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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:44
Auroportrait à l'étranger, Jean Philippe Toussaint

Autoportrait (A l'étranger), Jean Philippe Toussaint, Les éditions de Minuit, 2000, 120 pages

Genre : autobiographie

Thèmes : voyage, critique, écrire

 

L'auteur en quelques mots ...

 

EAN-PHILIPPE TOUSSAINT, né à Bruxelles en 1957, est diplômé de Sciences-Po Paris et titulaire d'un DEA d'histoire contemporaine. Ecrivain et cinéaste, il est l'auteur notamment de «la Salle de bain» (1985), «l'Appareil-photo » (1988), «Fuir» (prix Médicis 2005), «la Vérité sur Marie» (prix Décembre 2009) et «l'Urgence et la Patience» (2012). Il a réalisé «Monsieur» (1990), «la Sévillane» (1992), d'après «l'Appareil-photo», et «la Patinoire» (1999). (©Roland Allard)

 

L'histoire

 

Voyageant pour ses conférences, Jean Philippe Toussaint porte un regard critique sur les villes qu'il traverse et leurs habitants." Les Berlinois ont la réputation d'être secs, impatients, peu aimables.(...) Lorsque l'on parle aussi mal allemand que moi et avec un fort accent encore (...) on est généralement traité avec bien peu de patience...".

De Prague à Tokyo ou en halte en Tunisie, l'auteur nous livre quelques anecdotes dans lesquelles on reconnaitra Tahar Ben Jelloun ou Olivier Rolin. Il s'égratigne lui-même en un portrait ironique et finalement nous livre des broutilles de quotidien. Car au fond c'est bien lui le sujet du voyage, des portraits en décor étranger.

 

En vrac et au fil des pages ...

 

On ne peut raconter ce petit livre qui fourmille d'anecdotes. Pourtant, autant j'apprécie l'écriture de Jean Philippe Toussaint, autant je me suis ennuyée à la lecture de ces tranches de vie.

Lorsqu'on a compris que tout tourne autour de l'auteur, de sa vision des choses, de son égocentrisme assumé, on tourne les pages sans réelle passion, pour le plaisir de l'écriture donc.

 

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 10:30

le-recital-des-anges-3472443

 

Le Récital des anges, Tracy Chevalier, éditions Folio, 2011, 434 pages

Genre : roman sur fond historique

Thèmes : Victoria, suffragettes, engagement, femmes, enfance

 

L'auteur en quelques mots ...

 

Le Récital des anges, Tracy Chevalier

Née à Washington, Tracy Chevalier s'est par la suite installée en Angleterre. Diplômée d'université en création littéraire, elle travaille dans l'édition avant de se consacrer à plein temps à l'écriture. Son 2° roman, sans doute le plus connu ç ce jour, a été vendu à 4 millions d'exemplaires : La Jeune fille à la perle. Il a été adapté au cinéma et met en vedette Colin Firth et Scarlett Johansson.

J'ai trouvé son site bien alimenté. Clic ici

 

L'histoire

 

Janvier 1901. Kitty Coleman s'éveille aux côtés d'un inconnu. Qu'a fait son mari Richard la veille ?  Un premier de l'an plutôt arrosé et des pratiques qu'elle réprouve mais qu'elle n'a su refuser à son mari, sont responsables en ce matin de sa mauvaise humeur et de sa déception. De son côté Richard Coleman pensait ranimer la flamme chez son épouse en courtisant une autre femme. Peine perdue, entre eux l'amour a fait long feu.

Lorsque les Coleman et les Waterhouse se cotoient au cimetière, c'est pour comparer les tombes voisines. Moins conventionnel, Richard Coleman ne peut comprendre qu'un ange trône sur le caveau de la famille Waterhouse. Les enfants sont moins guindés et font connaissance alors qu'un autre jeune homme apparait, couvert de boue. Simon,fils du fossoyeur , il va devenir le centre d'intérêt des deux jeunes filles, Maude Coleman et Lavinia Waterhouse qui se retrouveront souvent en ce lieu inhabituel.

C'est que le cimetière va devenir le centre de l'histoire. Quelques jours plus tôt, la Reine Victoria s'est éteinte à l'âge de 82 ans, l'occasion pour Lavinia de s'adonner à son passe temps favori : la mode, liée aux circonstances, aux convenances.En ce lieu se cotoient la bourgeoisie et le peuple, les passions s'expriment parfois maladroitement et des interrogations surgissent.

