Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 14:00
Petits bonheurs # 6

Les petits bonheurs seront désormais hebdomadaires,

une façon de revenir sur les belles choses, les moments de partage et autre délectation de la semaine.

De gentils mots qui félicitent et récompensent une écriture qui me tient à coeur, Ma vie, je la danse. Cette année j'essaie de participer à des ateliers d'écriture, je griffonne aussi quelques pages à la maison. Cela fait plaisir de voir que le style plait.

 

Un autre commentaire agréable, de la part de la rédaction du magazine La Page des libraires. J'apprécie ce magazine et suis heureuse d'avoir pu le présenter. Que ce billet soit apprécié me fait plaisir.

 

Un pique-nique qui nous a rappelé les rendez-vous créoles réunionnais. Un petit air de printemps avec ce beau soleil en bord de Dordogne.

 

Petits bonheurs # 6
Petits bonheurs # 6
Petits bonheurs # 6

Un sourire pour les attitudes et pitreries de Câlinette, notre chat, qui adore les petits espaces et ne peut vivre sans les enfants ( ici elle guette patiemment leur retour).

Petits bonheurs # 6
Petits bonheurs # 6

Partager cet article

Repost 0
Published by unchocolatdansmonroman - dans petits bonheurs quotidiens
commenter cet article
27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 08:31
Damné, tome 2 Le fardeau de Lucifer, Hervé Gagnon

Damné, tome 2 Le fardeau de Lucifer, Hervé Gagnon, éditions Hugo romans, 2013,427 pages

Genre : fiction historique

Thèmes : cathares, Montségur, Toulouse, secret, Templiers, Croisades, hérésie

 

L'auteur en quelques mots ...

Retrouvez la biographie de Hervé Gagnon sur le premier tome de la saga.

 

 

Attention, si vous entrez à peine dans la saga, ne lisez que le résumé, les commentaires "en vrac et au fil des pages" révèlent une partie de l'intrigue ! 

L'histoire :

 

1210.Gondemar de Rossal, admis au sein de l'ordre des Neuf, a donc reçu la révélation de la Vérité. Ebranlé par cette nouvelle, lui qui a toujours suivi l'enseignement chrétien du père Prelou, il ne sait quoi penser. Il comprend cependant que tout est lié et que la mission confiée par Métatron l'a placé sur la voie, "tu devras protéger la Vérité et l'empêcher d'être détruite par ses ennemis jusqu'au moment où l'humanité sera prête à la recevoir ". Conscient que la croyance sur laquelle repose l'Eglise catholique est infondée, il commence à percevoir les choses autrement : l'intérêt de la croisade contre les hérétiques qui détiennent la Vérité, les massacres à seule fin d'empêcher la révélation...

Désormais il comprend l'action de Hugues de Payns en Terre Sainte et la création de deux ordres possédant chacun une partie de la Vérité.

Au sein de Montségur, il trouve le repos de l'esprit auprès de Pernelle, sa fidèle amie, Bertrand de Montbard, son maître d'arme qui a su tisser avec lui une relation fraternelle et les membres de l'ordre ,en qui il découvre loyauté et fidélité. Guidé par Esclarmonde de Foix, il admet que "l'Eglise est une chose et la foi une autre" et que Jésus ne doit pas être renié. Pourtant Gondemar a été confronté aux pires horreurs et en a lui-même commis, ce qui lui est sans cesse rappelé comme l'indiquait la prophétie de Métatron " ta conscience te poursuivra".

Ses convictions sont heurtées lorsque son maitre et ami, Montbard, grièvement blessé lors d'un entrainement, perd sa jambe. Dès lors un nouveau membre doit être intronisé. Lui apparaissent dans toute leur complexité et leur cruauté, les règles de l'Odre du Temple. Un homme diminué ne saurait plus protéger la Vérité et doit être exécuté afin que l'on s'assure que rien ne sera révélé. Gondemar , découvrant in extremis le sort réservé à son mentor, ne peut qu'intervenir.

Pendant que le Magister, Ravier, se meurt de la maladie qui le ronge, un complot agite Montségur : les documents révélant la Vérité ont disparu. Seuls Gondemar et deux autres disciples possédaient la clé de la cassette scellée. Une enquête s'ouvre sur fond de suspiscion, chacun épiant les faits et gestes de ses camarades. L'issue en sera plus qu'étonnante pour Gondemar.

