Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 14:11

 

 

logo bonheur

Petit rendez-vous de partage, délectation et autres petits bonheurs

 

 

Les petits bonheurs du jour :

Une musique à partager pour entrer dans le week end : clic !

 

 

Le début du week end ! Quel bonheur même si ce n'est que pour deux jours. Je suis exténuée et aimerais ... ne rien faire ! J'adore le vendredi soir poir cette ambiance particulière qui s'installe : pas de devoirs, un petit temps en famille qui commence par un apéritif à la manière des enfants ;)

 

 

Une mariée en bleu : le cortège est passé devant ma porte cet après midi. Ici les couleurs sont de rigueur le jour du mariage et le bleu a la côte !

 

Une belle rencontre virtuelle avec un auteur dont je vous recommande le dernier titre : Les Mains de dieu, Ludovic Rosmorduc. Billet à venir pour vous donner envie de le découvrir ...

 

Et chez vous, quel temps fait-il ?

 

Partager cet article

Repost 0
Published by unchocolatdansmonroman - dans petits bonheurs quotidiens
commenter cet article
21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 13:05

 

 

logo bonheur

Petit rendez-vous de partage, délectation et autres petits bonheurs

 

Petits bonheurs gourmands

P1010025.JPGP1010047.JPGP1010050.JPG

(nos petites décos)

Ce week end fut chocolaté ! Nous nous étions lancé un défi : décliner le chocolat sous toutes ses formes ;)

Au programme donc : à déguster sur trois jours pour ne pas risquer l'indigestion !

Civet de lapin au cacao

petits chocolats de pâques

mousse

brioche aux pépites de chocolat

chocolat chaud épicé

gâteau nuage

(pour ce dernier je vous propose de retrouver un billet rédigé voilà quelques temps : ICI)

20140420_122154_resized.jpg20140420_103747_resized.jpg

Je vous livre donc mes recettes fétiches.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/34/Asterism.svg/90px-Asterism.svg.png

 

Civet de lapin au cacao

P1010051.JPG

1 lapin

2 oignons

2 carottes

1 l de vin rouge

2 feuilles de laurier

thym

baies de genièvre

bouillon de légumes

1 cuil à soupe de cacao amer non sucré

Faites mariner le lapin toute une nuit dans le vin, les herbes, les carottes, 1 oignon piqué de trois clous de girofle et les baies. Le lendemain filtrer la marinade. Faire reveni un oignon dans une cocotte et ajouter les morceaux de lapin pour les faire dorer. Ajouter la farine qui sera le liant. Verser la marinade + du bouillon de légumes. Laisser mijoter 20 minutes puis ajoutez le cacao. Normalement pas besoin de retirer le lapin pour laisser épaissir la sauce mais si la vôtre est trop liquide n'hésitez pas !

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/34/Asterism.svg/90px-Asterism.svg.png

 

Chocolat chaud épicé

http://p7.storage.canalblog.com/74/19/121291/22339142.jpg

Petit mélange à conserver : 1 cuillère à café rase de vanille poudre, 1 cuillère à café rase d'anis vert ou on mettra dans l'infusion de l'énis étoilé, 1 cuillère à café rase de cannelle poudre, 2 pincées de clous de girofle en poudre, 1/2 cuillère à café de cardamone, 2 tours de moulin à poivre - Bien mélanger . Peser 10 gr de ce mélange .

Faire chauffer dans une casserole 1/2 litre de lait et 1/4 de litre de crème. Couper le feu et ajouter 200 gr de chocolat noir ou un mélange de noir et lait à votre convenance. Ajouter les épices et laisser infuser. Mélanger en faisant mousser la boisson chocolatée. On peut filtrer en servant si on le souhaite.

Sachez que cette boisson est encore meilleure quelques heures après sa préparation.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/34/Asterism.svg/90px-Asterism.svg.png

 

Ma jolie brioche

P1010054.JPG

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/34/Asterism.svg/90px-Asterism.svg.png

 

Un gâteau nuage ...

et voici la surprise. J'ai testé cette recette totalement improbable et nous l'avons adoptée !