Dans ce contexte, Kitty Coleman va faire la rencontre de Caroline Black, fervente défenseur de la cause féminine qui va l'entrainer dans le mouvement des suffragettes, jusqu'à la prison. Dès lors les relations du couple Coleman deviennent tendues et la jeunes femme perçoit en M Jackson, directeur du cimetière, l'homme qui saura la comprendre. Désormais engagée politiquement, elle s'éloigne de sa fille Maude qui n'a jamais été réllement au coeur de ses préoccupations et vit pleinement sa nouvelle mission.

La vie des deux familles en sera dès lors irrémédiablement bouleversée.

 

En vrac et au fil des pages ...

 

Afficher l'image d'origine

 

Je n'avais jamais lu tracy Chevalier mais avait beaucoup apprécié La Jeune fille à la Perle en version cinématographique. J'ai donc sauté sur l'occasion d'une lecture commune lorsque Myrtille ( du blog Northanger) a parlé du Récital des anges.

j'avoue que je m'attendais à autre chose, au vu du résumé mais aussi du titre.

J'ai trouvé l'écriture en deçà de ce dont on m'avait parlé, mais il semble que ce roman fasse exception aussi retenterai-je un autre récit. Il me semble que cela vient de la multiplicité des voix qui se cotoient,passant de l'avis d'une jeune fille de 12 ans à une femme. Pour autant l'auteur n'est pas allée jusqu'au bout en adaptant le niveau de langage et j'ai regretté quelques approximations quant aux reflexions que l'on peut mener à 12 ans.

Pour autant la cause féminine est au coeur de l'histoire et le fait de présenter plusieurs générations permet de voir l'évolution des moeurs. Ainsi, de la grand-mère conventionnelle et stricte à la petite-fille plus ouverte, en passant par la mère qui se cherche et se révolte contre l'attentisme et la rigidité de son rang, apparait un mouvement qui va révolutionner la société post victorienne : les suffragettes. 

Même si ce dernier est bien décrit, j'ai regretté qu'il ne soit pas le centre du récit et qu'il soit présenté de façon assez négative, non comme la vague révolutionnaire qu'il a été. En effet, la chef de file caroline Black est dénigrée et Kitty Coleman, qui s'engage corps et âme dans cette mission apparait comme un être sans cervelle. Quel dommage ! 

C'est donc une lecture en demi-teinte , ce qui ne m'empêchera pas de poursuivre ma découverte de l'auteur.

L'avis de Myrtille

 

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 12:56
L'Homme au manteau noir, Diane Setterfield

L'Homme au manteau noir, Diane Setterfield, 351 pages

Editions Plon, collection Feux Croisés, 2014

Genre : roman

Thèmes : famille, deuil, mort,mystère, corbeaux freux

 

L'auteur en quelques mots ...

Retrouvez la biographie de Diane Setterfield sur le billet Le Treizième conte

 

L'histoire

 

" Après avoir songé à ses chers disparus, comme il n'était pas encore mort, il eut le temps d'un dernier souvenir. Ce qu'il extirpa des couches profondes de son esprit, au bout de quarante ans, ce fut un corbeau freux.

Laissez-moi vous expliquer".

Will Bellman avait dix ans le jour où, épatant ses amis de son adresse incroyable, il percuta un corbeau freux isolé sur une branche, d'un coup de lance-pierre. Un coup. Un seul. Passé l'instant de stupeur qui gagna les camarades, l'un voulut l'enterrer avec une cérémonie, un autre souleva l'oiseau "et soudain le noir ne fut plus noir". C'est alors qu'un sentiment étrange envahit Will, un poids lourd pesa sur son coeur pour ne jamais le quitter. Ce jour-là Will eut l'impression d'apercevoir un jeune homme en noir sous un arbre, mais sans doute n'était-ce qu'une illusion...

Son père ayant fui le foyer familial, Will était depuis toujours coupé du reste de la famille, à l'exception d'un oncle, Paul, plus posé et qui souhaitait prendre le jeune homme sous son aile. C'est dans sa manufacture que Will va tout apprendre et se forger une réputation à la hauteur de sa capacité de travail. Car le jeune homme semble doué pour les chiffres, les calculs et l'entreprise progresse rapidement .

Devenu père, co-gérant d'une manufacture qui rapporte sans cesse plus de bénéfices, Will se fait une place dans la famille Bellman. Ses enfants lui donnent plus de joie qu'il n'en aurait espéré et sa vie est l'une des plus enviées par ses anciens camarades. Mais que cache cet acharnement au travail, cet esprit sans repos ?

