aussi ! Si vous me demandez si Dieu existe, je réponds je ne sais pas mais je crois que oui. Ce que je crois n'est pas ce que je sais. Croire c'est adhérer à des valeurs, à une façon de mettre du sens pour accepter une révélation. Savoir c'est d'un autre ordre. Pour moi, nous sommes tous des agnostiques ignorants !

Je veux savoir ce qui fait battre le coeur des gens, comment ils conçoivent une mort, un amour. Le cycle de l'invisible parle de religion. Une religion est plus proche de mon coeur mais j'ai de l'intérêt pour celle des autres. Mon regard est humaniste et philosophique. 

 

A partir d'ici certains éléments révèlent beaucoup sur l'histoire. Si vous n'avez pas lu le livre ... fermez les yeux !

 

http://www.eric-emmanuel-schmitt.com/images/news/femme%20au%20miroir%20news1.jpgQuestions de lecteurs : je ne peux toutes les reprendre car ne les ai pas notées mais trois d'entre elles m'ont interpelée. La première concernait la complexité du roman, La Femme au miroir, l'idée de dévalement d'une femme à l'autre, de Anne de Bruges à Anny en passant par Anna. Cela ressemble à l'évolution de notre société, propose ce lecteur qui a pris le temps d'analyser l'oeuvre, d'une Anne pure à une Anny qui n'existe que par la fiction. Il reprend l'idée de sacrifice, citant l'exemple du sacrifice consentant joué par Anny dans le roman. Anne aussi s'est sacrifiée. Quel sens a voulu donner Eric Emmanuel Schmitt à tout cela ?

 

- Vous m'avez déshabillé ! Un roman est une fable, un récit qui doit dégager un sens. A la fin, la jeune comédienne joue le destin d'Anne de Bruges et va ainsi intégrer son sacrifice. En même temps je corrigerais juste l'idée de la pente déclinante. On passe d'un âme à un corps malmené, c'est vrai. Je ne vois pas de progrès dans l'histoire de l'âme, c'est vrai. Mais je ne veux pas dire que cela était mieux avant. La condition de la femme a évolué, ce qui est positif même s'il reste beaucoup à faire et à dire.Si la dernière femme peut s'accomplir, c'est qu'elle se nourrit de ce que les autres ont vécu. Anna et Anny vont prendre de la distance car elles vont découvrir l'histoire d'Anne de Bruges.

C'est par la connaissance d'autres philosophies qu'on peut se déprendre de la glue qui nous empêche de nous épanouir et de comprendre.

 

Une lectrice remercie l'auteur pour avoir donné là un livre d'une grande sensibilité, un regard bienveillant sur les femmes

 

- Aller vers le féminin lorsqu'on est un homme permet de comprendre le monde à travers d'autres yeux. En écrivant ce livre j'avais plusieurs autres corps. Lorsque j'écris du point de vue d'un homme je suis un peu plus distancé. J'ai vécu ce livre-là physiquement ! La nature est généreuse et permet aux femmes d'enfanter, chose que nous ne connaitrons jamais nous les hommes. Mais elle est aussi avare en n'offrant à la femme qu'une place d'épouse ou de mère.

Par philosophie je suis féministe et par curiosité et goût je suis féminin.

 

Intervient alors une jeune fille de 14 ans qui révèle avoir vécu la même expérience qu'Oscar ( Oscar et la dame rose). Son témoignage est touchant. Elle dit avoir ressenti des émotions très fortes à la lecture de ce livre et en remercie Eric Emmanuel Schmitt.

 

- C'est vous qui faites les livres, ce qu'ils deviennent. Je n'ai pas vécu de façon personnelle ce que vit Oscar et ce que vous avez vécu. Mais lorsque j'étais enfant, mon père qui était kinésithérapeute, m'obligeait à le suivre le jeudi après midi et le samedi dans les cliniques ou institutions où il soignait. Je me suis fait des camarades là bas. D'ailleurs il fut un temps où je pensais que c'était être bien portant qui n'était pas normal, que la normalité c'était la maladie ! Le destin d'Oscar et la dame rose m'a échappé et aujourd'hui il est entré dans les écoles et les hôpitaux. J'en suis flatté et ravi s'il peut servir et aider.

 

Eric Emmanuel Schmitt évoque ensuite la musique, sa passion pour Mozart et Beethoven

 

- Les Noces de Figaro ! Ce fut le déclencheur. Mozart me rendait un rapport vivant aux choses à une période de ma vie où j'étais en dépression. La dépression c'est la mort du désir. C'est Mozart qui m'a guéri. Les musiciens sont des guides, des philosophes. La tristesse peut être belle. Il y a toujours de l'égoisme dans la souffrance. Mozart aimait et comprenait la tristesse.

Les musiciens sont des pères spirituels pour moi. Dans ces écrits sur les musiciens j'ai choisi des moments de ma vie que tout le monde a pu vivre, quand je dis "je" je dis "nous".

Beethoven incite à cultiver la joie plus que la tristesse. Il a eu une vie horrible, or il nous laisse "L'Hymne à la joie" ! Comment peut-on avoir une vie aussi pénible et être l'apôtre de la joie ? La force de la musique est de descendre au plus profond de nous. En trois notes les musiciens nous émeuvent. Moi, pour susciter l'émotion, je rame ! Donc je suis très jaloux, je les déteste mais je ne peux m'en passer. Dans mon écriture je pense qu'on voit la nostalgie du musicien que je n'ai pas été.

