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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 11:41
Les chroniques de Nadia Tesla, tome 1 : Le garçon qui venait du réacteur , Orest Stelmach

Les chroniques de Nadia Tesla, tome 1 : Le garçon qui venait du réacteur , Orest Stelmach, éditions Smart Catherine,  2017, 402 pages.

Traduction de Martin Rouillard 

Genre : thriller

Thémes :  Ukraine, Tchernobyl,  mafia, enquête, 

 

L'auteur en quelques mots ...

 

 

Orest Stelmach est né au Connecticut de parents ukrainiens. Il ne parlait pas l’anglais avant de commencer l’école et termina ses études diplômé du collège de Darthmouth et de l’Université de Chicago. Durant son parcours, il gagna sa vie en lavant la vaisselle et en réapprovisionnant les étalages des grands magasins, avant d’enseigner l’anglais au Japon et de gérer des investissements internationaux. En 2012, sa nouvelle « In Persona Christi » fut publiée dans l’anthologie "Vengeance" par Mystery Writers of America. Il parle ukrainien, espagnol et japonais. The Boy from Reactor 4 est son premier roman.

Merci à Livraddict et aux éditions Smart Cat pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir cet auteur.

L'histoire

"Tout peut arriver à New York "

Nadia arpente les rues, à la recherche de son rendez vous.  Un homme lui a en effet téléphoné,  prétextant avoir côtoyé son père,  un père dont elle n'a pas gardé un bon souvenir. Il s'adresse à elle en ukrainien mais ne veut pas être repéré,  semble nerveux et lui avoue n'avoir pas connu son père mais vouloir la rencontrer elle. Alors que Nadia s'apprête à lui demander une explication,  l'homme s'écroule à terre, touché par une balle. Ses derniers mots, qui évoquent un certain Damien,  un vol et "le destin du monde " sont un mystère pour elle. Pour autant, elle court un danger et doit fuir.

Ainsi débute une aventure qui va conduire Nadia en Ukraine, sur les pas d'Adam, traumatisé par la catastrophe et les radiations de Tchernobyl , détenteur d'un secret qui pourrait changer le monde ...

En vrac et au fil des pages ...

J'avoue ne pas avoir été emballée par ce récit qui mêle aventure et thriller. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages et pense que cela tient à l'ambiance plutôt froide, distante, installée dés le départ.  Les descriptions ne permettent pas de plonger dans un récit qui est surtout soutenu par les actions qui s'enchaînent sans répit. 

Pour autant l'histoire est complexe et construite. Les chapitres sont courts ce qui donne un côté haletant au récit.  Nadia, qui n'aurait pu être qu'un témoin, devient  la cible et nous entraîne à sa suite, en Ukraine. Je regrette ici le manque de descriptions qui permettraient d'ancrer le récit dans un univers,  un lieu et la quantité d'informations nouvelles qui arrivent à brûle pourpoint. 

Le second bémol tient à la tournure de certaines phrases. Déformation professionnelle,  je suis sensible à cela. Bien entendu, je ne peux savoir si cela vient de l'auteur ou du traducteur.  Mais cela gâche un peu la lecture.

Malgré cela le lecteur appréciera l'univers mafieux et les rebondissements . Le sujet, bien que la catastrophe de Tchernobyl ait généré de nombreux récits,  est intéressant et l'on en apprend beaucoup sur ce qui s'est passé après. 

Une lecture en demi teinte donc.

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 09:29
Bluesman Melody, Ophélia Blatner

Bluesman Melody, Ophélia Blatner, Editions Promulgo, 2016, 432 pages

Genre : thriller psychologique

Thèmes : musique, réincarnation, rêve, ségrégation, amitié

 

L'auteur en quelques mots ...

 

Passionnée d’écriture, à l’âge de 14 ans, Ophélia Blatner fut l’une des lauréates du concours de nouvelles littéraires « Prix Philippe Delerm 2006 », organisé par le conseil généraldu Val d’Oise, avec sa nouvelle « L’Herbe du Presbytère ». L’année suivante, elle fut cette fois lauréate du Premier prix au concours « Jeux d’écriture 2007 » du Val d’Oise avec « De l’Autre Coté de la Toile ».

En 2016, la jeune femme signe son premier roman « Bluesman Melody », publié par les Editions Promulgo. (source opheliablatner.com)

L'histoire :

Toujours le même rêve, ou plutôt le même cauchemar. Une chambre en désordre, un révolver qu'il semble chercher avec rage, une colère qui n'est pas la sienne.

