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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 02:06

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/118/P3/9782264035134.JPG

Resurrection Row, Anne Perry, éditions 10/18, collection Grands détectives, 1998, 314 pages

Genre : récit policier, historique

Thèmes : époque victorienne, peinture, bienséance, profanation, réformateurs, pauvreté

 

L'auteur en quelques mots ...

http://www.babelio.com/users/AVT_Anne-Perry_8220.jpeg

retrouvez la biographie d'Anne Perry sur les billets précédents

 

Série des Pitt :

L'Etrangleur de Cater Street

Le Mystère de Callander square

Le Crime de Paragon Walk

Dorchester Terrace

 

série Joseph et Matthew Reavley:

Avant la tourmente

Le temps des armes

 

série Petits crimes de Noel :

La disparue de Noel

Le voyageur de Noel

 

autres :

Du sang sur la soie

 

L'histoire:

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Alors que Thomas Pitt quitte le théâtre où Charlotte et lui ont passé une soirée depuis longtemps attendue, il tombe sur Sir Desmond et Lady Cantlay, affolé par la découverte qu'ils viennent de faire. Alors qu'ils cherchaient un cab pour rentrer chez eux par ce froid d'hiver, le cocher est tombé inanimé à leurs pieds, découvrant le visage macabre d'un tombe fraichement déterré. Aussitôt sur les lieux les hommes de Pitt procèdent au relevé d'indices avant que l'affaire ne défraie la chronique.

Mais ce n'est que le début pour Thomas Pitt qui découvre bientôt que le cadavre qu'il a sur les bras n'est autre que celui de Lord Fitzroy-Hammond dont la tombe a été récemment profanée. Une inhumation a lieu, à nouveau, mais sera aussi de courte durée puisque le défunt apparait à nouveau sur le banc d'une église. Au final les exhumaton s'enchainent : trois tombes pour quatre cadavres et Pitt se révèle un fin limier dans cette affaire.

Quel plaisantin s'amuse à déterrer ainsi les morts et les placer en divers lieux ? Serait-ce une requête aiguillant la police vers des meurtres plutôt que des décès de mort naturelle ? Quel est le message enfin que l'on veut faire comprendre à Pitt ?

Les soupçons de Pitt se portent sur un couple  : lady Alicia et Domnis Corde, le même homme qui fut autrefois l'époux de Sarah, la soeur de Charlotte. L'enquête s'annonce donc des plus délicates.

Alors que la bonne société est en émoi, un petit groupe d'homme tente de faire passer une loi réformatrice visant à assurer aux plus démunis une éducation et des emplois. Les hospisces, véritables mouroirs, sont révélés à Dominic par le sournois Carlisle qui n'hésite pas à l'amener dans les quartiers les plus défavorisés afin de lui faire prendre conscience de la misère qui règne à Londres et espère ainsi éveiller sa conscience, ce qui ne se fait pas attendre ...

 

En vrac et au fil des pages ...

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Probablement un des plus drôles de la série des Pitt, ce tome nous entraine au sein de la bonne société victorienne mais aussi dans les bas-fonds de Londres, proposant ainsi un décalage propre à susciter l'intérêt des lecteurs. Le côté humoristique du roman vient des situations cocasses que génèrent les profanations et des conséquences qu'elles éveillent chez les nobles. La plume d'Anne Perry est ici savoureuse et souligne, comme souvent, les petits défauts de chacun et les grands secrets de famille. On appréciera les répartis assassines des uns et des autres, les personnages acariâtres comme la belle mère de lady Alicia qui est absolument odieuse ou bien le major Rodney dont les propos à l'encontre des femmes font bondir !

Le côté historique suscite l'intérêt par la politique réformatrice qu'il met en lumière, le petit groupe d'hommes et de femmes conscient de la misère qui se trouve à côté d'eux et les idées nouvelles qui émergent afin de gommer un tant soit peu les inégalités profondes qui rongent la capitale, le caractère insalubre et les maladies qui se propagent dans ces quartiers. On trouvera choquant les prpos de certains nantis préférant ne pas ouvrir les yeux sur ce qui les entoure ou convaincus que les pauvres le sont parce qu'ils le veulent bien... On découvre néanmoins l'idée que les enfants éduqués pourraient à leur tour transmettre des valeurs nouvelles à leurs enfant et créer ainsi un cercle vertueux propre à métamorphoser la ville. Mais ces grandes idées doivent faire leur chemin dans une société des plus conservatrices .