 

A la question d'un enseignant qui lui demande s'il existe deux sortes de littératures, une populaire et une plus vraie il répond :

 

- Si le goût de la littérature passe par des oeuvres consommables et jetables, alors tanpis. Garder le plaisir de lire est plus important. Je me dis qu'ensuite ils comprendront ce qu'est la littérature. Le plaisir c'est aussi relire un livre qu'on a aimé et en redécouvrir les richesses. Comme disait Roland Barthes " Le bonheur de relire Proust c'est qu'on ne saute jamais les mêmes passages" !

Je me souviens avoir pleuré à la mort de D'artagnan, c'était ma première mort. Les Trois mousquetaires furent une révélation pour moi, c'est là que tout a commencé alors qu'avant je n'aimais pas lire !

Je pensais, étant jeune, que j'étais un grand lyrique. Un jour je montre mes écrits à une amie et elle me dit "Tu veux être Claudel mais si tu étais Guitry!". C'est en écrivain qu'on découvre l'écrivain qu'on est. Je suis un pasticheur de première, je pouvais imiter tous les styles. Puis je me suis posé la question : ma voix, c'est laquelle ? Comme dirait Cocteau "A force d'imiter tout le monde on finit par mourir d'étouffement sur une couverture écossaise". J'ai découvert mes caractéristiques littéraires avec le temps.

 

Une personne l'interroge sur cette expérience mystique qu'il dit avoir vécu dans le désert.

 

- J'ai eu la chance de partir dans le désert à l'occasion de recherches sur Charles de Foucault. J'y suis entré athée et j'en suis ressorti croyant. Je m'y suis perdu pendant trente deux heures, sans vivre, sans rien. Mais durant cette nuit j'ai éprouvé la confiance alors que je pensais avoir peur.C'était une expérience mystique ou comme dit Blaise Pascal, "une nuit de feu". Je ne peux pas mettre de mots là- dessus. Toute expression tourne autour, on ne trouve que des manières de dire mais on ne peut pas dire vraiment. Une expérience telle n'est pas partageable, on ne peut que témoigner. J'étais athée, d'une famille athée, ayant fait mes études auprès de Jacques Derrida ! Mais j'ai été obligé de faire un coming-out ! (il rit) car on m'interrogeait sur mon amour de la vie, des autres. Alors un jour j'ai craché le morceau: j'ai la foi.Et tout à coup on découvre que ce n'est pas politiquement correct. Mais ça m'est égal. Avant, en écoutant quelqu'un parler ainsi je me disais, comme certains d'entre vous surement ce soir, "mais qu'est-ce qu'il raconte?". Je ne cherche d'ailleurs pas à vous convaincre.

Tous mes livres racontent à leur manière ce moment. Anne est une mystique de la nature. Dans cette impossibilité de dire le fondamental, je parle de cette nuit-là, cette nuit dans le désert. Toute écriture tente de dire l'indicible, c'est pour cela que je n'arrêterai jamais.

IMG_1757.JPG

Nous terminons sur l'évocation de la prochaine parution: Les dix enfants que Mme Ming n'a jamais eus. Une femme prétend avoir eu dix enfants. Le narrateur va essayer de percer son secret. Ce secret c'est Confucius. C'est le sixième volume du cycle de l'invisible, une sagesse et non une religion.

 

21h30 : mon tour viendra, les gens forment patiemment une file d'attente, une file de fans de la première heure, de jeunes qui ont aimé Oscar ou Le Sumo qui ne voulait pas grossir, de femmes et d'hommes qui ont apprécié cette soirée et espère maintenant un échange, si court soit-il. J'ai longtemps pensé aux questions que je lui poserai mais finalement je n'enai posé aucune, préférant lui dire, tout simplement, ce que j'avai dans le coeur. mais ça c'est mon petit secret !

 

22h : je ressors de ce lieu apaisée, émue. Il est agréable de découvrir que ce que l'on ressentait à la lecture est vrai, cette sensibilité, la complexité des histoires narrées et en même temps cette impression de pouvoir se retrouver dans tous ses écrits. C'est un écrivain avec qui je prendrai plaisir à converser si l'occasion se présente à nouveau et qui me donne, forte de cet éclairage sur sa vie, son écriture, son "moi" aussi car il s'est beaucoup livré ce soir, l'envie de relire ses écrits.

 

Bibliographie : qui me donne envie de créer un petit challenge lecture !

Romans :

- La Secte des égoistes

- L'Evangile selon Pilate

- La part de l'autre

- Lorsque j'étais une oeuvre d'art

- Ulysse from Bagdad

- La femme au miroir

Cycle de l'invisible :

- Milarepa

- Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran

- Oscar et la dame rose

- L'Enfant de Noé

- Le Sumo qui ne voulait pas grossir

Nouvelles:

- Odette tout le monde et autres histoires

- La Réveuse d'Ostende

- Concerto à la mémoire d'un ange

Essai :

- Diderot ou la philosophie de la séduction

Ecrits plus intimes:

- Ma Vie avec Mozart

- Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent



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Published by unchocolatdansmonroman - dans rencontres épicées
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