Jude est psychologue mais ne sait comment interpréter ces signaux qui l'épuisent nuit après nuit. Même son colocataire et ami, Ewan ne sait comment l'aider. Dans son travail Jude Watterson est efficace et apprécie ses patients, même s'il a du mal à se résoudre à ne tout pouvoir contrôler. A 24 ans il est déjà établi au Royal London Hospital, une carrière prometteuse.

Pourtant, lorsqu'il reçoit à son cabinet un certain William Jennings, certains éléments de son rêve remontent. Coincidence ? Cet homme lui semble si familier. Bluesman ayant passé son enfance en Louisiane , il n'a pourtant aucun point commun avec Jude. Au fil des rendez-vous le jeune psychologue en découvre un peu plus sur cet homme, la perte de son fils Randall, à peine âgé de 20 ans, dans des circonstances étranges, une affaire judiciaire qui a peut-être été un peu trop vite expédiée parce que concernant un jeune noir. A l'heure où les USA célèbrent l'élection du premier président noir, Barak Obama, les tensions qu'a connues William Jennings sont relatées avec émotion par le vieil homme.

Aucune explication rationnelle ne pouvant expliquer les cauchemars de Jude, Ewan entreprend  de l'aider , au détriment de son couple. C'est un véritable périple que les deux amis s'apprêtent à vivre, de Londres au x Etats Unis puis dans le Grand Nord, sur les traces d'une ombre , d'un amour perdu...

 

 

En vrac et au fil des pages ...

 

L'idée de départ est bonne et le lecteur se laisse happer par cette histoire, se demandant quel lien unit Jude, jeune psychologue, à un bluesman qui pourrait être son grand père.Tous deux n'ont pas les mêmes références, n'ont jamais fréquenté les mêmes lieux, et pourtant Jude croit reconnaitre en lui un être familier.

Le rationnel se heurte aux croyances, parfois au vaudou et l'on s'attend à un drame.

Pour autant la relation d'amitié entre Jude et Ewan est tout à fait crédible et sous-tend un récit qui a tendance à trop se délayer dans des dialogues inutiles ou des passages qui, parfois, alourdissent le propos. Il semble que l'auteur ait voulu être exhaustive, aussi certaines parties plus théoriques sont-elles mal à propos.

Mais ce qui m'a le plus gênée tient à l'écriture : les chapitres sont très courts, ce qui donne un côté hachée à une histoire qui devrait au contraire s'étirer fluidement jusqu'à la fin. Je pense avoir compris d'où vient ce problème : il semble que le livre ait été édité en trois tomes avant que ces derniers ne soient rassemblés au sein d'un même livre. Peut-être l'histoire n'a-t-elle pas été retravaillée lors de cet assemblage. Des erreurs lexicales parcourent également le récit, qui entravent la lecture.

C'est dommage car mêler l'histoire américaine contemporaine à celle de la ségrégation était bonne. Le vieil homme est le lien entre le présent et l'avènement d'un président noir et le passé trouble des USA. L'ombre de Martin Luther King place sur le récit et l'on regrettera sans doute que ce point ne soit pas plus approfondi. Certes l'histoire d'amour , rendue impossible par la ségrégation, est un point d'ancrage que le récit parvient à mettre en valeur par moments. On attend beaucoup de la relation entre Emily et Randall, entre une jeune fille blanche et un étudiant noir.

Il en va de même de la musique. Comme j'aurais aimé qu'elle plane sur les pages ! 

J'ai envie de dire que ce livre aurait mérité une relecture approfondie et un travail de réécriture, pour le rendre percutant. De nombreux thèmes y sont abordés : l'amitié, l'amour filial, les relations parents/enfants, la ségrégation...sans doute un peu trop.

Je resterai cependant attentive aux prochaines sorties des écrits d'Ophelia Blatner.

Je remercie l'auteur , les éditions Promulgo et Livraddict pour ce partenariat.

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 16:44
Point final, William Lafleur

Point final, William Lafleur, éditions Michel Lafon, 2016, 171 pages

Genre : roman

Thèmes : décès, voyeurisme, famille, miroir, deuil

 

L'auteur en quelques mots ...

 

William Lafleur est professeur d'anglais en banlieue parisienne.

Connu sur Twitter par son pseudonyme Monsieur Le Prof, il est auteur du blog BD Partenaires Particulières.

site de l'auteur: http://monsieurleprof.com/ 

Merci à Livraddict et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat

 

L'histoire :

" Ce matin je suis mort. J'ai mis un point final à cette vie et il n'en sera pas question dans les journaux."