P1010043.JPG

 

8 blancs d'oeufs

1 pincée de sel

90 gr de sucre glace

80 gr de farine

le zeste d'un citron

Monter les blancs en neige et incorporer à mi-parcours 50gr de sucre glace. Lorsque les blancs sont fermes incorporer le reste de sucre glace, la farine et le zete, sans casser la préparation. Verser dans un moule sans huiler les bords ( oui je sais c'est étrange mais cela fonctionne). Faire cuire à 150°C pendant une heure en surveillant. Le gâteau va gonfler, ne surtout pas ouvrir le four. Lorsqu'il est prêt et légèrement coloré, éteindre le four et ouvrir la porte. laisser refroidir.

Le démoulage se fait très facilement. Napper le gateau nuage d'un coulis de fruits ou d'une sauce chocolat. A tomber ! (pas vraiment esthétique car ma fille a carément versé toute la sauce au chocolat au lait dessus! mais diablement bon)

P1010045.JPGP1010046.JPG

 

et chez vous, quelles gourmandises ont eu l'honneur de la table ?

 

Partager cet article

Repost 0
Published by unchocolatdansmonroman - dans petits bonheurs quotidiens
commenter cet article
21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 10:13

http://www.gallimard.fr/var/storage/images/product/4ca/product_9782070456093_195x320.jpg

L'Etoile jaune et le croissant, Mohammed Aïssaoui, éditions Folio, 2013, 198 pages

Genre : essai

thèmes : seconde guerre, déportation, shoah, Justes, islam, témoins

 

Merci aux éditions Folio et à Livraddict pour ce partenarait qui m'a permis de retrouver un auteur que j'apprécie.

L'auteur en quelques mots ...

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c7/Mohammed-A%C3%AFssaoui-2011.JPG

Ecrivain et journaliste né à Alger en 1964, Mohammed Aïssaoui travaille pour le Figaro littéraire . Chaque jour il y donne son avis sur un livre de poche publié récemment. Peut-être avez-vous lu une de ses chroniques ICI. (De belles idées pour agrandir sa Pal ! hihi !). On peut aussi le retrouver sur Direct8 dans l’émission « Tous les goûts sont dans la culture"

Il écrit également des enquêtes sur le monde des lettres (suivi des prix littéraires, dossiers sur l’édition, sur les premiers romans, interviews d’éditeurs et portraits d’écrivains, décryptage de phénomènes éditoriaux).

J'ai apprécié les interview menées avec Mohammed Aïssaoui sur le site Babelio, je vous les recommande ICI.

La plume fine et érudite de l'auteur m'avait déjà séduite lors de la lecture de L'Affaire de l'esclave Furcy à découvrir ICI

L'histoire : 

"Une mémoire, c'est souvent des notes bizarrement rassemblées, dans le sous-sol d'une bibliothèque ou dans une salle d'archives. C'est un dossier qui n'a été consulté que deux ou trois fois en une décennie et qui dort, attendant que quelqu'un se penche sur lui.Il peut disparaitre sans que personne ne le sache".

" Je dis souvent aux survivants :écrivez. je leur répète : écrivez, écrivez. Ou faites écrire votre histoire. Je n'ose ajouter : un jour vous ne serez plus là et qui receuillera vos paroles ?"

Mohammed Assaoui n'est pas un de ces survivants, de ceux qui ont vécu la guerre, les atrocités renouvelées sur une longue période, il n'est pas de ces témoins d'une époque que l'on espère toujours ne jamais revivre. Mais il est un passeur de mémoire, "j'exhume des noms oubliés comme d'autres chassent des trésors (...) je fouille dans les souterrains de l'Histoire."

Et justement, l'essai qu'il nous livre est la quête de la mémoire d'un homme, Kaddour Benghabrit, mort en 1954 et dont on dit qu'il fut l'un des Justes musulmans qui sauva des dizaines de juifs en les accueillant dans la Grande Mosquée de Paris. C'est ce casse-tête qu'il nous livre, de découvertes en contradictions. Car finalement que sait-on de cet homme qui fut pour beaucoup une légende et dont le nom résonne comme celui d'un saint ? Parle-t-on là d'un homme qui fut, comme Mohammed V, actif durant la seconde guerre et mérite d'être reconnu Juste parmi les Justes ?

