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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 15:54
Les pépites de Tom et Lila # 1 : La Traversée, Jean Christophe Tixier

Tom (13 ans) et Lila (11 ans ) ont décidé de contribuer au blog en proposant leur avis sur les livres lus. Pour changer un peu nous nous livrons à un petit jeu : présenter sa lecture de façon originale (interview d'un personnage, collage, écrire une suite ...)

Belle lecture !

Les pépites de Tom et Lila # 1 : La Traversée, Jean Christophe Tixier

J'ai aimé ce livre car il parle d'un sujet d'actualité que j'ai travaillé en Histoire et en Français : la situation des migrants. On rencontré un jeune garçon qui s'appelle Sam et qui rêve de vivre en Europe. Son père a plusieurs boulots, son frère a mal tourné. Sam voudrait avoir une chance de recommencer sa vie ailleurs. Malheureusement, avant de pouvoir arriver en Italie il va devoir vivre plusieurs jours avec d'autres personnes, sans eau ou nourriture, jusqu'à ce que des passeurs les envoient sur un bateau trop petit pour eux. 

Je me suis demandé ce que Sam avait pu vivre car ,à la fin du livre, l'auteur ne nous dit pas ce qu'il devient. Je crois qu'il nous laisse imaginer la fin.

 

Interview de sam

roman : La traversée de Jean Christophe Tixier

Sam, tu es un émigré lybien. Tu as été choisi pour conduire le bateau sur lequel soixante personnes ont été entassées.

*Pourquoi as tu été nommé pour conduire ce bateau ?
Il fallait quelqu’un et je me sentais capable de le faire. Les autres avaient très peur.

As- tu pensé à ta famille pendant le voyage ?
Oui, j’ai pensé à ma famille et aux personnes que j’avais rencontrées lors du départ, aux amis que je laissais derrière moi : Youssou, Thiane…

*pourquoi as- tu quitté ton pays ?
J’ai quitté mon pays pour des raisons d’argent, je ne pouvais pas trouver de travail en Lybie. Mon père était obligé de faire plusieurs boulots pour nous nourrir.

*Est-que tu peux nous raconter tout ce que vous on fait vivre les passeurs ?
On nous a d’abord emmenés à bord d’un pik-up pour nous amener vers le lieu de  départ. On voyageait la nuit pour ne pas qu’on nous voit. Dans la journée les passeurs nous laissaient avec juste quelques réserves de nourriture et un peu d’eau qu’il fallait partager.Si on nous avait trouvés là, on aurait pu mourir ou être renvoyés chez nous. Au bout d'un moment, après avoir pris tout notre argent, on nous a mis dans un camp. J'ai cru que jamais je ne partirai de là.  Mais le moment est venu et ils nous ont mis sur un bateau trop petit pour nous.

Ensuite votre bateau a fait naufrage.Comment s’est passé le moment où tu as découvert toutes les victimes qui flottaient au lever du jour ?
Quand le jour s’est levé je m’attendais à voir toutes ces victimes,  j’en imaginais moins que ça,  j’étais choqué. On a perdu la moitié des gens dans le naufrage, mais au matin beaucoup de corps avaient coulé.

Pourquoi as-tu donné tout ton argent pour sauver Thiane ?
j’ai donné tout mon argent car je n’avais pas envie qu’elle meure ou que les passeurs abusent d’elle. Je tenais à  elle, même si on venait de se rencontrer. Les passeurs ont profité de la situation, ils ont volé tout ce que les émigrés avaient, en plus de l’argent que nous avions déjà donné pour la traversée.

Que s’est-il passé pour que tu sois blessé ?

Un homme est devenu fou après le naufrage, il avait peur je pense. Il m’a menacé et m’a blessé. On a perdu la seule lampe torche qu’on avait à cause de lui. Quand je me suis réveillé il n’était plus là. Je ne sais pas ce qu’il est devenu mais je pense que les autres ont dû agir pour ne pas qu’il blesse d’autres personnes.

Comment s’est passée l’arrivée en Europe ?
Quand nous avons vu les lumières du bateau, nous ne savions pas si c’était pour nous sauver ou si on allait nous reconduire chez nous. On a eu peur car après cette traversée on espérait tous vivre une nouvelle vie.