Il faudra un drame et bien des morts autour de lui pour que Will apprenne que la vie est fragile et qu'il est important d'en prendre soin. Il faudra toute la vigilance de l'homme au manteau noir pour l'amener à comprendre...

 

En vrac et au fil des pages...

 

Je voudrais commencer par me débarrasser du sentiment négatif que j'ai éprouvé à la fin de ma lecture. Je ne sais si cela venait du titre et de son aspect mystérieux, du suspens latent dès les premières pages et la mort de l'oiseau ou encore de mon esprit trop imaginatif qui a voulu voir en l'homme en noir une figure fantastique, toujours est-il que je ressors de ce récit avec un avis mitigé.

Mais reprenons ! Les chapitres alternent le récit de l'évolution de Will Bellman, issu d'une famille modeste mais dont le père aurait pu suivre la lignée familiale des Bellman et quelques pages consacrées aux moeurs des corbeaux freux, leur aspect méconnu et un brin mystérieux. Marqué au fer rouge par les erreurs de son père, Will est donc d'office écarté, ainsi que sa mère Dora, des affaires familiales. Il lui faudra bien du courage, de l'endurance et une vivacité d'esprit hors du commun pour se faire une place de choix dans la manufacture qu'il fera prospérer. Nous voici donc en présence d'un véritable héros.

C'est alors que la chance tourne et la famille, les amis de Will, sont bientôt décimés par une maladie dont on ne sait rien mais qui semble atteindre toutes personnes qui auraient approché Will. Intervient alors, à chaque enterrement, un homme tout de noir vêtu, qui observe Will comme s'il attendait quelque chose. C'est ici ce qui crée le mystère et pousse le lecteur à poursuivre en espérant que cet homme en noir se dévoile, qu'un pacte soit peut-être conclu, que sais-je ?

Pour autant, jusqu'à la fin du récit, l'homme au manteau noir reste une ombre pesante que l'on ne peut s'empêcher de relier à sa première apparition : le jour où Will, enfant, a tué ce corbeau pour épater ses amis.

Sans doute à ce stade le lecteur a-t-il compris ce que le personnage de Will n'a pas encore admis, la dimension toute philosophique de cet homme, homme en noir, homme-corbeau ?

Je suis déçue car tout dans ce roman désigne et souligne le fantastique sans jamais le faire éclore. Le titre en anglais me semble donc plus juste : Bellmann et Black, car ne sous-entend pas cette dimension de mystère liée à l'oiseau. En outre, le lecteur a en tête au moins un film de Hitchcock et des croyances anciennes qui relient le corbeau à la mort. Tout est donc mis en place pour orienter notre lecture. Cela ne serait pas grave si la chute apportait quelque révélation. Pourtant elle est ce que l'on attendait d'elle, plate, sans conviction puisque Will comprend enfin combien la vie est ténue, fragile et importante, ce que tout homme doit comprendre. En réalité c'est l'histoire d'un homme qui ne cesse de renouveler ses erreurs.

Est-ce donc une leçon de vie que veut nous donner Diane Setterfield à travers ce récit qui s'apparente à un conte par certains aspects ? Mais dans ce cas pourquoi avoir laissé planer le doute ? Pourquoi même l'avoir accentué avec la fille de Will, Dora, qui semble avoir une attirance particulière pour ces oiseaux ?

On est loin ici du Treizième conte et c'est très bien mais très déstabilisant aussi. Je pense que la critique a trop insisté sur le mystère, l'incroyable souffle de ce roman. Certes la plume est fluide, alerte, sensible par moments, l'alternance des chapitres donne du rythme, mais l'ensemble est assez pauvre à mon goût car l'on a la sensation de se retrouver à la place de Will et de n'avoir rien compris, rien retenu.

Je reste sur ma faim ...

 

 

 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 04:53

http://img.livraddict.com/covers/130/130381/couv74220903.jpg

Loeuk... Tchong Kraoy : La dernière fois, Phiseth Srun, éditions VPS, 2014, 248 pages

Genre : récit de vie

Thèmes : Cambodge, génocide, reconstruction

 

 

Merci aux éditions VPS et à livraddict pour ce partenariat

 


L'histoire :

1975. Le jeune Zsunara se voit contraint de quitter sa famille et de se rendre au Laos. Son pays est ravagé par l'intervention des Khmers rouge et ses parents ont choisi de lui permettre de s'éloigner des événements trigiques à venir. Pourtant, quelques semaines plus tard, sans nouvelles, Zsunara entreprend un nouveau périple vers l'Europe où il trouvera refuge. Débute alors une vie d'émigré en France. C'est dans un centre de réfugiés, à Tours, qu'il fera des rancontres et reviendra sur sa vie passée.

