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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 05:07

Pour le challenge Le Mois anglais de Lou et Cryssilda

 

Le saviez-vous ?

Dans certaines villes de France sont organisés des Tea time victoriens, régulièrement. C'est le cas de Strasbourg ( mais cela se fait-il encore?).est un évènement costumé où l'on déguste des mets très gourmands et du thé (ou du café ou des jus de fruits). On peut se costumer à la mode victorienne ou néo-victorienne (touche de victorien et touche moderne).

Lors de l'édition de 2014 préparé par La Dame de Lys, les costumes steampunk étaient bienvenus et le thème tournait autour de Sherlock Holmes.

D'ailleurs existe à Strasbourg un salon de thé réputé pour ses madeleines : Au Fond du jardin. Ambiance so british ! Les madeleines sont réalisées par Laurent Renaud. Bien entendu vous y trouverez aussi des scones et gâteaux du jour et des thés de qualités en assez grand nombre.

Pour les toulousains, c'est du côté de So Britiche qu'il vous faut regarder, des pâtisseries à tomber par terre ! 

Pour un tea time à Bordeaux, régalez vous au Grand Hôtel.L'Orangerie est ouverte au public l'après midi ...

ou juste en face au Quatrième mur de Philippe Etchebest. Je ne sais pas s'ils font un vrai tea time mais en ce moment ils nous régalent de leurs coux aux couleurs des bleus , en plus des traditionnels pomme verte, chocolat, fraise ...

 

Et chez moi à Bergerac ? Mais oui c'est possible ! Au salon de thé Victoria qui propose en plus d'une boutique mangifique dans laquelle on trouve toutes sortes de thés et de la vaisselle, des pâtisseries délicieuses...

 

Tea time victorien
Tea time victorien

Je vous invite aussi à regarder cette video où Hélène Darroze explique la tradition du tea time ...un régal !

Mes petits billets de l'an dernier :

 Tea time in London .Clic ! 

Histoire anglaise du thé. Clic !

 

Le petit plus : Les Scones d'Agatha

300 gr de farine

80 gr de beurre

80 gr de sucre

20 cl de lait

2 oeufs

1 sachet de levure chimique

1 pincée de sel

Dans un saladier, mélanger la farine, la levure, le sucre, le sel. Ajouter le beurre en pettis morceaux et mélanger comme pour une pâte sablée. Il doit rester des morceaux de beurre apparents, c'est ce qui confère totu le moelleux aux scones .Faire un puits et ajouter les oeufs battus et le lait. la pâte doit être assez molle. Pétrir cette pâte pour obtenir une boule lisse. Attention toutefois à ne pas trop travailler la pâte. Aplatir au rouleau sur 1 à 2 cm. Découper les cercles de 7 cm environ et les déposer sur la plaque de cuisson préalablement recouverte de papier sulfurisé. Badigeonner d'oeuf battu et de lait et enfourner pour 12 minutes à 180°C.

 

J'avoue que je les aime à l'écossaise ! Au gingembre

 

Ingrédients (pour 12/16 scones)
– 215g de farine
– 30g de sucre
– ½ sachet de levure
– 1 cuillère à café sel
– ½ cuillère à de café gingembre en poudre
– 55g de beurre bien froid (sortez le du frigo au dernier moment)
– 40g de gingembre confit
– 170g de crème fraîche épaisse
– 1 jaune d’œuf
– 1 cuillère à soupe d’eau

Bon tea time les amis ! 

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 03:21
Un petit tour dans le Kent ?

Pour le challenge Mois anglais de Lou et Cryssilda, je me livre au petit jeu du calendrier. Aujourd'hui, au programme : la campagne anglaise.

Lorsque je lis ces mots, je pense invariablement au Kent. Ne me demandez pas pourquoi, d'autant que je n'y suis jamais allée, mais il me semble que cette région rassemble tous les clichés que j'ai à l'esprit : les cottages, la campagne et ses moutons, les beaux jardins fleuris et puis Canterbury ! Voilà, on y est déjà, il ne manque plus que quelques auteurs pour nous en parler ...