Sa démarche se veut d'intérêt public afin que , plus largement, on sache et que l'on n'oublie pas que sous l'Occupation allemande, des arabes et des musulmans ont sauvé des juifs. Pourtant "sur les 23.000 "justes parmi les nations", il n'y a pas un seul Arabe et pas un musulman de France ou du Manghreb"

" Et je leur donnerai dans ma maison et dans mes murs un mémorial et un nom qui ne seront pas effacés" Isaie, 56.5 Ancien Testament.

En vrac et au fil des pages ...

http://www.linternaute.com/paris/magazine/diaporama/06/visites-audio/metrophone/images/4-mosquee.jpg

la grande mosquée de paris

La démarche de Mohammed Aïssaoui se veut journalistique, aussi rapporte-t-il dans le détail les rendez-vous, les appels téléphoniques, les déceptions lorsque les documents ne correspondaient pas à ce qu'il cherchait. C'est ici l'intérêt d'un tel écrit documentaire car, loin de s'en tenir aux faits, l'auteur les souligne de son ressenti. Ses pas le conduisent dans un premier temps vers Yad Vashem "chargé de la mission vitale de perpétuer la mémoire de la Shoah (...) pour assurer  que l'héritage de la Shoah sera transmis aux générations futures et demeurera pour l'éternité dans la conscience de l'humanité". Se dessine alors le portrait de Kaddour Benghabrit, homme juste et bon qui aimait la fête, l'art mais n'a jamais été reconnu comme un Juste par la Cour suprême de l'Etat d'Israel. Pourquoi ? parce qu'il n'existe aucune preuve irréfutable que cet homme ait sauvé autant de juifs, parce que son nom est devenu une légende et que, comme toute légende, son histoire contient une part d'extravagance.

J'ai particulièrement apprécié le réseau de relations et le puzzle qui se met en place au fil des pages, conduisant parfois l'auteur vers des lieux insoupçonnés, à la rencontre de personnalités qui disent avoir connu Kaddour Benghabrit. Ainsi retrouve-t-on Philippe Bouvard, ému à l'évocation de sa mère juive, attentif aux souvenirs qui refluent et aux nouvelles informations que lui apporte le journaliste. Car c'est ainsi que se mettent en place les pièces du puzzle, à travers des discussions, des rencontres.

Il faut dire que la tâche n'est pas aisée, la Mosquée de Paris ne possedant pas d'archives permettant d'éclairer la période. Le doute plane, on sent une appréhension à parler ,à dévoiler un pan de l'Histoire. Sans doute raction logique dans le contexte actuel mais que penser de ce manque d'élément, du fait que quasiment rien n'ait été conservé ?

L'émotion est présente dans le texte de Mohammed Aïssaoui, surtout lorsqu'il évoque les documents retrouvés au hasard de ses recherches sur lesquels il lit le nom d'une personne évoquée plus tôt , un portrait qui commençait à se dessiner mais une personne déportée, une de plus qui n'a pu être sauvée. L'on apprend que Kaddour Benghabrit a usé de ses relations pour faire partir ceux qui sollicitaient son aide. Cependant une part d'ombre subsiste sur cet homme, peut-être celle-là justement qui fait que l'on ne se souvient pas toujours de lui comme un Juste.

"Dans les Archives du ministère des Affaires Etrangères j'ai vu quantités de lettres, des lettres qui n'étaient que des cris (...) il faudrait prendre le temps de lire en profondeur, une à une, ses vies, les reconstituer". La tâche est grande et l'auteur, dans sa recherche d'un homme, se retrouve entouré de fantômes qui l'interpellent. En levant le voile sur des agissements de nazis, de collabos, il met aussi à jour des destins tragiques. L'on sent une réserve et en même temps une volonté de ne pas les abandonner. Il faut alors évoquer des hommes comme George Montandon, auteur du Comment reconnaitre un juif ? , qui se voulait "expert racial" et dont l'avis était suivi.