Zsunana revient sur les années paisibles, la vie des ces contrées, puis sur la montée du commmunisme, jusqu'à l'arrivée des Khmers rouge. Les habitants de Phnom Penh sont alors évacués, les intellectuels puis les officiers tués. Eloigné de cette tragédie, Zsunara ne peut que la suivre et l'imaginer à distance. En retrait des évènements, il semble se laisser porter vers un nouveau destin.


En vrac et au fil des pages ...

http://toutsurlecambodge.lescigales.org/KRentrentPP.jpg

Il est toujours difficile de chroniquer un livre lorsque sa lecture nous a déçu. Même si je reconnais des qualités à ce roman, les failles qu'il recèlent ne m'ont pas permis d'en apprécier la trame.

Entrer dans la lecture, plonger dans l'univers que nous propose l'auteur, suppose une plume enlevée, mais surtout sans erreurs. Or, dès les premières pages, des incorrections, des phrases longues, un style qui se veut littéraire et parfois ampoulé, faussent le regard que l'on pourrait porter sur l'histoire.

La quatrième de couverture est pourtant alléchante et c'est pour cette raison que j'ai choisi ce partenariat. Une petite impression d'avoir été trompée se fait jour à la moitié du livre lorsque je découvre que l'on ne saura rien de la tragédie vécue par le personnage, des orgines du génocide. Pour moi, le travail historique qui sous-tend le récit n'est pas assez mis en avant.

Pourtant le sujet interpelle : de 1975 à 1979, le régime radical communiste Khmers rouge procède à des meurtres sous l'égide de Pol Pot, au Cambodge. Ce génocide révèle une dictature d'une violence inouie. Pour cette raison j'espérais que le livre de Phiseth Srun serait un témoignage.

Le roman commence à la troisième personne et se poursuit, par un retour en arrière, à la première personne. Je dois dire que cette partie centrale est la plus convaincante, peut-être parce que le style un peu simple et fautif dont je parlais plus haut s'accorde mieux au personnage.

Mais alors de quoi parle ce récit ? En réalité je pense qu'il s'agit plus d'un livre sur l'émigration, le déracinement de ce jeune homme qui arrive en france alors que son pays est ravagé par une guerre civile. Il est dommage que l'on ne sache pas ce qu'est devenue la famille de Szunara car le lecteur s epose la question à plusieurs reprises, espère peut-être des nouvelles ou des retrouvailles. En revanche le regard est sincère sur ces nouveaux émigrants qui circulent de foyers en centres de réfugiés, font des rencontres marquantes et cotoient d'autres personnes qui, comme eux, sont en exil, plus chez eux et pas encore acceptés en France.

Je pense qu 'un avertissement s'impose et que la quatrième de couverture est trompeuse. il faut prendre le livre pour ce qu'il est : le récit d'un périple.


 

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 01:24

http://www.lemediateaseur.fr/wp-content/uploads/2012/01/la-maitresse-de-rome-cover.jpg

La Maitresse de Rome, Kate Quinn, Editions France Loisirs, 2010,724 pages

Genre : romance historique

Thèmes : Rome, esclaves, Gladiateurs, amour, complots, jalousie

 

L'auteur en quelques mots ...

http://www.babelio.com/users/AVT_Kate-Quinn_7421.jpeg

Native de Californie, Kate Quinn a fait ses étides à l'université de Boston. la maitresse de Rome est son premier roman, premier qu'elle situe dans la Rome antique. Il sera suivi de Filles de Rome et L'impératrice des sept collines.


L'histoire :

Théa, jeune juive enlevée à sa famille, se retrouve au service d'une jeune maitresse, Lepida Pollia, à qui on l'a offerte en cadeau. Lepida est fille de Quintus Pollius, organisateur des jeux impériaux. A peine âgée de 14 ans, elle mène une vie luxueuse que souligne un caractère hautain.A ses côtés Thea devient une servante affublée d'un nom grec. 

Lors de jeux au grand amphithéâtre qui attiraient une foule de jeunes femmes en admiration devant les gladiateurs, Thea qui perçoit les jeux comme une babarie, découvre Arius, gladiateur hors norme. Malgré un caractère qui le pousse à ne pas combattre, ce dernier trouve en lui une violence lui permettant de survivre à des combats toujours lus sanglants.