Contraint de partir pour Toulouse à la recherche du Cancellarius Maximus, le seul à connaitre l'emplacement de l'autre partie de la Vérité, il découvre que les Croisés de Simon de Montfort s'apprêtent à assieger la cité. Il ne sait ce que lui réserve l'avenir mais doit oeuvrer pour le salut de son âme. Interpelés par son attitude, ses amis, Ugolin et Pernelle, lui imposeront leur présence. Pourtant, devant les portes de la cité toulousaine, la révélation qui les attend ébranlera à nouveaux leurs certitudes. 

 

En vrac et au fil des pages ...

(La basilique Saint-Sernin de Toulouse ; édification achevée au xiie siècle, alors que la région

était agitée par la lutte contre l'hérésie cathare.)

 

Message à l'attention des éditeurs : cessez de dévoiler l'intrigue en quatrième de couverture ! Quelle déception de lire ce qui sera le noeud de l'intrigue, l'intérêt du roman. C'était déjà le cas dans le premier tome mais là ... pfff !

***

Si c'est encore possible, le second tome est plus captivant encore que le premier. Gondemar fait désormais partie des neuf membres de l'Ordre du Temple et s'apprête à vivre une série d'événements plus troublants les uns que les autres.

Devenu Magister par un concours de circonstances qu'il n'attendait pas, il voit dans cette mission l'opportunité de sauver son âme. Mais la violence se mêle toujours à la foi et c'est à Montségur que commence l'aveuglement de notre héros .

Je me suis montrée incrédule au départ, à l'annonce du nouveau statut de Gondemar. En effet, l'ordre des neufs ne comportait avant son arrivée, que des descendants d'illustres familles cathares, elles-mêmes détentrices de la Vérité. Je me suis posé la question de la crédibilité de ce choix de l'auteur. Par la suite, ce dernier a su me convaincre en mêlant fond historique et prophétie faite à Gondemar, notamment la référence à Lucifer, ange déchu. Le fait que le personnage doute constamment comme nous, aide aussi à faire confiance à l'auteur.

Après Béziers, c'est le siège de Toulouse qui nous est ici décrit dans le détail. Simon de Montfort se révèle alors dans toute sa cruauté et l'on ne peut que cautionner les actes de Gondemar, bien qu'il réagisse encore là comme l'homme blessé qui a commis l'irréparable dans le premier tome. Les descriptions sont ici bien pires que dans le premier tome ! j'avoue, là encore, être passée rapidement sur le sort réservé au traitre.

L'amitié tient une grande place dans cet opus et les personnages gagnent en maturité et en complexité. Il fallait bien que l'amour s'en mêle, aussi le récit prend-il une orientation à la fois plus émouvante et plus poignante. L'intrigue, centrée sur deux éléments : le loup dans la bergerie et la révélation du cancellarius Maximus, alterne temps d'action et passages plus doux dans lesquels on entrevoit l'espoir que notre damné soit réintégré parmi les bons hommes. Mais l'auteur garde sous le coude quelques obstacles de taille , nous rappelant que rien n'est jamais acquis.

On découvre une famille unie, dont est issue Esclarmonde : les Foix. Raymond Roger de Foix, son fils Bernard Roger, sa fille Cécile de Foix, sont au coeur du récit. Le visage ambigüe et détestable du Comte de Toulouse qui assure ses arrières en complotant avec l'ennemi pour mieux se retourner contre lui le moment venu, de laisse pas de dégoûter le lecteur.Pourtant c'est la figure du Cancellarius Maximus qui crée le mystère et l'on a hâte de connaitre son identité ( ce qui nous sera révélé à la toute fin !).

J'ai apprécié de me retrouver au coeur de Toulouse, autour de la basilique Saint Sernin alors en construction, d'arpenter les rues et ruelles et découvrir les murailles qui l'entouraient alors. Là encore, les recherches de l'auteur permettent de découvrir un fond historique parfaitement respecté entre les mailles duquel il brode une intrigue et une romance ( une fois n'est pas coutume et puis cela compense le déchainement de violence de certains passages !).

J'ai hâte de découvrir les deux tomes restants, espérant qu'il ne dillueront pas l'intrigue et seront pertinents.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by unchocolatdansmonroman - dans saveurs littéraires
commenter cet article
26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 18:02
Damné, Tome 1 : l'Héritage des cathares, Hervé Gagnon

Damné, Hervé Gagnon, tome 1: l'Héritage des cathares, éditions Hugo et Cie, 2012, 428 pages

Genre : fiction historique

Thèmes : Cathares, Vérité, Croisés, Templiers, foi, guerre, enfance, apprentissage

 

L'auteur en quelques mots ...