Le texte de Mohammed Aïssaoui nous pousse à nous interroger mais nous alerte aussi sur le devoir de mémoire : dans quelques années il ne subsistera peut-être plus aucun témoignage de cette période douloureuse que nos enfants apprennent dans les grandes lignes en se demandant parfois pourquoi on leur enseigne une époque à laquelle ils ne sont rattachés par aucun souvenir. l'auteur évoque le travail, nécessaire, des petits enfants et arrière petits enfants, de ces familles qui ont parfois brûlé jusqu'au dernier document pour ne pas à nouveau subir la honte, de celles qui au contraire ont tout conservé, jusqu'au moindre petit bout de papier et grâce à qui on peut remonter le fil d'une histoire. Je suis d'autant plus touchée que je suis enseignante et que je cherche toujours à expliquer à mes élèves pourquoi il est nécessaire qu'on leur présente cette période, qu'ils s'en imprègnent et qu'ils n'oublient pas.

 

"une mémoire morte c'est unhomme, une femme, une victime qu'on a oublié d'écouter"


Une lecture commune avec Achille du blog Passionlecteur. Son avis ICI

 

Merci aux éditions Folio et à Livraddict pour ce partenariat.




Partager cet article

Repost 0
Published by unchocolatdansmonroman - dans saveurs littéraires
commenter cet article
20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 07:11

http://media.rtl.fr/online/image/2014/0213/7769685260_mali-o-mali-le-nouveau-roman-d-erik-orsenna.jpg

Mali ô Mali, Eric Orsenna, éditions Stock, 2014, 403 pages

Genre : roman contemporain

Thèmes : charia, Afrique, terrorisme, Djihad, courage...


L'auteur en quelques mots ...

http://www.lumieresdelaville.net/wp-content/uploads/2014/01/Erik-Orsenna-avril-2010-Photo@Eric-Lefeuvre.jpg

Né en 1947 sous son véritable nom, Eric Arnoult entreprend des études de philosophies et de politiques, puis choisit l'économie à la London School of Economics. En publiant son premier roman il prend alors son nom de plume inspiré de l'oeuvre majeure de Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes.

Suivent onze années de recherches dans le domaine de la finance, puis dans le Cabine tde Jean pierre Cot, alors ministre de la coopération.. En 1983, Erik Orsenna devient conseiller culturel à L'Elysée. Puis dans les années 1990, il s'engage aux côtés  de Roland Dumas pour la démocratisation en Afrique, spécialisé dans les relations entre l'Europe du Sud et le Maghreb.

En 1998 il est élu à l'académie française, au fauteuil qu'occupait Jean Yves Cousteau.

Parallèlement à ses activités , écrivain pour un chef d'Etat : Mittérand, militant pour la langue française, il rédige sept romans. Les voyages, la mer et la musique bercent son quotidien, ce qui transparait dans ses écrits. Passionné par la langue française il publie des livres utilisés dans l'enseignement comme La Grammaire est une chanson douce ou Les chevaliers du Subjonctif. En 2003 parait Madame Bâ, roman dans lequel il met en scène une femme forte que l'on retrouve dans ce dernier opus, Mali ô Mali.

Pour en savoir plus, un site officiel très bien fait : ICI, qui lui ressemble absolument.

Merci aux éditions Stock et à Livraddict pour cette découverte.


L'histoire

http://4.bp.blogspot.com/-XmNoa7AiORM/UZX_3_2XTTI/AAAAAAAACM0/FVgTi_iqqho/s1600/Mali_-_mosque_in_Djenn%C3%A9.jpg

Avertissement pour le lecteur : bien que Mali ô Mali se présente comme la suite de Madame Bâ, il n'est pas nécessaire d'avoir lu ce premier roman pour comprendre l'intrigue et être transporté par les aventures de l'héroine.

" Quand je les ai vues, ces femmes multicolores, sur le pas de ma porte, je me suis dt : "Ca y est, marguerite, Le Mali se languissait de toi. Il est venu te rendre visite". Ce n'est pourtant pas une visite de courtoisie qui est proposée à Madame Bâ ce matin là mais un voyage." Bien sûr je connaissais chacun d'elles. Des vaillantes, des indomptables, des combattantes de la vie quotidienne, des génies de l'entraide, farouches militantes de l'alphabétisation des épouses." Déversant leur colère elles exposent à Madame Bâ leur plan : elle doit se rendre au Mali pour comprendre les femmes qu'on bâtonne, les pieds coupés, la musique interdite... Partir ? Alors qu'elle a réussi à se faire une place en France. Oui, partir, parce qu'elle est la "Grande Royale", parce qu'elle n'a jamais cessé le combat. Et leur espoir en elle devient un chant, une ode au Mali.