Alors que Thomas Pitt était un peu absent du tome précédent, c'est ici lui qui mène réellement l'enquête, même si Charlotte n'est pas délaissée et apparait comme une femme capable d'éveiller les conscience et de rejoindre les réformateurs.

Un bon moment de lecture

 

laplume2014

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 02:18

http://deslivresdeslivres.files.wordpress.com/2012/10/le-crime-de-paragon-walk-anne-perry.jpg?w=500

Le Crime de Paragon Walk, Anne Perry, éditions 10/18, collection Grands détectives,1997,316 pages

Genre ; récit policier, historique

Thèmes : meurtre, occultisme, moeurs, enquête, société victorienne

 

L'auteur en quelques mots ...

http://www.babelio.com/users/AVT_Anne-Perry_8220.jpeg

Retrouvez la biographie de l'auteur ICI

 

Les tomes précédents de la série des Pitt :

L'Etrangleur de Cater Street

Le Mystère de Callander Square

Dorchester Terrace


 

L'histoire :

"L'inspecteur Pitt regarda la jeune fille et un indicible sentiment de tristesse s'empara de lui (...) Frêle, les cheveux châtain clair, dix-sept printemps, c'était encore une enfant ..."

Fanny Nash a été assassinée et l'inspecteur Thomas Pitt prend l'enquête en main. Aussitôt ses pas le mènent vers le quartier huppé de Paragon Walk "où elle avait dû mener une vie de luxe, de raffinement et sans doute, d'oisiveté" au sein de la noblese londonienne. Violée puis poignardée, elle a juste eu le temps d'entrer chez sa belle-soeur, Jessamyn . Mais Thomas Pitt n'est pas le seul à se sentir investi dans l'enquête; sa femme Charlotte saisit l'occasion pour se rapprocher de sa soeur Emily et entrer dans le cercle fermé des visites de l'après midi, des réceptions entre gens de bonne famille.

Il faut dire que depuis leur mariage, Thomas et Charlotte mènent une vie bien différente de ce que la jeune femme avait connu jusqu'alors (cf L'Etrangleur de Cater Street) . Jugé par beaucoup comme une mésalliance, son union a un officier de police la place en marge de la vie luxueuse que connait désormais sa soeur, mariée à Georges Artworth. Finies les robes satinées, Charlotte assume son rôle d'épouse et mère avec brio dans un quartier de condition moyenne. (cf Le Mystère de Callander Square)

L'enquête se révèlera des plus délicates dans la mesure où Emily et son mari sont indirectement placés au coeur du travail de la police. En outre, d'étranges agissements semblent animer le quartier de Paragon Walk certains jours de la semaine, entre orgies et sciences occultes. Se pourrait-il que George soit concerné par ces actes ? Comment réagirait Emily en apprenant que son époux lui est infidèle ?

Fort heureusement , Tante Vespasia veille, observe et introduit Charlotte dans les salons, lui donnant une position privilégiée d'observatrice qui ne va pas tarder à lui révéler l'odieuse vérité ...

 

En vrac et au fil des pages ...

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J'ai retrouvé avec plaisir le couple Pitt et la tante Vespasia dont le personnage bien campé oscille entre autorité et bienveillance. Une femme forte comme on peut en croiser chez Anne Perry.

Cet opus est probablement le plus trépidant et le plus prenant de la série. L'enquête menée dévoile peu à peu des indices à la manière d'Agatha Christie pour nous mener sur de fausses pistes et finalment nous surpendre avec une fin en crescendo.