 

 

Damné, Tome 1 : l'Héritage des cathares, Hervé Gagnon

Hervé Gagnon, né en 1963 à Chicoutimi (Canada), a enseigné l'histoire et la muséologie dans diverses universités. Depuis 2000, il a écrit seize romans pour la jeunesse, dont plusieurs ont été primés. Il est l'auteur de la très populaire saga Le Talisman de Nergal. Sa série Damné, adressée aux adultes, a comme toile de fond la croisade contre les Cathares au début du XIII e siècle. Sa nouvelle série, Malefica, dont les deux premiers tomes ( La Voie du livreet La Voie royale) ont paru en 2014 chez Hugo Roman, se penche sur les heures sombres de l'Inquisition et le sort des femmes guérisseuses. Le troisième volume, La Voie du sang, paraît en février 2015 chez le même éditeur. (source Babelio)

L'histoire :

 

Parce qu'il est né voilé, Gondemar de Rossal est condamné d'avance à être considéré comme l'incarnation du diable. Son père, seigneur de faible envergure, qui traite bien ses sujets mais ne sait défendre son domaine, ne le tolère que parce qu'il assure sa descendance. Les conditions de vies difficiles, les mauvaises récoltes, la famines, semblent l'accuser. C'est donc une enfance douloureuse que subit Gondemar, chez qui le besoin de reconnaissance va vite laisser place à une haine sourde.

La seule personne qui trouve grâce à ses yeux, alors que les garçons du village le rejettent et l'insultent, est Pernelle, jeune femme boiteuse, au visage ingrat, qui devient rapidement son unique amie. Aussi, lorsqu'elle est victime d'un outrage sous ses yeux et qu'il ne peut la défendre faute de compétences, Gondemar laisse-t-il libre court à la rage qui l'étreint. Si son père n'est pas capable de défendre Rossal, il le fera. "Toute ma courte vie, j'avais eu à porter le stigmate de ma naissance. J'avais enduré la méfiance et la haine. J'avais payé pour un crime que je n'avais pas commis (...) C'était fini. Désormais, puisque le monde ne voulait pas de moi, je le rejetais".

Fort de cette décision, il suit assidûment l'enseignement prodigué par Bertrand de Montbard, ancien Templier, chevalier du Christ et désormais maitre d'arme ,que le seigneur de Rossal a engagé afin de défendre les lieux. Alors que Pernelle ne souhaite plus le voir, la tristesse se mêle à la rancoeur et Gondemar saisira sa chance en se vengeant de l'affront contre les brigands qui étaient venus semer la terreur.

Ce faisant, il ne sait les foudres qu'il abat sur la seigneurie et dont l'issue sera fatale à de nombreux innocents ... et à lui-même.

Désormais damné, Gondemar est contraint à errer, seul, jusqu'à ce que la Vérité lui soit révélée et qu'il accomplisse la mission qui pourra peut-être lui accorder le Salut.

C'est dans ces circonstances dramatiques, qu'engagé auprès des Croisés, il portera assaut contre les cathares , jugés hérétiques, à Béziers, se faisant ainsi le bras d'Arnaud Amaury, légat du pape, au nom de "Tuez-les tous, Dieu reconnaitra les siens !". Pourtant, se réveillant à Cabaret au milieu de ceux qu'il est venu combattre, il découvrira que la vie réserve bien des surprises et qu'il n'y a peut-être pas de hasard en ce monde ...

 

En vrac et au fil des pages ...

(Cabaret)

Voici une série à laquelle on peut vite devenir accro !

Dans un style à la fois fluide et richement documenté, Hervé Gagnon nous plonge au coeur de l'épopée cathare, à la suite d'un anti-héros à la fois rebutant et attachant : Gondemar de Rossal.

Les premières pages laissent le lecteur perplexe : nous apprêtons-nous vraiment à suivre l'aventure d'un assassin, d'un damné ? C'est en effet à travers son regard et donc à la première personne, que l'histoire nous est contée.