Le Kent a ceci de merveilleux que sa campagne donne sur la Manche. J'imagine des paysages contrastés. Une bonne raison de le visiter ? C'est la patrie de Dickens ! on dit qu'on y trouve d'ailleurs la librairie d'occasion la plus grande, Baggins Book Bazaar et le musée Dickens ou encore Dickens World, un parc de loisir dans lequel on évolue au milieu des décors de ses romans. Tout là bas nous parle de lui d'ailleurs, jusqu'au grand festival Charles Dickens, qui a lieu chaque année, début juin, à Rochester.

Il faut lire Les Grandes espérances

Le Kent c'est aussi Canterbury, les jardins de Westgate ...

C'est aussi le fabuleux château de Leeds Castle et sa vue sur la campagne environnante ...

et puis les cottages dans lesquels on imagine un bon thé, accompagné de scones à la crème et confiture de fraises en compagnie d'un bon livre !

Alors évidemment je vous vois sourire et vous dire : "On ne la refera pas !" Mais attendez plutôt de voir ce que nous a déniché Elodie du blog Les petites joies de la vie londonienne dont je relaie ici le billet sur Wallett's court.Wallett’s Court, Westcliffe, St Margarets-at-Cliffe, Dover, Kent CT15 6EWW. (cliquez sur les images pour accéder à l'article)

Alors, qui est prêt à partir ?

Un petit tour dans le Kent ?

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 06:45
Jane Austen à Scargrave Manor ,Stephanie Barron

Jane Austen à Scargrave Manor, Stephanie Barron, éditions du Masque, 1998, 445 pages

Traduit par Corinne Bourbeillon

Genre : récit policier so british

Thèmes : mariage, adultère, meurtre, enquête, aristocratie, héritage

L'auteur en quelques mots ..

Retrouvez la biographie de Stephanie Barron sur les billets suivants :

Jane Austen et le prisonnier de Wool House

Le Jardin blanc

L'histoire :

 

" Lorsqu'une jeune dame du monde désargentée a le bon sens de répondre favorablement à l'affection qu'elle inspire à un aristocrate d'âge avancé, veuf et pourvu en outre d'une belle situation financière, l'on observe en général que l'union est fort intelligemment assortie pour les deux parties"

Cependant lorsque, lors d'un bal en l'honneur des époux, Lord Fredérik Scargrave trouve la mort alors qu'il lève son verre à sa belle et jeune femme, Isobel, les soupçons l'emportent et les petits secrets de chacun refont surface.

Invitée au bal en tant qu'amie, bien que désargentée, d'Isobel, Jane Austen perçoit immédiatement les tensions qui sous-tendent les relations aristocratiques. Lord Harold Trowbridge suscite aussitôt l'antipathie avec ses manières abruptes et les jeunes lords, Fitzroy Payne et Tom Hearst, aux visages d'anges, semblent cacher un double jeu qui n'échappe pas à la sagacité de Jane.

Ajoutez au manoir, Madame et sa fille Fanny, une servante morte par strangulation pour s'être un peu trop approchée de la noble flamme et un vieux lord décédé dont on soupçonne une attitude inconvenante, et la recette est une bombe à retardement.

Se pourrait-il que le danger qui menace Isobel soit d'ordre politique et dépasse le cadre de la famille, mêlant en un complot savamment ourdi, les intérêts de Napoléon et ceux d'un certain Lord ?

C'est ce que s'apprête à découvrir Jane Austen, alors qu'elle pensait échapper à la pression de sa famille suite à son refus d'épouser, à 27 ans,  Harris Bigg-Wither ,qui lui aurait pourtant apporté une situation plus confortable.

 

En vrac et au fil des pages ...

Stephanie Barron a l'art de poser les situations et nous induit encore en erreur en dévoilant certains courriers de Jane Austen, un manuscrit dans lequel elle aurait fait montre de talents d'enquêtrice. Bien entendu ces pépites n'existent pas, mais le prologue a le mérite de placer le lecteur en condition : c'est bien Jane Austen qui va nous raconter son histoire dans les pages suivantes.

Jouons donc le jeu et découvrons en alternance des chapitres tirés de son pseudi journal et d'autres de la plume du narrateur, relatant les faits survenus entre décembre 1802 et mars 1803.