Le lecteur familier de la série appréciera la description des moeurs mondaines, les considérations sur la mode mais aussi les propos sur la différence de classe sociale, profitant du fait que Charlotte a désormais quitté sa vie luxueuse pour épouser Thomas Pitt. Femme forte elle aussi, elle ressemble en bien des points à Tante Vespasia, la ressemblance est d'ailleurs souvent soulignée, ce qui nous offre un portrait sympathique d'un duo amené à se revoir dans les tomes suivants.

L'originalité de ce tome est de confier une partie de l'enquête aux femmes, le duo Emily/Charlotte se livrant à cette activité avec passion et anthousiasme. Cela permet à l'auteur de souligner combien la profession de policier est en marge de la bonne société, considérée comme une situation inférieure et dégradante que certains personnages n'hésitent pas à souligner devant Thomas Pitt, rompu à l'exercice de l'interrogatoire en milieu favorisé ! On se dira donc que le héros ici n'est pas le policier. Ne pas oublier alors que la série est basée sur le couple Thomas/Charlotte.

Evidemment le propos est de considérer les nobles de Londres comme de potentiels criminels, ce qui les place sur un pied d'égalité avec les basses classes , décalage sur lequel insiste Anne Perry tout en soulignant que la bassesse n'est pas toujours là où on croit. Ici l'hypocrisie est de rigueur et les faux-semblant cachent souvent d'odieux agissements. Tout le monde a quelque chose à cacher ...

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laplume2014

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 16:51

 

Puisque le soleil est revenu, fêtons les jardins de famille !

Quel plaisir de retrouver, en été, l'ombre des vieilles pierres et les parterres fleuris ... parfaits pour la lecture.


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Bel été ! 

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 05:18

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Pierres enchantées, Rodrigo Rey Rosa, éditions Folio Gallimard, 2014, 144 pages

Genre : roman contemporain

Thèmes : accident, délit, Guatemala, corruption

 

L'auteur en quelques mots ...

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Rodrigo Rey Rosa est né en 1958 à Ciudad de Guatemala. Après ses études au Guatemala, il a vécu à New York puis au Maroc où il a participé aux ateliers d’écriture de Paul Bowles qui a traduit plusieurs de ses romans en anglais. Auteur de nouvelles et de romans, il se définit comme un rêveur affirmant qu’il « dédie la majeure partie de son temps au rêve, à la conversation, à la lecture et à l’écriture, dans cet ordre. » Il a participé aux Belles Etrangères en novembre 1997.

Il est publié en France par Gallimard notamment "L'ange boiteux" 2002, "Pierres enchantées" 2005, "La rive africaine" 2008."Manège" parait en 2012.

Merci aux éditions Folio et à Livraddict pour ce partenariat.

 


L'histoire :

«Guatemala. La petite république où la peine de mort n'a jamais été abolie, où le lynchage a été la seule manifestation d'organisation sociale qui ait perduré.»

Armando, perturbé par ce qui vient de lui arriver, réveille Joaquin : "Je crois que je viens de tuer un enfant" ... Et de relater l'accident, le petit cheval qui a déboulé d'on ne sait où, la fuite pour éviter l'atroupement en ce jour de fête guatemaltèque . Et puis il y a la drogue, la marijuana qu'Armando transportait pour son ami Joaquin. Il faut cacher la voiture, aussi décide-t-il de la laisser provisoirement dans le box de Joaquin. Il reviendra la chercher, le temps de trouver une solution ...

Sylvestre, 7 ans,est un petit belge adopté par une latino américaine, doña Ileana qui fait bien peu de cas de lui. La famille fait partie de la population favorisée de la ville. Le plaisir de Sylvestre ? Parcourir le boulevard de los americanos à poney, se confronter aux autres enfants et vivre les histoires qu'il imagine, jusqu'à l'accident ...

Armando a engagé un avocat, "un avocangster" comme on dit ici, un de ceux qui peut trouver une solution à une situation aussi complexe que la sienne. Se cacher, faire le mort, laisser son ami Joaquin se débrouiller avec la voiture et attendre. Pourtant l'inspecteur Rastelli sait très bien de quoi il retourne et des pistes il n'en manque pas « des dizaines de milliers de Guatémaltèques participaient à l'obscur commerce de l'information. N'importe lequel de vos amis ou n'importe laquelle de vos connaissances était ou pouvait être un indic. ». 