Merci Sam et bon courage pour ta nouvelle vie

 

Chronique rédigée par Tom

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 07:25
14/14, Paul Béorn et Silène Edgar

14/14, Paul Béorn et Silène Edgar, éditions Caltelmore, 2016, 414 pages

Genre : jeunesse historique

Thèmes : guerre, amitié, correspondance

 

Les auteurs en quelques mots ...

 

J'ai déjà eu l'occasion de présenter Paul Béorn sur le billet suivant :

Le septième guerrier mage, Paul Béorn

"Fille et sœur d'auteurs, Silène a grandi dans une maison dont les murs sont faits de livres. Nourrie de voyages, elle a bourlingué un peu lors de ses études de lettres, et après quelques années à droite à gauche, dont une superbe escapade d'un an à Tahiti, elle a finalement posé ses valises près de Guérande. Elle enseigne aujourd’hui dans un petit collège du marais briéron, dont l'atmosphère est propice à l'imaginaire. 

Pour la jeunesse, elle est l'auteur d'une trilogie d'anticipation post-apocalyptique, largement nourri de son expérience polynésienne, dont le premier volume, La Saveur des figuesparaît en 2010. L'aventure de Moana se poursuit avec Le Bateau vagabond, paru en octobre 2011 et À la source des nuagesparu en novembre 2013.

Pour adultes, elle s'est aussi essayé, dans la collection pour adultes du Jasmin, à des contes érotiques et fantastiques, Les Moelleuses au chocolat. En 2014, elle inaugure la collection Snark, chez Bragelonne, avec Fortune Cookiesun roman d'anticipation à court terme, paru en numérique, avec tirage à la demande. Féelure, un roman de fantasy burlesque est paru dans la même collection. Elle a également co-écrit 14-14 avec Paul Beorn (Castelmore) un roman pour adolescents qui rapproche deux jeunes gens, vivant l'un en 2014, et l'autre en 1914. 

Fondatrice du site Callioprofs, elle y écrit, avec Cindy van Wilder, des chroniques sur nombre d'auteurs pour adolescents. Elle est, avec Paul Beorn et Agnès Marot, co-directrice des deux éditions du Guide des éditeurs de l’imaginaire à destination des jeunes auteurs.

Peu avant les Imaginales 2015 sort Adèle et les noces de la reine Margot." (source Imaginales.fr)

Son blog 

L'histoire :

Janvier 2014. Adrien attend Marion au cimetière, lieu idéal pour un rendez-vous adolescent ! Mais alors qu'il se remémore les instants passés avec elle et qu'il imagine qu'elle pourrait être sa petite amie, un texto arrive sur son portable. Marion ne viendra pas et souhaite lui parler de Franck."Autrefois les choses étaient simples, c'était l'enfance". Aujourd'hui tout lui pèse, y compris le collège, dans lequel il ne brille d'ailleurs pas par son travail. A quoi cela sert-il ? Heureusement il a sa petite soeur Eloise, qui le comprend et lui apporte l'amour dont il a tant besoin.

Janvier 1914. Hadrien marche au milieu des tombes, identifiant celles des familles riches et celles des lus pauvres, comme sa propre famille. Sa mère, pourtant issue de la bourgeoisie, a épousé un fermier en dépit de l'avis de son père.Le père d'Hadrien, fier, n'a jamais souhaité accepter la moindre aide, de même qu'il n'entend pas que son fils souhaite devenir ingénieur et passer son certificat d'études. "Qui aurait eu l'idée de faire dégager les tombes de la neige aujourd'hui, à par son père ? Tout ça pour l'empêcher de lire L'Epatant au coin du feu !". Hadrien aime lire, apprendre et rêve de poursuivre ses études. Heureusement il peut compter sur sa douce amie Simone, dont le petit frère va si mal et dont la famille ne peut payer un médecin.

Plongés dans leurs reflexions, les deux jeunes garçons ne voient pas qu'à un siècle de distance, une nouvelle boite aux lettres apparait dans leur rue.

Cela tombe bien, la mère d'Adrien souhaite qu'il écrive des cartes de voeux pour la famille. Qui rédige encore des lettres au XXI°S ? Il choisit de commencer par son cousin, un jeune garçon vantard qu'il apprécie peu mais à qui il va donner des nouvelles. Mais ce n'est pas le cousin qui recevra la missive ...

 

En vrac et au fil des pages ...

Sur une idée originale, les deux auteurs alternent les chapitres, conviant le lecteur à plonger dans l'année 1914, les conditions de vie d'une famille peu fortunée, la détresse des paysans, mais aussi le thème de l'école, des études.