Ce n'est pas seulement une enquête qui nous est livrée mais une reflexion sur la vie de Jane Austen, son célibat affirmé à l'âge de 27 ans et sa volonté farouche d'indépendance. "L'idée d'un éternel tête à tête au coin du feu avec Mr Bigg-Wither, la pensée de voir à jamais trôner sur la table lathéière de Mr Bigg-Wither et l'éventualité d'une progéniture de petits Bigg-Wither, tous aussi ennuyeux que leur père, me causèrent nombre de cauchemars et suffirent à me refroidir dès le petit matin (...) l'alliance eut été brève de toute manière: je serais certainement morte d'insomine avant la fin de la semaine" !

On revient rapidement sur son enfance et l'éducation, proche de celle de ses frères, qu'elle a reçue ( si ce n'est l'absence de cours de Grec et Latin qu'elle a toujours regrettés). Cela forge une personnalité hors norme pour l'époque, où les femmes étaient cantonnées à leurs travaux de couture ou peinture et ne devaient en aucun cas se mêler des affaires des hommes.

On s'amusera de découvrir Jane brodant, pas pour longtemps cependant ! Son esprit vif fera l'admiration de ses hôtes en même temps qu'il en inquiétera d'autres. Elle est pourtant largement courtisée dans ce premier tome, ne donnant pas suite mais flattée que l'on s'intéresse à elle qui se pense sans attrait. "J'ignore ce qu'il en est d'être à la fois belle et riche; je ne dois mes conquêtes qu'à la vivacité de mon esprit, et à mon caractère enjoué, lesquels m'ont permis de vaincre bien des préventions à mon endroit. Mais quelle femme se satisferait de bonne grâce de ce genre de victoires, s'il lui faut comme moi rester célibataire, tandis que d'autres jouissent du privilège de la beauté et de la fortune ?". Il est aussi troublant de la découvrir blessée au souvenir d'un amour passé alors que nombre de remarques de la part des autres personnages, laissent penser qu'ils la pensent incapable d'avoir ressenti cela un jour.

La dimension politique, bien que n'étant pas fouillée, est intéresante et il y est question des colonies (Antilles) françaises et anglaises, des joutes que se livrent les deux pays. A ce sujet les répliques de Jane ne manquent pas de piquant :"Madame se met inévitablement à parler chiffons, s'apesantissant sur les dernières modes en matière de deuil en France- nation qui, me sen-je alors obligée de souligner, a eu plus qu'amplement l'occasion d'approfondir cet art vestimentaire grâce à Bonaparte" et vlan ! Les français menacent de lancer l'assaut depuis la Martinique, dont est originaire Joséphine, l'épouse de Bonaparte et c'est pour marquer cette dimension que l'action du roman situe l'ascendance de la famille à la Barbade.

Je n'ai pas encore suffisamment exploré les écrits de Jane Austen mais il me semble que Stephanie Barron, par un travail de documentation important et une lecture fine des oeuvres de l'auteur anglaise, a su retranscrire ses pensées.

 

Jane Austen à Scargrave Manor ,Stephanie BarronJane Austen à Scargrave Manor ,Stephanie Barron

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 06:21
L'amour dans l'âme, Daphné du Maurier

L'Amour dans l'âme, Daphné du Maurier, éditions Le Livre de poche, 2014, 504 pages

Genre : roman

Thèmes : fresque familiale, héritage, mer, enfance

 

L'auteur en quelques mots

On ne présente plus Daphné, mais pour en savoir davantage rendez-vous ICI

L'histoire : 

" Hélas ! Les liens qui nous attachent à notre argile sont nombreux et forts." E Brönté

1830 - Sur la colline qui surplombe Plyn, Janet Coombe observe la mer une dernière fois avec ses yeux de jeune fille. Dans quelques heures, elle sera mariée à Thomas et franchira le seuil d'une nouvelle vie. Thomas Coombe, son cousin, calme et sérieux, ne comprend pas toujouts Janet mais accepte son caractère impétueux, son envie de prendre le large, de partir en mer. Mais cela va plus loin, Janet le sent, " dans cent ans, il y en aura deux autres ici, comme nous maintenant, et ils seront le sang de notre sang et la chair de notre chair".