Les effets d'attente sont ménagés avec succès et nous contraignent à nous remettre en question : qu'attend-on ? Sera-t-il puni ? Mais alors que l'on croyait la route toute tracée ,l'auteur ne se lasse pas de créer des rebondissements.

il est difficile de parler des cathares sans réinvestir quelques approximations qui ont été véhiculées à travers d'autres écrits. Aussi ai-je été surprise de l'érudition de l'auteur qui, sans que cela ne devienne un documentaire indigeste, parvient à distiller des informations justes et intéressantes sur les cathares, leurs rites, leur vie quotidienne. Tout cela permet un côté visuel qui permet au lecteur de plonger dans l'aventure en n'ayant aucun mal à imaginer les lieux, l'habillement, les détails sur les soins, l'alimentation ...etc. On en apprend aussi beaucoup sur les Parfaits, leur rôle, leur dévouement et sur le fait que le corps ne serait qu'une enveloppe dont il faut se détacher et qui n'a que peu d'importance. Leur croyance les amène à penser que Jésus était tout simplement un homme et qu'il avait épousé Marie Madeleine, fondant une famille. L'idée que le diable soit une créature de Dieu qui se serait révoltée, les pousse à penser que les âmes sont libres d'exercer le Bien ou le Mal.Pour eux, la vénération du crucifix ne se justifie donc pas. 

Bien entendu la période se prête à la violence et elle apparait d'emblée à travers les sévices subis par Pernelle, la vengeance cruelle de Gondemar que l'on ne peut cautionner et qui lui sera d'ailleurs reprochée tout au long de ce premier tome, les assaut des croisés.

L'amitié qui est ici décrite prend une grande importance et l'on s'attache autant à Pernelle qu'au maitre d'arme, Bertrand de Montbard, pourtant bourru, qui ne se lasse pas de blasphémer ! J'ai particulièrement apprécié ce personnage qui devient en quelques sortes, la conscience de Gondemar et peut-être le père qu'il aurait aimé avoir, dur mais juste.

On retrouve dans ce premier tome une reflexion poussée sur la foi, les croyances de chacun, mais elle est faussée par le statut de l'Eglise qui ,en ce XIII°S, domine avec à sa tête le pape Innocent III. La violence est présente de tous côtés mais on ne peut que souscrire à la vision cathare. L'auteur sait nous la rendre sympathique, il est vrai, en soulignant le déchainement de haine des chétiens, Croisés en tête. La complexité des ordres devient claire sous sa plume . pourtant il touche à un sujet qui a fait polémique : les Templiers se tiennent aux côtés des hérétiques contre les Croisés, bien que n'ayant pas tous embrassé la foi cathare mais pour protéger l'innoncence et la Vérité. Ce point est parfois contesté par les historiens. Mais qu'importe, ici le parti pris est intéressant. Il est pourtant vrai que les Templiers et les Hospitaliers ne prirent quasiment pas part au massacre des cathares.

On touche ici le point crucial du roman , qui sera révélé à Gondemar un peu plus tard. La fameuse Vérité que les cathares auraient refusé de révéler même sous la torture. Hervé Gagnon a su exploiter ce filon afin de rendre à la fois crédible et intriguant le récit. C'est un peu comme la quête du Graal sur laquelle on a beaucoup glosé. ll faut reconnaitre que dès lors qu'on touche à un tel secret, le lecteur ne peut qu'être happé.

Une histoire addictive qui m'a poussée à poursuivre ma lecture avec le tome 2, d'autant que je me retrouve en terre connue puisqu'originaire du Sud et connaissant bien les places fortes dont il est question ( Montségut, Qéribus, Cabaret ...). ici on esquisse à peine le portrait de Simon de Montfort et Gondemar apprend à connaitre de grandes figures du catharisme, comme Esclarmonde de Foix qui prend vie sous la plume d'Hervé Gagnon, ce qui est sympathique car l'Histoire a retenu peu de choses de cette Parfaite.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by unchocolatdansmonroman - dans saveurs littéraires
commenter cet article
24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 12:25
Les pages que j'aime # 1 La Page des libraires

Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de vous présenter les magazines qui me sont chers et font partie de mon quotidien, ceux qui m'inspirent aussi et, il faut bien le dire, contribuent à augmenter dangereusement ma Pile à Lire !

 

Pour ce premier billet je remercie le forum Livraddict qui a mis en place un partenariat original, ainsi que le magazine La Page des libraires pour l'envoi de ce numéro.