Ce dernier point est ce qui relie nos deux protagonistes, à un siècle d'écart. Adrien déteste le collège, ne veut pas apprendre et reporte sur les études toute sa frustration. Pourtant il est loin d'être sot et a juste besoin de motivation.Hadrien, au contraire, voit dans l'apprentissage un moyen d'échapper à sa condition. Il ne rejette pas le métier de son père mais pense que des études d'ingénieur lui permettraient d'améliorer l'exploitation.

l'idée d'une correspondance permet également d'aborder la langue, l'expression. A de multiples reprises les deux garçons sont surpris par le vocabulaire de l'autre, ne comprenant pas une expression. C'est d'ailleurs ce qui va leur permettre de comprendre la vérité.

Peut-on changer le cours de l'Histoire ? Adrien sait ce qu'il va advenir en 1914 et souhaite en informer son camarade. car les deux garçons ont tissé des liens très forts malgré la distance, s'entraidant, l'un pour des histoires de coeur, l'autre pour les études, se confiant leurs chagrins, leurs espoirs. c'est une belle leçon d'amitié et de solidarité que nous livrent les auteurs.

La trame fantastique n'est pas exploitée plus loin que la boite aux lettres car le récit se veut réaliste et présente un fond historique que les jeunes lecteurs découvriront avec plaisir, car amené en douceur, par les conditions de vie de la famille, les journaux qui abordent l'événement, une sortie scolaire au cours de laquelle Adrien aura l'occasion de montrer sa connaissance du passé ...

Pas de temps morts car plusieurs thèmes s'entrecroisent et , même si l'intrigue tourne autour d'une correspondance , on a envie de savoir si le petit frère de Simone va guérir, si la guerre va anéantir le village d'Hadrien ...

Le récit est richement documenté et situe l'action autour de Laon, ville fortifiée qui sera occupée dès le 2 septembre 1914.Les allemands prendront alors le Chemin des Dames et ce lieu deviendra stratégique, hébergeant le siège de l'état major de la septième armée allemande.

Un livre qui se dévore en quelques heures.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 12:44
L'Histoire impossible à sécher, Claire Ubac

L'Histoire impossible à sécher, Claire Ubac, éditions L'Ecole des loisirs, 2004, 209 pages

Genre : jeunesse

Thèmes : deuil, famille, fratrie, complicité

 

L'auteur en quelques mots ...

 

retrouvez la biographie de l'auteur sur la chronique Le Fruit du dragon

 

L'histoire

 

Alors que leur papa (Papouki) vient de décéder, Daphné et Ophélie font la connaissance de sa mère, leur grand-mère. Cette dernière les invite à passer quelques temps dans sa maison de Valdemer, accompagnées de leur maman dont le métier de costumière lui permet de travailler chez elle.Pourtant ce n'est pas de coeur que celle-ci accepte, connaissant le caractère acariâtre de Bonne-maman. La gouvernante n'est d'ailleurs pas en reste, qui toise les jeunes filles d'un air sévère. Mais Daphné et Ophélie sont fermement décidées à s'amuser en ce lieu et font bientôt la découverte d'une pièce dans laquelle se trouve un étrange livre : chaque histoire parle d'eau et le volume mouille toutes les surfaces sur lesquelles on le pose. ceci explique sans doute les gouttes d'eau tombées du plafond de la salle de bain du dessous.

Rapidement le livre leur révèle l'enfance de leur père ...

 

En vrac et au fil des pages ...

 

C'est un récit sensible que L'Histoire impossible à sécher. il porte sur un thème difficile : le deuil d'un être cher, qu'il soit un père, un fils ou un époux. Chacune à sa manière, les femmes dont la vie est présentée dans ce livre, expriment leur chagrin. La grand-mère se referme dans son univers et ne laisse à personne la possibilité d'entrer, la mère se noie dans son chagrin et les filles, Daphné et Ophélie, font remonter des souvenirs émus de leur papouki.

Le récit à deux voix aide à entrer dans l'univers des petites qui, bien que soeurs, ont deux personnalités distinctes. L'une plus fofolle, l'autre plus sérieuse, évoquent leur découverte du livre qui allait faire basculer leurs vacances. Chacune prend la parole, en alternance au cours des chapitres, et l'auteur glisse un petit clin d'oeil à leur complicité en permettant à l'une de s'immiscer pour une ou deux phrases dans le récit de l'autre. C'est donc un journal intime qui nous est confié.