A la suite de Samuel et de Mary, leurs deux premiers enfants, naquit Joseph. L'élu, celui que Janet attendait depuis toujours, indomptable, va devenir sa raison de vivre. Non pas qu'elle délaisse ses autres enfants et ceux qui viendront à la suite. Mais celui-ci est particulier car porte en lui tous ses rêves, ses espoirs. Joseph est un incompris que le village redoute pour ses colères, mais qui vit dans l'amour fou de sa mère et le lui rend bien.Pour elle, il construira un navire et embarquera dans cette entreprise toute la famille. Pour elle, il imaginera une figure de proue à son image , pour que toujours elle l'accompagne. Dans l'ombre, veille Philip, le plus jeune frère au caractère si particulier, si sournois que Janet ne se reconnait pas en lui. Il attend son heure ...

C'est sereine que Janet meurt, laissant à son fils, désormais capitaine, son héritage et la ferveur qui coule dans ses veines et qui s'étendra aux générations suivantes, jusqu'à ce que John et Jennifer puissent un jour de 1928 dire: "Il y a cent ans, il y avait ici deux personnes, deux personnes semblables à nous. Des êtres de notre sang..."

En vrac et au fil des pages ...

Sur quatre générations, Daphné du Maurier nous propose de suivre l'évolution d'une famille, marquée par Janet Coombe, sa fougue, son caractère visionnaire. Pour le meilleur et pour le pire, tous les descendants seront hantés par la jeune femme qui fut une mère exemplaire mais qui rêvait de liberté, de grand large."Pourquoi, reprit-elle, ne suis-je pas un homme comme toi ? Nous serions partis ensemble et je n'aurais pas mis longtemps à apprendre le métier de marin. Je sais comment est un bateau lorsqu'il se courbe sous le vent, par gros temps, et que les vagues balayent le pont. Pieds nus, t^te nue et le goût du sel sur les lèvres...A la nuit, on sent les caresses du vent et de la pluie.On entend le cri des hommes et soudain, un gros nuage se dissipe et l'on voit une étoile blanche et solitaire"

Une femme au XIX°S ne peut s'embarquer sur un navire, diriger des hommes et voguer où bon lui semble. Son rôle est autre, auprès d'un mari aimant, élevant une famille, prenant soin de leur maison. Pourtant Thomas comprendra, dans une certaine mesure, que Janet est différente ; de même qu'il comprendra que Joseph, leur troisième enfant, est un miroir pour Janet.

Le récit souligne le poids de l'héritage mais le fait avec élégance, à travers une plume qui nous transporte. La fusion entre Janet et Joseph est juste sublime. Même à l'heure de sa mort, Joseph se retrouvera petit garçon, ramant pour sa mère dans la barque, "ivre des caresses du vent et de la mer",devenant un pur esprit parcourant les mers, le rêve de sa mère et le sien.

Le lecteur appréciera les effets d'echo d'une génération à l'autre et l'évolution des femmes qui, de Janet à Jennifer, ont gagné en une centaine d'années, une liberté qui n'était pas donnée. ici, toujours, l'amour transporte mais transcende aussi. Les personnages vivent ou subissent mais tous sont marqués par un paysage qui les rappelle à lui, celui des Cornouailles.

J'ai été emportée par ce récit. Je pense aussi que cela vient du fait que le fil conducteur est le rapport à ses enfants, l'émotion intense qui s'en dégage et qui porte le livre.

A découvrir absolument !

 

L'amour dans l'âme, Daphné du MaurierL'amour dans l'âme, Daphné du MaurierL'amour dans l'âme, Daphné du Maurier

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 06:23
Agatha Raisin enquête, tome 2: remède de cheval, M.C Beaton

Agatha Raisin enquête, tome 2 :remède de cheval, M.C Beaton, éditions Albin Michel, 2016, 266 pages

Genre : policier so british !

Thèmes : séduction, meurtre, chats, enquête, duo

 

L'auteur en quelques mots

Retrouvez la biographie de M C Beaton sur le billet du premier tome : Quiche fatale

Merci aux éditions Albin Michel pour cette belle découverte.

L'histoire :

 

"Quand le chat n'est pas là, le véto trinque .."