 

La Page des libraires est un magazine fait par des libraires, premier point important. C'est ce que j'apprécie dans ces pages, des avis nuancés, subjectifs, marqués par la personnalité qui nous recommande ces lectures. Une communauté de 1200 libraires indépendants l'animent.

"1200 libraires du réseau PAGE lisent sur épreuves (c'est-à-dire avant parution), donnent leurs avis, écrivent des chroniques et recommandent les titres à paraître. Ce sont eux également qui interviewent les auteurs et montent les dossiers thématiques."

 

Distribuée par La Générale du Livre, La Pages des libraires parait tous les deux mois.

 

Concrètement, comment fonctionne le réseau ?

 

Page des libraires réunit à Paris, en amont de chaque publication, un comité de rédaction d’une dizaine de libraires venus de toute la France. Lors de cette journée d’échanges, les libraires passent en revue les programmes de chaque maison d’édition et établissent une présélection d’environ 300 titres à paraître.

Vient ensuite le temps de la lecture. Chaque titre présélectionné par le comité de rédaction est mis en lecture, sur épreuves, auprès de quatre libraires appartenant au réseau. Un titre doit être soutenu au minimum par un libraire pour figurer dans Page. Au final, environ 150 titres sont retenus et chroniqués par les libraires.

Le travail de fond réalisé par les libraires (rémunérés à la pige) nourrit le contenu de Page six fois dans l’année, suivant le rythme de la production éditoriale.

(source http://www.pagedeslibraires.fr/animation-reseau-page.html)

Ma petite librairie bergeracoise , La colline aux livres, fait partie du réseau ! La librairie Privat à Toulouse aussi ( ça c'est mon adolescence).

 

Ce que j'apprécie dans ces pages ?

 

C'est un petit plaisir de lire les chroniques et de découvrir en bas de page un libraire que l'on connait et apprécie. Car tous les articles sont ici rédigés par des professionnels du livre qui souhaitent transmettre leur intérêt pour tel ou tel ouvrage.

Dans le numéro de Décembre 2015 j'ai ainsi pris plaisir à lire un article de Coline Hugel ( la librairie La Colline aux livres à Bergerac) sur William Boyd. Quelques temps auparavant elle m'avait révélé qu'il vivait en Dordogne, ce que je ne savais absolument pas, et que la librairie l'avait reçu et le recevrait encore cette année ( il faut bien dire que c'est suite à cette conversation que j'ai acquis la plupart des livres de William Boyd en poche, en vue d'une prochaine rencontre, merci Coline !).

Les pages que j'aime # 1 La Page des libraires
Les pages que j'aime # 1 La Page des libraires

La variété ainsi véhiculée à travers ces quelques pages est grande, du polar à la BD en passant par le roman contemporain, les classiques ou les récits Jeunesse.

La Page c'est aussi une sélection de titres participant à des concours , des prix, avec des avis en avant-première. Pour ne donner qu'un exemple, le réseau des libraires participe désormais à la sélection du Prix du style (grand prix de la rentrée littéraire d'automne).

J'aime les clins d'oeil proposés aux lecteurs " fantaisistes ", "amateurs de voyages immobiles " ou encore "licencieux" ! Des idées lecture ou cadeau qui promettent de bons moments. Les bons mots et petits rires sont présents, selon la plume qui rédige ces avis toujours argumentés.

La Page des libraires semble apprécier les illustrations, les imprimés car fait la part belle aux albums, BD et autres livres illustrés. C'est grâce à eux que j'ai découvert une version illustrée de Charlotte de Foenkinos. De là à glisser vers les Beaux Livres il n'y a qu'une page et les artistes ont la parole.

Certains libraires procèdent par thématiques, présentant plusieurs ouvrages, d'autres parcourent une exposition. La variété je vous dis ! 

Les grands noms de la librairie sont bien là, ainsi que bien d'autres qui nous donnent aussi des repères et dont on poussera la porte un jour, peut-être, en passant dans telle ville.

 

Les pages que j'aime # 1 La Page des libraires

Petit coup de coeur pour le coin jeunesse qui regorge de pépites et dans lequel j'ai pioché allègrement. L'article "ça swingue dans noe oreilles" nous oriente vers des livres musicaux que je n'aurais sans doute pas relevés : Mr Gershwin ,les gratte-ciel de la musique de Susie Morgenstern ou encore la collection Giboulées de Gallimard jeunesse. "pour bien parler de la musique il faut la replacer dans son époque", je suis bien d'accord.