Pas un mot dans les journaux car le défunt est un homme lambda, père de famille, marié, un inconnu qui pourtant va nous entrainer sans sa folie."En réalité, je suis seul, bien vivant, trop vivant, devant mon ordinateur, à écrire ce message".

Organisant sa propre mort, puis sa vie après son trépas, il observe chaque jour sa famille qui sombre peu à peu. Sa femme, qui va devoir annoncer la nouvelle à ses enfants. Son fils qui sera le plus dur de tous et ne s'écorulera pas. Sa fille qui s'enfermera dans le mutisme.

Pourquoi ? Pour disparaitre sans le faire vraiment, pour observer sans être vu, comprendre sa propre famille, échapper à une vie qui l'ennuyait...

Mais au fil des jours l'ennui pèse également sur sa nouvelle vie. Rien à voir, sinon le chagrin, la désolation, le silence, l'enfermement de chacun. Que croyait-il voir au fond ?

" Peut-être que j'espère que quelqu'un me regarde à mon tour, de l'autre côté du miroir. Peut-être est-ce vous ?"

En vrac et au fil des pages ...

 

" Le 13 janvier 2010, dans l'anonymat d'Internet, un blog a été créé parmi des millions d'autres. Il n'a reçu aucune publicité, sinon un bouche à oreille discret, pour attirer un lectorat réduit mais fidèle. Le 28 janvier de cette même année, il s'est éteint sans plus de bruit".

Une farce ? une expérience ? je ne sais comment qualifier l'idée de William Lafleur mais le subterfuge a quelque peu fonctionné puisque des internautes se sont piqué au jeu, par curiosité, par effroi devant la manoeuvre, certains y croyant, d'autres pas. Qu'importe, l'auteur le dit lui-même dans son livre : " Sachez juste qu'internet est un nid de désespérés sur qui l'on peut compter". "Ce qui est intéressant c'est que les internautes qui viennent se perdre ici sont eux-mêmes isolés devant leur écran et partagent mon occupation : la lecture des signes".

Au départ le narrateur décortique les journées de sa famille, note les heures, les activités. mais rapidement l'ennui s'installe et pour cause. On se demande ce qu'il attendait, peut-être une révélation, quelque chose qui pimenterait sa nouvelle vie de voyeur. On ressent un côté malsain à l'observation de l'intimité de ses enfants. Ici le pari de faire ressentir une émotion au lecteur est réussi.

Tel est pris qui croyait prendre, l'internaute se laisse happer par l'histoire qui est distillé sur le blog au fil des jours.

Le problème est que cette idée qui a pu séduire sur le net perd sa saveur sur le papier. Je pense que c'était une erreur de vouloir sortir cela sous la forme d'un roman. Certains écrits doivent rester sur la toile qui leur a donné naissance, tout simplement parce que le format convient mieux. ici, on lit cette histoire sans y croire, rapidement ( moins d'une heure de lecture) ,sans avoir le temps de s'attacher aux personnages. C'est dommage et sans doute l'auteur aurait-il pu retravailler l'intrigue, la développer, lui donner la substance que nécessite le support papier.

On touche à différents thèmes : le voyeurisme bien entendu mais aussi notre propre position de lecteur et d'internaute. La famille, ses petits secrets ( mais ici aucun secret ne sera révélé, ce qui semble bien être le problème posé au narrateur qui espérait sans doute mieux). La routine, ce que l'on fait de nos vies, ce qu'on en attend, est également un thème intéressant mais peu fouillé. Une autre idée interessante lorsque le père de famille, comprenant la tristesse de sa fille, entreprend de la contacter sous couvert d'anonymat pour l'aider à se reconstruire et comprend qu'elle est en train d'imaginer une toute autre personne, sans doute une autre relation ( et oui c'est une ado). On découvre alors la vulnérabilité de la jeune fille, comme de toute ado. Là encore cela n'est pas développé...

Au final on apprécie l'idée, le dossier final qui reprend quelques réactions d'internautes. On découvre un homme sympathique à travers son blog M le prof ( à, des années lumière d'ailleurs de cet écrit-là !), mais ce roman n'est pas assez travaillé à mon sens et j'en ressens d'ailleurs dé dépit . J'avoue m'être demandé pour qui on prenait le lecteur en lui refilant une histoire qui a fait le buz sur le net sans chercher à lui donner une autre vie sous la forme d'un roman, juste un copier coller. Puis je me suis dit que, peut-être l'auteur souhaitait nous faire ressentir l'ennui éprouvé par le personnage. La fin aurait pu émouvoir avec un réel travail des sentiment en amont.

 

Pour autant je vous invite à découvrir le blog fou fou de M Le Prof ;)

 

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