L'originalité tient au récit dans le récit, puisque les fillettes découvrent un recueil de quatre histoires, deux inventées, deux réelles, qui vont les ramener à l'enfance de leur père et leur révéler un pan de son vécu qu'elles ne soupçonnaient pas. ici je n'en dis pas plus !

Le style de Claire Ubac, que j'avais déjà rencontré dans Le Fruit du dragon, permet de se projeter dans les pensées de jeunes filles sans tomber dans la mièvrerie.

Je  recommande cette lecture jeunesse aux lecteurs à partir de 10 ans.

 

 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 07:23
Un flingue et du chocolat, Otsuichi

Un flingue et du chocolat, Otsuichi, éditions Milan poche, 2010, 370 pages

Genre : roman policier jeunesse

Thèmes : détective, cambrioleur, enfants, secret, racisme, enquête

 

L'auteur en quelques mots ...

 

De son vrai nom Hirotaka Adachi, Otsuichi est né en 1978 au Japon. Spécialisé dans les romans d'horreur ou fantastique, il est encore lycéen lorsqu'il écrit L'été, le feu d'artifice et mon cadavre. Dès lors il ne cesse d'écrire et est reconnu au Japon. En 2002 son recueil de nouvelles ,Goth ,explore l'instinct morbide d'étudiants et fait de lui un écrivain "noir". Pourtant Otsuichi écrit aussi des oeuvres mélancoliques, plus psychologiques. On dit alors de lui qu'il a deux facettes. Quelques unes de ses oeuvres ont été daptées au cinéma, d'autres en mangas.

 

L'histoire ...

Lindt vit seul avec sa mère dans un petit appartement, depuis le décès de son père. Ce dernier, emporté par une infection des poumons, a toujours été proche de lui et lui a laissé en souvenir une Bible porteuse d'une histoire peu ordinaire. En effet, alors que le célèbre cambrioleur GODIVA sévit, le plan trouvé dans cet ouvrage semble correspondre aux cartes de visites qu'il laisse derrière lui après chacun de ses crimes. A ses trousses, le non moins célèbre détective Royce, héros des jeunes qui rêvent de le rencontrer.

Alors qu'ils ont du mal à joindre les deux bouts, Lindt pense que les informations qu'il détient pourraient lui rapporter une récompense qu'il donnerait à sa mère. Il est en effet contacté par Royce suite à la lettre dans laquelle il dévoilait un détail que seul peut connaitre une personne ayant en sa possession une pièce appartenant à GODIVA. Flatté de l'attention que lui porte le détective, Lindt lui remet le plan trouvé dans la Bible mais découvre rapidement que les personnes en qui il plaçait sa confiance jouent un double jeu .

Tout cela est bien dommage, d'autant que le pire ennemi de Lindt, un certain Debailleul, a l'oeil sur lui et ne compte pas le laisser s'en tirer ainsi.

Dans cette aventure Lindt découvrira , plus que des preuves, la vérité sur sa famille, émigrée, et comprendra le regard mauvais du voisinage sur lui.

 

En vrac et au fil des pages ...

A la manière d'un Arsène Lupin ou d'un Robin des bois moderne, GODIVA prend aux riches pour distribuer aux pauvres. Mais ici l'intrigue est bien plus complexe et personne ne dit vraiment qui il est, à part Lindt. Ce jeune ado fan du détective Royce a plus d'un tour dans son sac, mais surtout une grande confiance en l'humain, ce qui le mène souvent dans la gueule du loup.

Etonamment, le récit parle aussi de racisme, de rejet des immigrés. Bien que ce sujet soit placé au second plan, il est la toile de fond de ce roman policier jeunesse sans temps morts.

Un détective qui court après un cambrioleur qu'il admire, un jeune garçon qui ne demande qu'à venir en aide à sa mère, un criminel invisible, des personnages secondaires qui tiennent le récit, comme cet abominable Debailleul, font de ce roman une lecture fort sympathique.

Le petit plus, vous me voyez venir, est la gourmandise que l'on trouve dans les prénoms chocolatés et la passion de Lindt pour cette sucrerie. La boite qui enrobe cette lecture réveille les papilles ! Bien vu.