Evidemment on n'en ressort pas indemne, aussi me suis-je précipitée sur  le livre de Marion Godfroy, A la Table de Nicolas Le Floch, je trépigne d'impatience à l'idée de le recevoir.

Les pages que j'aime # 1 La Page des libraires
Les pages que j'aime # 1 La Page des libraires
Les pages que j'aime # 1 La Page des libraires
Les pages que j'aime # 1 La Page des libraires

Un prochain magazine dans Les pages que j'aime # 2 ... un peu de patience ! 

Partager cet article

Repost 0
Published by unchocolatdansmonroman - dans les pages que j'aime
commenter cet article
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 12:24
Confessions d'un automate mangeur d'opium, Fabrice Colin,Mathieu Gaborit

Confessions d'un automate mangeur d'opium, Fabrice Colin, Mathieu Gaborit, éditions Le serpent à plumes, 2003, 424 pages.

Genre : uchronie, steampunk

Thèmes : amour, technologie, Paris au XIX°S, automates, immortalité

 

Les auteurs en quelques mots ...

 

Mathieu Gaborit, né le 25 août 1972, est un écrivain français, auteur de romans de fantasy et de science-fiction. Rôliste, il a collaboré au magazine Casus Belli, ce qui a contribué à le tourner vers l'écriture (comme cela a été le cas pour d'autres écrivains français de fantasy, par exemple Fabrice Colin). Il est également l'auteur d'un jeu de rôle steampunk peu connu, Ecryme, et a collaboré au jeu de rôle Agone, adapté de son roman le plus célèbre, Les Chroniques des Crépusculaires. (Wikipedia)

Ses écrits : -Les Chroniques des Crépusculaires, Éditions Mnémos (collection Légendaire), cycle de fantasy en trois tomes

-Abyme, Éditions Mnémos (collection Légendaire), en deux tomes

-Bohème, Éditions Mnémos (collection Science-Fiction), cycle steampunk en deux tomes

-Les chroniques des Féals, éditions Bragelonne, une trilogie de fantasy

-Faery City (2007), éditions La Mascara, roman graphique fantastique illustré par Amandine Labarre.

-Le Vitrail de jouvence, Fleuve Noir, 1998.

-nouvelle Chronique du soupir (2011), Éditions Le Pré aux clercs.

-D'une rive à l'autre (2012), Éditions Actusf.

 

Fabrice Colin, né le 6 juillet 1972 à Paris, est un écrivain français qui s'est d'abord fait connaître par ses textes relevant des littératures de l'imaginaire, fantasy et science-fiction, avant d'élargir son champ d'action et de se tourner vers le polar et la littérature générale.

Il est l'auteur de nombreux romans pour adultes, romans pour la jeunesse, nouvelles et scénarios de BD, ainsi que de dramatiques radiophoniques pour Radio France. Depuis avril 2014, il est également directeur éditorial des éditions Super 8.

D'abord rédacteur de jeux de rôle, pigiste puis collaborateur de la revue Casus Belli, il publie son premier roman Neuvième cercle en 1997 sous l'impulsion de Stéphane Marsan. Il s'est depuis illustré dans de nombreux domaines des littératures de l'imaginaire (quatre fois lauréat du Grand prix de l'Imaginaire), écrivant pour la jeunesse (Les enfants de la lune, Projet oXatan, La Malédiction d'Old Haven) aussi bien que pour les adultes (Dreamericana, Or not to be, Kathleen, etc.). Blue Jay Way, paru en 2012 aux éditions Sonatine, marque la première incursion de l'auteur dans le genre du polar, et un tournant dans sa carrière. (Wikipedia)

L'histoire :

« Du fond de l’âme. Une confession du fond de l’âme afin de libérer ces démons qui rongent mon crâne. Les vomir, les arracher à mon cœur. Je veux ... Je veux être semblable à cet homme, là, juste devant moi qui boit son café du bout des lèvres. Ou à cet autre qui vient d’entrer, le front en sueur d’avoir marché sous le soleil. Qui suis-je, à présent, pour me comparer à ceux qui furent mes semblables ? Un sang noir ruisselle entre mes doigts, des voix impies murmurent dans mon crâne ... Seigneur, que suis-je devenu ? Je ne guette pas votre miséricorde, ni même votre pitié. À présent, je puis siéger au côté du Diable et devenir son confesseur. Mais pour l’heure, je n’ai pas encore longé les rives du Styx. » Prologue

 

1889. Dans le Paris du XIX°S bruissant de nouvelles inventions fonctionnant à l'éther, cette substance incroyable qui semble pourtant receler des effets secondaires fâcheux, Margo est une jeune actrice de talent qui se produit sur scène dans le rôle de Juliette. Consciente de sa beauté, elle attire le regard des hommes. C'est pourtant vers les femmes que vont ses penchants, même si elle le cache en société.