Alors elle part, accompagné de son petit fils Michel désormais baptisé Ismael, fils d'Abraham, qui sera son griot et apprendra. Mais le Mali de ses souvenirs n'est plus. Et pourtant tous la reconnaissent et viennent se confier à elle, exposer la tristesse, la colère, dresser le portrait des djihadistes, parler de la corruption qui ronge le peuple, de la drogue qui régit tout.

Dix ans qu'elle est partie Madame Bâ et aujourd'hui on lui demande ... de sauver le Mali.


En vrac et au fil des pages...

http://cdn-parismatch.ladmedia.fr/var/news/storage/images/paris-match/actu/international/les-casques-bleus-au-secours-du-mali-161316/1687872-1-fre-FR/Les-Casques-bleus-au-secours-du-Mali.jpg

Je connais bien l'écriture d'Erik Orsenna puisque je ne me prive pas de lire ses oeuvres dans mes classes et m'en inspire pour entrainer les jeunes sur la voie de la belle langue. J'ai retrouvé dans ce roman sa plume alerte. Mais ici elle se meut en griffe pour dénoncer.

Le roman prend pied dans notre époque, 2013 , la France de François Hollande. Voilà dix ans c'était dans la France de Jacques Chirac que débarquait Madame Bâ, évoquant cet épisode à travers une lettre du président. C'est Ismael qui raconte et dresse le portrait de sa grand mère, une femme forte, une battante qui ne mâche pas ses mots et tient tête aux hommes.

Comment sauver le Mali du mal qui le gangrène ? Le plan d'attaque de Madame Bâ peut surprendre : commencer par contrôler les naissances. Ainsi s'adresse-t-elle au femmes maliennes, proposant la contraception, alertant sur les conséquences dramatiques d'une natalité sans cesse en évolution. Et derrière elle, la voix d'Erik Orsenna , persuadé que là réside la solution. Le roman dénonce et comme son héroine, ne mâche pas ses mots. il donne la voix à madame Bâ car il la donne aux femmes : elles sauveront l'Afrique. Et pendant que les hommes se reposent ou palabrent, les femmes doivent agir.

L'écrit prend la forme du conte pour s'adapter au récit, à la parole donnée, à la transmission orale de la sagesse. A Bamako madame Bâ retrouve ses pairs, chassés du Nord par les djihadistes et entreprend méthodiquement, par le biais de rencontres et d'actions, de remettre sur le devant de la scène l'éducation. La religion est devenue un prétexte à l'asservissement et la folie des hommes.

Sous un voile d'humour se cache un message dur, transmis par un Blanc à travers les paroles de madame Bâ. Il fallait le faire ! Erik Orsenna connait bien le Mali et interpelle ici son lecteur : trafics, prises d'otages, regardons de ce côté là du monde. A l'intérieur 50% de la population a moins de 15 ans. "il ya deux fleuves à Bamako, il y a le fleuve Niger et la jeunesse. D'après toi ils vont où  ? (...) dans le mur ". Aider l'Etat malien à se reconstruire, à créer sa propre force. On croit entendre derrière Orsenna, Leopold Sedar Senghor, la voix d'un poète pour redresser un pays.

 

Merci aux éditions Stock et à Livraddict pour cette découverte.

 

L'avis d'Achille (blog passion de lecteur)

"Attention ce nouveau livre d'Erik Orsenna est un bijou de vulgarisation de géopolitique en terre africaine et intégriste"


photo


 

Partager cet article

Repost 0
Published by unchocolatdansmonroman - dans saveurs littéraires
commenter cet article
20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 03:22

http://www.kazeo.com/sites/fr/photos/440/des-peches-pour-monsieur-le-cure-joanne-harris_4404030-M.jpg

Des Pêches pour Monsieur le curé, Joanne Harris, éditions Charleston, 2012, 490 pages

Genre : roman contemporain

Thèmes : gourmandise, immigration, tolérance, magie, enfance

L'auteur en quelques mots ...

http://1.bp.blogspot.com/-7fism1IMUwY/UKt8qPGe7sI/AAAAAAAABFU/c_qkRozVd7Q/s640/joanne-harris.n.jpg

Née en 1964 d'un père anglais et d'une mère française, joanne harris. Après des études de lettres modernes et littérature médiévale à Cambridge, elle a enseigné durant 15 ans. C'est à cette période qu'elle écrivit trois de ses romans, dont Chocolat qui fut adapté au cinéma. Depuis elle a publié 14 autres écrits : nouvelles , livres de cuisine ou romans. Membre honoraire de l'université St Catherine, elle participe à de nombreux jury.