Agatha Raisin débarque à l'aéroport d'Heathrow après deux semaines de vacances au Bahamas. Pourtant, sa mine renfrognée montre qu'elle n'est pas totalement satisfaite. Et pour cause ! Aucune trace de son charmant voisin, James Lacey, sur les plages, alors qu'il avait prétendu y aller. C'est que James, charmant colonel à la retraite, pressentant qu'il serait poursuivi ou harcelé par Agatha, a décidé de se rendre au Caire. La déception est grande mais Agatha est fermement décidée à le snober, lui prouvant ainsi, même s'il n'en est rien, qu'il ne l'interesse pas.

D'ailleurs, un nouveau vétérinaire vient de s'installer à Carsely. On le dit élégant et aimable. il n'en faut pas plus à Agatha pour se rendre chez lui, sous un faux prétexte et découvrir que toutes les dames du village ont eu la même idée. Les manières de Mr Bladen, interpellent pourtant ,car il semble ne pas aimer les animaux de compagnie auxquels il préfère les chevaux. Elle accepte pourtant son invitation à diner et l'écoute parler de sa nouvelle clinique, pour laquelle il collecte des fonds. Charmée, Agatha ne cède cependant pas aux avances de Mr Bladen et le quitte précipitamment.

Le lendemain, le corps du vétérinaire est retrouvé dans les écuries de lord Pendlebury. Visiblement le vétérinaire se serait injecté par mégarde un remède destiné au cheval. Agatha, qui n'en croit rien, est bien décidée à résoudre l'énigme. James Lacey , qui s'avoue convaincu , l'accompagnera dans sa quête de la vérité. Mais auparavant, Agatha, jalouse, devra se débarrasser de l'emcombrante miss Huntingdon qui courtise James Lacey.

 

En vrac et au fil des pages ...

 

 

Agatha Raisin enquête, tome 2: remède de cheval, M.C Beaton

Ce tome est bien plus drôle que le premier et le décalage entre l'attitude désinvolte, parfois masculine d'Agatha, et ses rêves d'amour, amène à des situations cocasses.

Cet opus nous permet de gratter le vernis qui recouvre les petites vies tranquilles des habitants de Carsely et des environs." quels horribles drames passionnels se cachent derrière les façades de toutes ces maisons aux noms rassurants comme Mon Repos et Shangri-la !Quels terrains propices au meurtre !" s'exclame James Lacey.

On découvre aussi davantage Agatha, téméraire, déterminée mais aussi sensible. Elle aussi cache, sous l'apparence d'une quinquagénaire proprette, une enfance traumatisante. Cette enquête la ramènera à des souvenirs douloureux qu'elle souhaite oublier. "A l'approche du manoir, elle sentit se recroqueviller son âme de prolétaire.Cette réaction fut encore aggravée par l'odeur de haricots blancs en conserve en provenance de la cuisine qui réveilla dans sa mémoire des souvenirs très nets de Birmingham: hurlements de bébés, grosses femmes belliqueuses et la peite Agatha qui caressait le rêve de pouvoir un jour s'installer dans les Cotswolds". Lorsque ses chats disparaissent, elle se retrouve dans la situation de ces femmes qu'elle critiquait, perdues sans leur animal de compagnie. On la découvre alors vulnérable, mais son caractère fort reprend aussitôt le dessus et l'enquête est rondement menée, quitte à mettre une nouvelle fois sa vie en danger.

A l'issue de cet épisode, les relations avec James Lacey se révèlent plus cordiales et leur complicité est évidente. On a hâte de lire la suite, malheureusement pas encore traduite.

Une pépite !

 

Merci aux éditions Albin Michel pour cette belle découverte.

 

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 02:01

Aujourd'hui Cryssilda et Lou nous invitent à partager nos billets sur le thème des vieilles dames indignes ou indignées.

 

Petites recettes pour vieilles dames indignes pour le mois anglais # 4

En ce vendredi 3 Juin 2016, je recycle une partie d'un billet consacré à Crème et Châtiment, bel ouvrage dans lequel on peut trouver les recettes de notre chère Agatha Christie et de ses personnages.

 

Crèmes et Châtiment, recettes délicieuses et criminelles d'Agatha Christie,

Anne Martinetti, françois Rivière, chez JC Lattès.