En l'absence de Lepida, et bien que sa maitresse lui ait demandé de devenir l'intermédiaire entre Arius et elle, Thea se rapproche du gladiateur, devenant sa maitresse et le mettant ainsi en danger. A son retour, Lepida apprend la trahison et , jalouse, agit en conséquence . Commence alors pour Thea et Arius, séparés, une longue route pavée d'obstacles...


En vrac et au fil des pages ...

Bon ... il est rare que je n'apprécie pas une lecture. Pourtant cette fois je ne parviendrai pas à trouver plus de positif que de négatif. Allons-y donc.

Malgré un fond historique qui aurait pu relever le tout et donner à ce roman le côté réaliste qui lui manque, malgré la pertinence des personnages, choisis dans divers milieux, et l'intrigue prometteuse, je n'ai pu accrocher à cette lecture.

D'où cela peut-il provenir ? Je pense que l'écueil dans lequel est tombée l'auteur est la langue. En effet on s'attendrait à un registre plus en adéquation avec l'époque, un lexique approprié tout au moins. Il n'en est rien et je n'évoquerai pas plus longtemps le style sans vous en livrer quelques passages, non sans avoir rappelé que l'intrigue se situe à Rome sous le règne de l'empereur Domitien : " Les gladiateurs des grandes écoles se la coulaient douce en attendant le retour des affaires..."; "Cette petite salope vulgaire se mettait encore en travers de mon chemin", même dans la bouche de l'odieuse Lepida cela n'est pas adapté. Un comportement de petite fille gâtée vient compléter ce personnage qui tire la langue à tout bout de champ. Finalement peu crédible et surtout anachronique.

On nous promet des sentiments, de l'émotion. Il est vrai que l'histoire est belle, un amour entre une esclave et un gladiateur promis à une mort certaine. Malheureusement je n'ai pas été conquise mais je ne saurais dire d'où provient ce manque d'émotion, d'emportement.

Il faut dire que j'ai totalement occulté le côté "romance" du livre en le mettant dans ma liste d'envies. Bien entendu je me suis laissée avoir par le côté historique, espérant avoir là un pan de l'histoire romaine. Ce sont les parties que j'ai le plus appréciées : l'avancée de Saturninus à la tête de rebelles, l'empereur en Dacie ...Une petite déception donc pour un auteur dont on souligne pourtant qu'elle est fille d'historien. les jeux sont pourtant bien décrits, leur violence bien soulignée. mais des habitudes romaines, de la vie quotidienne ou même des conditions de vie des gladiateurs, très peu de choses nous seront livrées.

Alors je me suis raccrochée à la progression du récit, me demandant comment Thea allait échapper aux griffes de l'empereur, à sa violence, si elle retrouverait son amant Arius. Une fin à l'eau de rose, un peu décevante elle aussi, ponctue ma lecture. Je devais avoir en tête le film Gladiator sans doute !

Je sais définitivement que je ne suis pas une lectrice de romances, du moins de romances au style aussi peu travaillé. Pourtant, je le répète, tous les ingrédients sont là ...

abc 2014

http://2.bp.blogspot.com/-wqfuskUXXXA/Uq4Zab17O2I/AAAAAAAAHzA/Gf60ypE7Pk8/s400/plume2014_2.jpg

les avis des copinautes pour cette lecture commune :

Stephanie

Gilwen

Ptitepomme


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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 13:56

http://www.sogides.com/images/produits/9782/264/056/mo_9782264056030.jpg

Dorchester Terrace, Anne Perry, editions 10/18, collection Grands Détectives, 2011,478 pages

Genre : enquête

Thèmes : attentat, Londres, Maison des Habsbourg, unification italienne, Empire austro-hongrois

L'auteur en quelques mots ...

http://www.babelio.com/users/AVT_Anne-Perry_8220.jpeg

Née en 1938 à Blackheath , près de Londres, Juliet Marion Hume qui deviendra Anne Perry est une enfant souffrante. Atteinte de troubles respiratoires elle mène une enfance agitée, entre sanatorium et soins quotidiens. Lorsque son père, le célèbre astronome et physicien nucléaire Henry Hulme, accepte un poste en Nouvelle Zélande, il entrevoit là une possibilité de faire soigner sa fille. L'adolescente solitaire grandit au milieu des livres, de bonne compagnie lorsque l'on voyage souvent.