 

 

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 03:15
Les Mondes d'Ewilan, la trilogie, Pierre Bottero

Les Mondes d'Ewilan, Pierre Bottero, éditions Rageot, avril 2007

Genre : fantasy

Thèmes : aventures, quête, univers parallèles, invasion, Mal

 

L'auteur en quelques mots ...

Retrouvez la biographie de Pierre Bottero sur les billets précédents : la Quête d'Ewilan, la trilogie /      L'Autre, la trilogie

 

Tome 1 : La Forêt des captifs

 

Retenue captive, Ewilan n'a plus accès à ses pouvoirs. L'aventure précédente ( La Quête d'Ewilan) qui l'a vue combattre son ennemie Eléa Ril Morienval, lui a beaucoup coûté et c'est affaiblie que nous la retrouvons, dans le monde réel, aux prises de Gommeurs qui l'empêchent d'utiliser ses dons. Salim se lance à sa recherche, espérant la délivrer.Seul, il ne peut agir et c'est donc accompagné de Maniel, soldat qui appartient à la joyeuse troupe d'amis, qu'il entreprend de mener à bien sa mission. C'est vite oublier que dans le monde réel Maniel est aussi en difficulté. L'inspecteur Francina veille mais s'avoue rapidement débordé par les événements qui surgissent ...

 

En vrac et au fil des pages ...

 

La Queête continue mais se poursuit ici dans le monde réel. Le lecteur a pourtant hâte de retrouver la bande d'amis qui fait tout l'ambiance de la première trilogie. Pour autant l'action est bien présente mais c'est ici un tome plus froid, plus angoissant que présente l'auteur, prémices à un changement dane le comportement des protagonistes, Ewilan et Salim, qui deviennent plus matures. Pierre Bottero fait d'ailleurs la part belle aux sentiments qui les unissent et qui nous conduisent, l'air de rien, vers une histoire d'amour ...

 

Tome2 : L'Oeil d'Otolep

Une présence malveillante envahit les spires de l'Imagination, ce que constatent Ewilan et ses amis, tous apprentis à Gwendalavir. Sous la forme noure d'une méduse, ce monstre freine les pouvoirs des Alaviriens. Ewilan, à peine remise des instants atroces qui l'ont vue privée de pouvoirs et disséquée, doit se replonger dans l'aventure. mais cette fois-ci d'autres l'accompagnent, à distance, dont Liven, beau jeune homme extrêmement doué, qui se pose en rival de Salim. La compagnie se reforme, augmentée de Chiam Vite et la belle Erylis, pour un départ vers des terres lointaines...

 

En vrac et au fil des pages ...

 

La naissance de nouveau personnages donne du peps au récit et crée de l'émotion lorsque certains disparaissent ( mais je ne peux en dire davantage). Le suspens est souligné par la présence du jeune Illian, récupéré par Ewilan mais qui semble ne pas savoir qui il est et d'où il vient. Nul doute qu'il va prendre de plus en plus de place dans l'aventure qui suivra car ses dons remarquables comportent toutefois un côté obscur. L'émotion est à son comble et l'auteur ne nous ménage pas ! 

 

Tome 3 : Les Tentacules du Mal

Dans la quête qui les mène vers le royaume des Valinguites, Ewilan reçoit une atteinte mortelle dont elle ne sortira qu'avec l'aide de présences bienveillantes : la Dame; le lac de l'Oeil d'Otolep ... Désormais, la compagnie formée par Ewilan Salim, Matthieu, Maitre Duom, Illian Edwin, Ellana et Bjorn, doit traverser le dangereux désert qui les mènera vers les Hurindai, assiégés par les puissances maléfiques des Valinguites, menés par SarAhmour. Parallèlement Illian, se rapprochant de chez lui et retrouvant ses terres, semble sous l'emprise de la force noire qui envahit l'imagination ...

 

En vrac et au fil des pages ...

 

Voici un tome haletant qui ne laisse pas au lecteur le temps de se poser ! Nos amis, engagés dans la dernière quête, se voient soumis à de multiples épreuves qui changent des premières, mais je n'en dirai pas davantage. Les personnages gagnent en maturité, évoluent, ce qui donne une aventure soutenue.

Le style de Pierre Bottero, riche, soutenu, fait de cette saga une série que les adolescents adorent mais aussi les adultes, car rien de pire qu'un récit dont la plume n'est pas portée par une syntaxe irréprochable et un lexique précis. Le pari de faire évoluer des personnages attachants sur deux trilogies est remporté avec brio et, même si quelques longueurs apparaissent au fil des tomes, c'est pour mieux replonger dans le rythme effréné qui fait la qualité de cette saga.

