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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 08:56
Le poids des secrets, tome 1 Tsubaki, Aki Shimazaki

Le poids des secrets, tome 1 : Tsubaki, Aki Shimazaki, éditions Babel, 1999, 115 pages

Genre : contemporain

Thèmes : famille, passé, amour, seconde guerre, Hiroshima, Nagasaki

 

L'auteur en quelques mots ...

 

Née à Gifu, au Japon, en 1954, Aki Shimazaki commence sa carrière comme enseignante dans une école primaire. 
Elle immigre au Canada en 1981. D'abord à Vancouver puis à Toronto, elle s'installe à Montréal en 1991.
Elle écrit ses livres directement en français, langue qu'elle n'a apprise qu'à l'âge de 40 ans.
Sa pentalogie "Le Poids des Secrets" s'est vue récompenser par plusieurs prix tels que le Prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec en 2000, le Prix Canada-Japon en 2003 et le Prix du Gouverneur général du Canada en 2004.

L'histoire :

" Il pleut depuis la mort de ma mère"

Alors qu'elle s'occupe des dernières affaires de sa mère Yukiko, la narratrice reçoit de l'avocat deux enveloppes. L'une d'elles lui est destinée, l'autre doit être remise à son frère. Elle avait donc un frère ? Pourquoi n'en avoir jamais parlé ?

Commence un lent travail de reconstruction où la mémoire de la défunte se mêle aux souvenirs douloureux de la seconde guerre mondiale.

"J'aimerais mourir comme tsubaki. Tsubaki c'est le nom des camélias en japonais" confiait la vieille femme à son petit fils. Jamais,jusqu'à la veille de sa mort, elle ne s'était livrée sur son passé. Mais ce soir-là elle commença à raconter : comment les américains, souhaitant menacer la Russie, avaient largué deux bombes atomiques sur le Japon,inquiets de l'expansion que pouvait prendre l'empire japonais, comment la Grande Histoire a croisé la sienne.

Mais ce n'est que dans sa lettre qu'elle confia à sa fille comment son histoire familiale avait tourné au drame, comment elle avait survécu à Nagasaki et pourquoi elle a tué son père ...

«Je voyais des boutons de camélias, bien tenus par les calices. C'étaient les camélias qui fleurissent en hiver. Dans la campagne près de Tokyo, quand il neigeait, je trouvais les fleurs dans le bois de bambous. Le blanc de la neige, le vert des feuilles de bambou et le rouge des camélias. C'était une beauté sereine et solitaire. »

En vrac et au fil des pages ...

Ce qui m'a le plus impressionnées dans ce récit est l'écriture. Que le lecteur se rende compte que l'auteur écrit en français alors qu'elle ne l'a appris que depuis quatre ans ! Pour cette raison, sans doute, les phrases simples donnent un ton à la fois neutre et poétique au récit. Pas de fioritures dans le phrasé mais une poésie latente, dans les évocations, comme les camélias. En même temps cela rejoint parfaitement le côté épuré de l'écriture asiatique.

Deux histoires s'entremêlent, la Grande Histoire sombre liant les USA au Japon, sans jamais rejeter la faute uniquement sur les américains. Aki Shimazaki évoque en effet les tortures faites par les japonais à leurs prisonniers dans les centres de détention, l'emprise psychologique du poids des traditions, de l'honneur ... L'histoire familiale est tout aussi sombre, faite de mensonges, de trahisons. On découvre un père manipulateur, peu soucieux des conséquences de ses actes, ce qui ne justifie par le geste de Yukiko mais l'explique.

Pourquoi avoir attendu tout ce temps pour se confier à sa famille ? par peur ? par honte ? Mais arrivée au seuil de sa vie, Yukiko est épuisée par le poids de ces secrets.Alors qu'elle n'a jamais souhaité répondre à aucune question, la curiosité de son petit-fils la pousse à se livrer, pour expier, pour répondre aux questions.

La fin de ce petit volume ouvre sur un autre pan de l'histoire familiale, pour cette raison je prévois de lire la suite.

 

 

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Published by unchocolatdansmonroman - dans saveurs littéraires Mois japonais
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 17:04

Bien que le papier soit né en Chine au IIème siècle avant J.-C., on pense que la pratique régulière du pliage de papier est essentiellement d'origine japonaise et remonte au VIème siècle.

Les premiers pliages étaient destinés à l'emballage des médicaments et des aromates. Ils servaient également les rituels religieux pratiqués par les moines shintoïstes, et l'on en trouve encore des traces dans les temples actuels sous la forme de serpentins de papier pliés en zigzag (O-Sheda et Gohei).

À partir de l'an mille, on voit apparaître des modèles traditionnels comme le papillon, la grue, la grenouille et le crabe. À l'occasion des mariages, les flacons de saké sont aujourd'hui encore scellés par un papier plié en forme de papillon.

Durant l'époque Muromachi (1392-1572) se développe un art de l'emballage très codifié qui associe papiers pliés et cordons de différentes couleurs (noshi). Trois ouvrages témoignent de la tradition japonaise. Les deux premiers sont parus en 1797: le Senbazuru-origata, qui donne des instructions pour plier des grues attachées les unes aux autres (de deux à une centaine), et le Chushingura- origata, qui réunit des diagrammes permettant de plier les personnages d'un jeu japonais. Le troisième, le Kan-no-mado, daté de 1845, est une sorte d'encyclopédie écrite à la main dont deux tomes sont consacrés au pliage. (Source origami.passion.fr)

C'est parti pour le pliage de marque-pages !

Aujourd'hui c'est origami utile ! Pourquoi pas des marque pages ? Allez hop, c'est Lila qui s'y colle !

 

 

Origami party pour le mois japonais
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