Puisque nous sommes en plein week end de pâques je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir ...

http://www.joanne-harris.co.uk/wp-content/uploads/2014/04/ALittleBookofChocolat.jpg

Précisons tout de suite que si vous n'avez pas lu Le Rocher de Montmartre mais avez apprécié  Chocolat , vous pouvez vous lancer sans hésiter dans la lecture des Pâqhes pour Monsieur le curé, vous ne serez pas perdu.

L'histoire:

 http://culturestreet.com/depot/620--auto--uploads-2012-08-peach.jpg

"Un jour, une femme m'a appris qu'en France seulement, deux cent cinquante mille lettres par an étaient distribuées à des gens qui sont morts. Ce qu'elle ne m'a pas dit c'est que, parfois, ces morts-là répondent".

Sur sa péniche en bord de Seine, Vianne vit avec Roux, Anouk et son dernier petit trésor : Rosette. Paris au mois d'août est un calvaire, un désert brûlant et chacun vaque à ses occupations. "Anouk a quinze ans. Où va le temps qui passe ?". Rosette communique peu mais se montre très éveillée. Très attachée à son père, elle semble posséder un langage qui lui est propre, fait de gazouillis et de petits bruits malgré ses huit ans. Elle communique par la langue des signes, ce qui lui correspond très bien. Que pourrait vouloir Vianne au delà de ce bonheur ? Elle fabrique toujours des chocolats, truffes et autres délices. Pourtant ce jour-là elle fait appel au vent, " à l'un de ces petits vents chauds et espiègles qui affolent les chats, font fuir les nuages et soulèvent les jupons (...) un petit souffle de vent seulement et une formule magique...". Qu'apportera le vent cette fois ? Une lettre. Une lettre qui la renverra des années plus tôt, souvenirs de Lansquenet, d'un village qu'elle a aimé bien qu'il ne l'ait pas accueillie à bras ouvert. Une passante sur le pont des arts, une "musulmane au visage voilé" annonciatrice d'un voyage, d'un retour aux sources dans la maison de sa vieille amie Armande décédée des années plus tôt, à la rencontre d'une communauté musulmane qui a du mal à s'intégrer au village et d'un curé qui a bien changé...

En vrac et au fil des pages ...

http://joanne-harris.co.uk/v3site/books/peaches/UScover.jpg

J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman, suite de Chocolat qui se lit bien même si, comme moi, on a raté le livre du milieu, l'épisode au cours duquel Vianne quitte Lansquenet pour se rendre à Paris. Peu importe, on n'est pas perdu au coeur de la gourmandise. Ecoutant le vent du Nord, Vianne retourne dans le village qui l'a si mal accueillie des années plus tôt et où elle s'est liée d'amitié avec Armande. 

La sournoise Armande avait sans doute prévu que Vianne patirait... et qu'elle reviendrait. Lorsque Luc Clairmont, son petit fils, prend possession des  biens qu'elle lui a légués , il tombe sur une lettre à n'ouvrir que le jour de ses vingt et un ans. Or elle contient une missive pour Vianne. Et voilà reparti le malicieux vent qui mène la famille vers Lansquenet sous Tannes qui a connu bien peu de changements. En apparence du moins car la vie y est toujours aussi compliquée.