On découvre alors que l'accident n'en est peut-être pas un, que le père de Sylvestre trempe dans des trafics en tous genres et que le gamin lui-même fait partie des Pierres enchantées , une bande de gamin des rues.«Sur les murs de certaines maisons luxueuses, surmontés de fil de fer barbelé, on peut lire : Bouddha creux (homosexuel) ; Pierres enchantées (nom d'une redoutable bande d'enfants) ; Satan vit, mais Gerardi ­ martyr local de la mémoire historique ­ est mort.»


En vrac et au fil des pages ...

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Voici un court roman dont je ne sais que penser. Il faut dire que je ne connaissais pas l'auteur, Rodrigo Rey Rosa dont je découvre la plume. Ici on ne s'embarrasse pas de psychologie des personnages. Les faits, rien que les faits . Apparait ainsi le portrait d'un pays où il ne fait pas bon vivre et que l'auteur connait bien, précisons-le tout de suite ! Corruption, trafic, gamins des rues, délation, drogue, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ces 144 pages un polar noir. Pourtant je ne le classerai pas dans cette catégorie car le récit encadrant est particulier et livre un autre regard sur ce qui nous est raconté. On ne sait qui parle dans le prologue et l'épilogue mais l'on se dit que ce témoignage est forcément en lien avec le récit central. C'est une description sans concession, comme si l'auteur estimait ne pas avoir à justifier son point de vue en nous livrant ce qu'il connait bien.

Le lecteur sera donc surpris par la réaction des personnages, le peu d'émotion et entrera ainsi de plein fouet dans une ambiance à des années lumière de ce que nous connaissons. C'est un constat de la violence qui règne au Guatemala, d'un régime politique dans lequel l'organisation militaire prédomine. Pas de solution pour en sortir, juste un regard.

Les personnages baignent dans un système où la justice ne fait pas loi. Je dois reconnaitre que Rastelli est particulièrement bien campé : laid, lui-même hors la loi, il ne se soucie que de lui-même et en devient proprement détestable. Il représente en revanche le rejet du pays qui l'a vu naitre.Il est probablement le plus désenchanté de tous.

La plume est donc acerbe, les phrases la plupart du temps courtes, sans fioriture, style qui colle parfaitement à l'intrigue. Le déroulement du récit révèle la corruption jusque dans l'adoption de l'enfant dont on découvre finalement la vie, bien loin de ce qu'elle aurait dû être au sein d'une famille aisée. On ne sait à qui se fier dans le roman comme dans la vie guatémaltèque. Rodrigo Rey Rosa alterne dans les chapitres les points de vue et dresse ainsi le portrait d'une société malade, gangrénée plutôt, où l'espoir est peu présent .

Le récit se lit vite, comme une nouvelle et l'on en ressort troublé. un récit court et désenchanté. Pari réussi pour l'auteur.

A découvrir.

Merci aux éditions Folio et à Livraddict pour ce partenariat.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 14:56

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La Scène des souvenirs, Kate Morton, éditions Presse de la cité, 2013, 550 pages

Genre : roman

Thèmes : seconde guerre mondiale, Londres, amour, amitié, trahison, souvenirs, deuil

 

L'auteur en quelques mots ...

Je vous invite à retrouver la biographie de kate Morton sur mes précédents billets

Les heures lointaines

Le jardin des secrets

Les Brumes de Riverton

 

L'histoire :

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Greenacres, 1960. Laurel a réussi à échapper à la vigilance familiale pour se réfugier dans sa cabane, son refuge. Là, elle peut tranquillement rêver au garçon dont elle est amoureuse, Billy. Dans quelques minutes elle ira chercher le couteau d'anniversaire, celui sans lequel le rituel familial ne serait pas le même. Car c'est l'anniversaire de Gerry, le bébé comme on l'appelle affectueusement dans la famille Nicolson. Mais pour l'heure elle veut profiter ce l'instant. Voyant passer sa père Dorothy, elle descend de sa cabane et se trouve confrontée à une étrange scène : un individu s'est introduit dans la propriété et s'approche de Dolly et du bébé. Qui est-il ? Que leur veut-il alors que peu de gens s'aventurent jusque là ? Il semble connaitre sa mère et celle-ci parait effrayée. C'est alors que Laurel aperçoit le couteau, dans la main de Dorothy ... mais il est trop tard.