Cependant un événement dramatique viendra entâcher sa vie d'adolescente : lorsque la famille Hume envisage de partir vivre en Afrique du Sud, l'amie de Juliet, Pauline, décide d'éliminer sa mère qui refuse qu'elle la suive à l'étranger. Les deux amies mettent donc à exécution ce plan tragique qui  les conduit  en prison pour quatre ans étant donné leur jeune âge , et engage un procès retentissant. Le réalisateur Peter Jackson a d'ailleurs fait un film relatant la vie de Anne Perry et cette période : Créatures Célestes.

Juliet écrit, pratique divers métiers , jusqu'en 1979 où elle publie L'Etrangleur de Cater Street qui met en scène l'inspecteur Thomas Pitt de la police londonienne. Dès lors émergent des ersonnages dont elle va peaufiner l'évolution dans ses divers romans, comme Monk, détective amnésique, homme sans mémoire qui évolue , lui aussi, dans l'angleterre victorienne, époque de prédilection de Anne Perry. A partir de 1980 l'auteur publie presque un livre par an et mérite sa dénomination de "reine du polar historique".

Elle vit désormais en Ecosse dans les Highlands. Sa vie à elle seule est digne d'un roman !

L'histoire ...

Dans ce dernier opus le célèbre policier Thomas Pitt a succédé à Victor Narraway à la tête de la Special Branch. Autant dire que ses compatriotes l'attendent au tournant. Ce fils de garde-chasse sera-t-il à la hauteur ? la question se pose d'autant plus que sa nomination a eu lieu dans des circonstances très particulières : "le fiasco irlandais à la fin de l'année précédentes, en 1895' qui a suscité le renvoie de Narraway.

Intrigué par une série de coincidences qui mettent en parallèle un homme demandant des informations sur le trajet d'un train et un Duc qui doit justement emprunter ce même train, itt se lance alors dans une enquête par laquelle il va prouver ses talents. Face à lui le terrible Tregarron, individu froid et cynique qui ne lui laisse aucune chance, mais aussi Jack, son beau-frère , qui ne comprend pas l'entêtement de Pitt à se lancer dans une enquête dont lui seul perçoit l'intérêt.

Le contexte se prêt pourtant aux suspiscions : l'instabilité politique qui règne au sein de l'Empire austro-hongrois crée des tensions. Un incident comme un attentat, fut-il perpétré contre un homme aussi insignifiant que le Duc Alois de Habsbourg, romprait les relations internationales déjà fragiles

Lorsque Sérafina Montserrat, vieille amie de Vespasia Cumming Gould, fait part à cette dernière de ses craintes, les pièces du puzzle commencent à s'imbriquer. C'est que cette femme a eu une vie mouvementée , participant dans sa jeunesse à des actions révolutionnaires qu'elle craint de révéler sans s'en rendre compte lors d'un moment d'absence dû à son état. Retrouvée morte dans son lit, probablement par ingestion massive de médicament, elle est le déclencheur de l'enquête dans laquelle se lance Pitt : y aurait-il un lien entre les deux événements ?

En vrac et au fil des pages ...

Je dois dire que j'ai eu du mal à entrer dans ce roman. Ma curiosité était pourtant grande car les avis sur les romans d'Anne Perry ne tarissent pas d'éloges. Pourtant l'intrigue est longue à s'installer. J'ai pensé dans un premier temps que cela s'expliquait par le fait qu'il est question des opus précédents mais en réalité les longueurs sont essentiellement dues à des répétitions à n'en plus finir. Le lecteur a l'impression de lire la même scène plusieurs fois avec des personnages différents. Ainsi lorsque nos héros se tournent vers Narraway ou vers Evan Blantyre afin d'obtenir de plus amples informations. Dès lors le roman perd en efficacité et la lecture en devient lassante. C'est dommage car les deux parcours mêlés ( la mémoire défaillante de Sérafina qui menace à tout instant de révéler un fait accablant et la venue du prince Habsbourg) forment un socle qui crée le suspens. Les données historiques qui jalonnent le récit sont parfois détaillées de façon fort longue .Bien qu'intéressantes pour notre culture personnelle je les ai trouvées détachées du roman.

Je reste donc sur ma faim avec cet auteur que j'ai réellement envie de découvrir. Je persiste avec un titre plus classique qui ne devrait pas me décevoir : L'Etrangleur de Cater Street, car je sais qu'Anne Perry est un grand écrivain qu'il faut découvrir. Je vous conseille cependant le film de Peter Jackson dont je parlais plus haut !

http://img.over-blog.com/569x285/4/19/62/15/Logo-Challenge-Welcome-to-London--termine-.jpg

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