Joanne Harris nous entraine pourtant dans une toute autre histoire où il est aussi question de différence et de tolérance et où vient se mêler la religion. Mais ici ce n'est plus Vianne qui est prise à parti mais une communauté venue s'installer sur les bords de la Tanne, qui tout comme les "rats de rivière" du premier roman effraie et intrigue à la fois. Le thème est d'actualité : comment faire cohabiter la religion catholique et la religion musulmane au sein d'un même village ? "je déteste le niqab parce qu'il permet à la personne qui le porte de rompre les liens avec les autres, de ne pas se livrer aux actes sociaux les plus simples et pourtant susceptibles de rapprocher deux cultures différentes", ainsi s'exprime l'abbé Reynaud qui résume ce que pensent les habitants de ce petit village, surpris de l'installation de ces nouveaux concitoyens. La nouvelle génération de filles musulmanes cherche à se libérer du niqab et affronte les membres de la communauté qui souhaient voir la femme voilée. Rapidement l'on comprend qu'une autre raison motive le port de cette tenue mais il faudra attendre pour lire l'explication qui fait froid dans le dos. Peut-être le sujet de la cohabitation n'est-il pas assez approfondi mais c'est ici un roman sur les relations humaines qui nous est livré, la nécessité du dialogue et de l'ouverture aux autres.

Où il est question de la construction d'une mosquée, d'une école coranique incendiée, d'une mystérieuse femme voilée qui effraie la communauté chrétienne et semble en marge de sa propre famille, de la prise de conscience d'un curé bani pour une faute qu'il n'a pas commise et d'un rapprochement par le biais de la gourmandise. Car nous sommes en période de Ramadam, ce qui ne facilite pas la communication entre les deux cultures mais permet des instants de partage à la tombée de la nuit, autour de pâtisseries et de chocolats. Ici les femmes mènent la danse et les hommes cherchent leur place, les enfants montrent parfois la voie et la vérité n'est pas toujours où on le croit.

C'est aussi une nouvelle étape pour Vianne qui va devoir faire fi de ce qu'elle a toujours cru juste et vrai. La fuite à Paris, la vie avec Roux qui cache peut-être un secret, les retrouvailles avec Joséphine qui semble vouloir l'éviter ...

Ce qui m'a un peu génée peut-être est le décalage entre la vie pittoresque de ce village, le personnage de Vianne pétri de bonnes intentions , la gourmandise qui crée une échappatoire d'un côté et puis de l'autre un sujet épineux. L'on sent que l'auteur a envie de s'atteler à ce thème, part parfois sur la voie du terrorisme qui sous- tend les reflexions de certains personnages mais s'arrête, se freine elle-même, ce qui est dommage. L'intention est bonne mais l'on va trop loin ou pas assez et cela crée parfois une sensation étrange à la lecture. Plusieurs intrigues se mêlent : les révélations faites à Vianne qui la conduisent sur une piste personnelle qu'elle aimerait explorer et la vie de cette femme voilée, intrigante, que l'on nous décrit comme instigatrice de désordre, autoritaire mais en laquelle Vianne croit voir une faille. Peut-être est-ce ce mélange qui crée cette impression.

Un roman à lire dans tous les cas pour le plaisir , pour la plume poétique, alerte et fine, pour les descriptions gourmandes et l'évocation des souvenirs et des instants de bonheurs, pour la leçon de tolérance.

J'avoue que je suis sous le charme de la plume de Joanne Harris dont j'envisage de lire Cinq quartiers d'orange.


http://2.bp.blogspot.com/-wqfuskUXXXA/Uq4Zab17O2I/AAAAAAAAHzA/Gf60ypE7Pk8/s400/plume2014_2.jpg

 

Partager cet article

Repost 0
Published by unchocolatdansmonroman - dans saveurs littéraires
commenter cet article
13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 12:16

 

 

logo bonheur

Petit rendez-vous quotidien de partage, délectation et autres petits bonheurs

 

 

les petits bonheurs du jour : 

une musique à partager : clic !

Une tarte aux pommes maison, parfumée, que nous dégusterons ce soir. la maison embaume ...mmmhh !

 

Un livre dans lequel je suis entrée dès la première page et qui sera sans doute dévoré : Les mains de Dieu de Ludovic Rosmorduc

 

Un petit coeur que j'aperçois de loin chaque jour depuis ma fenêtre et qui semble annoncer une bonne journée. Je me surprend à tourner la tête machinalement vers cet arbre à présent.Le voyez-vous aussi ? Il fait vraiment mauvais temps aujourd'hui mais je vous le montrerai le matin au lever du soleil ;)

P1010018-copie-1.JPG

 

et chez vous, quels petits bonheurs sont venus égayer votre journée ?