 

Les deux recettes suivantes sont extraites d'un "Tea Time chez Miss Marple" où l'on apprend l'origine du rituel du thé et la distinction entre "high tea", "meat tea " et "afternoon tea".

photos-blog-0113.JPGLe fils de Madge, Jack, venait souvent rendre visite à sa tante Agatha au 22 Cresswell Place et elle le recevait à l'heure du thé avec empressement. renaissait alors, en miniature, l'atmosphèreinséparable du rituel : la préparation des sandwiches et des canapés, le coix des pâtisseries confectionnées à l'avance- toute ménagère anglaise digne de ce nom y consacre une matinée par semaine- puis disposées aux différents étages du plateau spécifiquement dévolu au "five o'clock tea" (...) surpris par l'intrigant pasage du sucré ( les demi-scones tartinés de double crème et de confiture) au salé ( les canapés au beurre d'anchois ou au roquefort) qui ouvre aux plus casaniers d'entre nous desperspectives inattendues" .

photos-blog-0106.JPG

"Marie tourna le commutateur et gagna la porte-fenêtre dont elle tira les rideuax. Ce n'est qu'à ce mment-là qu'elle tourna la tête et découvrit la femme affalée au creux des coussins. Un scone tartiné de miel dont elle n'avait mangé qu'une bouchée était posé à côté de sa tasse de thé encore à moitié pleine. La mort était venue prendre Adèle Fortescue par surprise et l'avait foudroyée"

Une Poignée de seigle, Agatha Christie

photos-blog-0109.JPG

"Dans tous les cas d'empoisonnement alimentaire, le résultat est très incertain. plusieurs personnes partagent un même plat. Que sepasse-t-il ? Une ou deux d'entre elles sont légèrement indisposées, deux autres gravement indisposées et une meurt. C'est ainsi que les choses se passent, sans certitude d'aucune sorte." Miss Marple au club du mardi

photos-blog-0111.JPG

Un délicieux livre de recettes dans laquelle s'entremêlent les véritables breakfast et sandwiches anglais mais aussi des recettes tirées des voyages d'AgathaChristie.On y retrouve avec plaisir des passages de ses oeuvres et l'on se délecte des paroles de Miss Marple ou Hercule Poirot.

Dans un autre registre, Mary Wesley mêle cuisine et sensualité dans son Harnessing Peacocks qui met en scène la jeune Hebe dont toutes les vieilles dames s'arrachent les services.

Dans le film tiré du roman , Hebe donne la recette de pâtes qu'elle prépare le soir de son arrivée chez Louisa. Elle y ajoute des effilochades de saumon fumé agrémentées de crème, de fenouil, de jus de citron et d'une cuillère à soupe de vodka.Réveil des papilles, des sens et des souvenirsla cuisine qu'elle pratique est aussi épicées que son art de l'amour.Hebe dit volontiers qu'elle ne sait faire que deux choses dans la vie, la cuisine et l'amour ("cooking and sex" ou "cooking and tarting" 

Le populaire à table: le boire et le manger aux XIXe et XXe siècles

Par Mireille Piarotas,Pierre Charreton

 

Ou l'on s'amusera de constater que "tart" en anglais signifie aussi bien tarte que prostituée ! Oh my god !

 

 

Je finirai avec les soeurs Mitford, déjantées et exentriques s'il en est. Oui, on objectera un passé douteux, c'est vrai, mais il faut avouer que la dernière, Déborah Mitford , avait tout de même une sacré personnalité.

Déborah Mitford, auteur des Humeurs d'une châtelaine anglaise ou de La châtelaine anglaise déménage, dénonce comme personne les ridicules et les aberrations d'une société «so british», elle nous communique son rire, parfois surprenant : «Au château de Chatsworth, écrit-elle, nous avons une boutique où l'on vend nos produits fermiers. J'ai reçu deux lettres de femmes qui y avaient acheté un agneau entier pour le mettre au congélateur. Elles disaient la même chose : "Tandis que je roulais dans le parc de Chatsworth, j'ai aperçu des agneaux : ils avaient quatre pattes. Lorsque j'ai sorti celui que j'ai acheté chez vous, il n'en n'avait que deux. Qu'est-il arrivé aux deux autres ?"» ( propos recueillis par Julia Ficatier)

C'est elle qui à la question «lorsque vous avez pris le thé avec Hitler, comment était-ce ?» rétorque sans ciller: «Voulez-vous dire "quelle marque de thé" ?»

so british ! 

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