Des années plus tard, Dolly est en fin de vie. Laurel que le souvenir de ce jour maudit n'a jamais quittée, tente de reconstituer le puzzle de la vie de sa mère. Devenue une actrice renommée, elle s'aprête à faire une pause, elle qui ne s'est jamais arrêtée, pour rejoindre ses soeurs et son frère Gerry que les souvenirs très flous d'une enfance troublée par un événement dont on n'a plus jamais parlé on conduit à se replier dans son monde. Une photo, des bribes de souvenirs, quelques paroles proférées par sa mère dans un demi sommeil, il ne lui en faut pas plus pour se lancer dans une quête qui pourrait la libérer de ses cauchemars et qui révèlera bien plus que ce qu'elle soupçonnait.

Londres pendant le Blitz. Jimmy est photographe et arpente les rues dévastées, Dolly est employée auprès d'une riche lady et se rend utile au sein du service volontaire féminin en distribuant de la soupe. Tous deux rêvent d'un avenir idéal qui leur permettrait de laisser leur amour s'épanouir. Elle est pétillante, il se damnerait pour elle ...

 

En vrac et au fil des pages ...

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Je pense pouvoir dire que ce roman de Kate Morton est le plus réussi, aussi est- il un coup de coeur. L'écriture me semble plus aboutie, la narration fluide comme d'ordinaire mais l'intrigue est travaillée jusqu'au dévoilement final. Il faut arriver à la dernière page pour que nous soit révélé le dénouement, et quel dénouement ! Quelques pages avant la fin j'ai compris, mais quasiment en même temps que Laurel, ce qui est assez fort.

Au premier abord l'on se dit que Kate Morton réutilise ses vieilles recettes : un secret de famille en partie dévoilé à l'occasion de la fin d'un proche, une enquête menée par un membre de la famille. Ici pourtant tout ne coule pas de source et les personnages sont attachants, dépeints avec exactitude et en même temps c'est ici que réside la clé du roman, dans ces descriptions qui nous trompent. Londres bombardée est une ville qui recèle bien des dangers. Pourtant l'on se prend à suivre Dolly et ses 16 ans dans les lieux festifs qui font oublier la guerre le temps d'une soirée. Le rationnement, la vie simple et sans cesse en alerte mais aussi l'entraide sont amenés avec émotion. Les données historiques de fonds enrichissent la narration.

L'émotion , justement, est présente tout au long du roman, dans les rapports mère-enfants, dans les amours impossibles, dans les petits moments si bien décrits. Les personnages ne sont pas ce que l'on croit et la Dolly que l'on trouvait si pétillante se révèle sous un jour nouveau qui nous fait douter. Le récit porte donc aussi sur le pouvoir de l'imagination, celui qui nous induit en erreur, nous pousse dans la mauvaise direction ou nous permet de réaliser nos rêves .Difficile d'en dire davantage sans dévoiler le secret aussi je vous laisse lire ce récit passionnant.

 


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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 05:25

 

Aujourd'hui je vous emmène dans le Tarn, notre balade d'hier, dans le petit village de mes grands-parents paternels : Labastide Rouairoux. Comme tout ancien village textile, il est aujourd'hui bien moins peuplé. Pourtant j'ai constaté un bel effort pour moderniser certains lieux, redonner du peps à d'autres. Il faut dire que c'est un passage pour se rendre vers d'autres destinations ( St Pons de Thomières puis Béziers) et donc une étape touristique. De nombreuses maisons sont à vendre et l'on se souvient avec nostalgie d'une époque pas si lointaine où il y avait plus de vie. Mais cela reste pour nous un lieu sacré ;)


Petite promenade au coeur de la montagne noire ...

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Belle journée ! 

 

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