 

Partager cet article

Repost 0
Published by unchocolatdansmonroman - dans petits bonheurs quotidiens
commenter cet article

Présentation

  • : un chocolat dans mon roman
  • un chocolat dans mon roman
  • : Pour satisfaire mon appétit, j'associe lecture et gourmandise : un chocolat dans mon roman, le tendre et le croquant, saveurs littéraires et culinaires. Ici on parle de l'art sous toutes ses formes : écriture, peinture, sculpture, écriture, musique, photographie, gastronomie, cinéma ...
  • Contact

Recherche

Retrouvez-moi sur mon Tmblr

je suis plongée dans ...

 

Articles Récents

  • Le Pumpkin Autumn Challenge 
    Nouveau blog, nouveau challenge ! Chez Guimause, que je viens de découvrir, on organise un challenge d'automne selon trois formules (merci à PatiVore qui a relayé ce challenge) : Le Pumpkin Autumn Challenge débutera le 1er septembre et s’étendra jusqu’au...
  • Le Miroir et autres nouvelles fantastiques, Edith Wharton
    Le Miroir et autres nouvelles fantastiques, Edith Wharton, éditions Folio, 2011, 84 pages Genre : nouvelles Thèmes : spiritisme, fantôme, au-delà L'auteur en quelques mots ... De son véritable nom Edith Newbold Jones, Edith Wharton est née en 1862 et...
  • Qui es-tu Alaska ? John Green
    Qui es-tu Alaska ? John Green, éditions Gallimard jeunesse, pôle fiction, 2011, 402 pages Traduit par Catherine Gibert Genre : drame, jeunesse Thèmes : amitié, solitude, adolescence, littérature, souvenirs, résilience L'auteur en quelques mots ... Né...
  • Le Mois américain sur les blogs
    Sixième édition du mois américain sur le blog de Titine, Plaisirs à cultiver. On l'attendait avec impatience ,histoire de sortir de sa pile à lire quelques pépites. Alors non, je ne lirai pas American Psycho cette année encore, et pourtant il est là,...
  • Comme une grande, Elisa Fourniret
    Comme une grande, Elisa Fourniret, éditions Mauconduit 2017, 240 pages Genre : contemporain Thèmes : féminité, Paris, mère, couple L'auteur en quelques mots ... À 45 ans, Elisa Fourniret est responsable depuis 5 ans de la Maison des auteurs de la Société...
  • Empathie et compassion, comment développer nos super-pouvoirs, Sandra Cardot
    Empathie et compassion, comment développer nos super-pouvoirs, Sandra Cardot, éditions Michalon, 2017, 187 pages Genre : développement personnel Thèmes : empathie, compassion, mentalité, méditation, qualité, conscience, altruisme L'auteur en quelques...
  • Le Protectorat de l'ombrelle :Sans honte, Gail Carriger
    Le Protectorat de l'ombrelle, tome 3 Sans Honte, Gail Carriger, éditions Le livre de poche, 2013, 421 pages Traduit de l'anglais par Sylvie Denis Genre : Bit lit Thèmes: séparation, mariage, complot, cabale, vampires, loups garou L'auteur en quelques...
  • Belgravia, Julian Fellowes
    Belgravia, Julkan Fellowes, éditions J.C Lattès, 2016,420 pages Genre : historique Thèmes : famille, héritage, lignée, mariage, descendance, intrigue, société anglaise, XIXe S, Angleterre, secret de famille. Traduit de l'anglais par Valérie Rosier et...
  • Avant que les ombres s'effacent, Louis-Philippe Dalembert
    Avant que les ombres s'effacent, Louis-Philippe Dalembert, éditions Sabine Wespieser, 20a7, 287 pages Genre : historique Thèmes : shoah, exil, reconstruction, Juif, Haiti, famille L'auteur en quelques mots ... Né à Port au Prince, en Haiti ,en 1962, Louis-Philippe...
  • Petits meurtres à Mangle Street, M.R.C Kasasian
    Petits meurtres à Mangle Street, M.R.C Kasasian, éditions City, 2015, 351 pages Genre : policier so british ! Thèmes : Whitechapel, meurtres, famille, détective Traduit de l'anglais par Hélène Tordo L'auteur en quelques mots ... Ecrivain anglais, Martin...

je publie aussi sur

 

je dois encore chroniquer ...