J'avoue que j'ai hâte de découvrir Ellana, dernière trilogie mettant en scène ce personnage fort.

 

L'avis de Tigrouloup avec qui j'ai mené cette lecture commune

tome 1

tome2

tome3

 

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 11:56
Céleste, une étoile dans la nuit, Gaëlle Callac et Marie Desbons

Céleste, une étoile dans la nuit, Gaëlle Callac et Marie Desbons, 2009, Le Buveur d'encre

Genre : album

Thèmes : pauvreté, illusion, Noël

 

L'illustratrice en quelques mots ...

Marie Desbons est née à Blois en 1981. Après des études d’arts appliqués, elle a d’abord travaillé comme graphiste dans une agence de publicité. En 2007, elle décide de s’installer à son compte afin d’exercer le métier d’illustratrice. Avec des bouts de papiers et de tissus, des pinceaux, des crayons, des ciseaux elle aime« faire sa petite cuisine et imaginer des illustrations colorées et poétiques ». Aujourd’hui elle vit à Brest et travaille pour diverses maisons d’éditions.

Gaëlle Callac est auteur et éditrice de livres jeunesse.
Elle a obtenu un Diplôme National d’Expression Plastique (5 ans de beaux arts), il y a une quinzaine d’années. Pendant ses études, elle travaillait en tant que pigiste au quotidien Ouest-France. Elle est devenue conceptrice rédactrice pour l’ingénierie pédagogique, créant pour de grands comptes des CD-Rom et des Intranets de formations sur mesure. Elle a évolué vers des postes de chef de projets en ingénierie pédagogique puis en communication. Elle souffrait de ces postes où il manquait de la « culture ».
Après avoir travaillé en tant qu’auteure avec un cinéaste ethnologue, Jacques Willemont, sur un film sur les grottes de Lascaux (Lascaux, un nouveau regard, Éditions du Nouveau monde, 2008), elle est entrée au Buveur d’encre, un éditeur indépendant afin d’écrire la bande dessinée Artogenos, une légende babylonienne, une bande dessinée archéologique. Et elle y est restée en tant qu’éditrice.

 

L'histoire

 

"L'atmosphère est chaleureuse dans la boite silencieuse." Mais céleste brûle d'envie de partir et de se consummer, offrant à un mendient un instant de chaleur ou éclairant un naufragé que l'on retrouvera sain et sauf. Le destin d'une alumette n'est pas toujours aussi lumineux, lui rappellent ses camarades. Pourtant elle y croit et lorsque la boite s'ouvre , elle regarde partir ses amies avec espoir. Celle qui la choisit, elle, Céleste, est une petite fille vêtue de guenilles. Toutes deux sont alors transportées par le spectacle qui s'offre à leurs yeux, un beau sapin lumineux...

 

Céleste, une étoile dans la nuit, Gaëlle Callac et Marie Desbons
Céleste, une étoile dans la nuit, Gaëlle Callac et Marie Desbons
Céleste, une étoile dans la nuit, Gaëlle Callac et Marie Desbons
Céleste, une étoile dans la nuit, Gaëlle Callac et Marie Desbons

En vrac et au fil des pages ...

 

Vous aurez reconnu en fond de ce conte original, l'histoire de Hans Christian Andersen, La Petite fille aux allumettes. Ici l'auteur entreprend de raconter la version de la dernière petite allumette qui donna un peu de joie à la petite fille.

L'ensemble est travaillé avec douceur, tant dans les images que dans le texte. Le coffret qui contient le livre est lui-même en forme de boite d'allumettes. Une boite un peu ancienne, un peu retro, qui apporte un certain cachet à l'ensemble.Les tons pêche et rosés donnent au récit un éclat doux que l'on retrouve dans le conte des origines, malgré la tragédie qui sous-tend l'histoire. ais ici l'on rêve de postérité et la mort ne prend pas le dessus.

En une sorte de clin d'oeil, la fin de l'album renvoie à la lecture du conte d'Andersen, où le petit lecteur est bercé par la boix de l'adulte récitant.

Un très bel album qui fera aussi un beau cadeau.

 

Challenge de Samarian, Chicky Poo et Petit speculoos

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