Apprenant que sa meilleure amie s'est tuée en tombant d'un aérocab, Margo n'aura de cesse de découvrir la vérité sur ce qu'elle estime ne pas être un suicide. Son amie était en effet une jeune femme épanouie et amoureuse qui n'aurait pu finir ainsi. C'est donc qu'on l'a poussée. Peut-être le poème retenu dans sa main lors de sa chute la mettra-t-il sur la voie.

Se confiant à son frère Théo, scientifique engagé auprès de malade dans l'unité d'un hôpital psychiatrique, le Panoptique, elle éveille son intérêt par ce poème qu'il croit reconnaitre. Refont surface alors des souvenirs d'un patient qui s'adonnait à la poésie et dont il entreprend de retrouver trace dans les archives. Pourtant ,quelle n'est pas sa surprise en constatant que tout document relatif à Owen Haterley s'est étrangement volatilisé.

Il n'en faut pas davantage pour que frère et soeur se lancent dans une enquête qui va les mener bien eu-delà de leurs attentes. Théo, persuadé depuis longtemps des effets de l'éther sur le cerveau humain, penche pour un lien entre cette substance et le meurtre d'Aurélie. Dans un monde où les automates sont eu coeur de la vie humaine, certains d'entre eux seraient, dit-on, dotés de conscience et de sentiments. C'est ce que pense le père de la défunte Aurélie, persuadé qu'une telle invention a tué sa fille.

Quel lien établir alors entre une jeune femme, un poète fou et décédé et un automate ?

 

En vrac et au fil des pages ...

 

Nous voici plongés en pleine Exposition universelle, dans le Paris du XIX°S agrémenté de quelques engins volants et autres expérimentations scientifiques qui nous guident dans l'univers steampunk de Mathieu Gaborit et Fabrice Colin.

Les deux auteurs ne se contentent pas d'un univers mêlant le XIX°S et le futurisme. Ils explorent aussi à fond ce siècle en convoquant des figures emblématiques, comme Sarah Bernarhdt, le comte Villiers de l'Isle Adam, auteur des Contes Cruels et l'Eve future ( dans laquelle il évoque d'ailleurs les automates ou "andréides"), mentor du personnage d'Owen Haterley, que l'on prend plaisir à entendre et à voir , même s'il est ici diminué et en fin de vie. Il prend sa juste place dans un récit qui met en avant l'irréel. La Reine Victoria fait une apparition et clot le récit lors d'un gala à la Tour Eiffel, donnant un côté victorien à ce roman dans lequel les tenues vestimentaires des dames sont décrites par le menu (c'est l'instant mode !). On appréciera son flegme !

Le style est fluide et l'intrigue bien menée ,même si j'ai regretté de trop nombreux dialogues par rapport au récit. Il me semble que cela crée un décalage entre l'érudition et le style abouti du récit et l'aspect plus naif des parties dialoguées. Mais ce n'est que mon ressenti. Pour autant on ne perçoit pas le travail de l'un et de l'autre des auteurs, ce qui donne une harmonie, pas de rupture donc .

Les personnages sont bien campés bien qu'en opposition : Margo semble plus naive ou ingénue, n'hésitant pas à se jeter dans la gueule du loup par manque de reflexion. C'est cependant une femme forte qui revendique ses penchants sexuels. Théo raisonne en scientifique et ne se laisse pas emporter par ses passions. Ses théories sur l'éther sont au coeur du roman. Ces deux héros éprouvent une passion fusionnelle l'un pour l'autre si bien que cela donne un petit côté " toujours à la limite" dont on ne sait que penser ...

Petit bémol, mais je ne peux en dire trop, le prologue nous aiguillait sur la piste d'un automate doué d'intelligence, de sentiments, que l'on s'attend à retrouver plus tôt dans le récit. Sa façon de s'exprimer au début laisse entendre qu'il tiendra peut-être plusieurs chapitres et fera entendre sa voix. Pourtant il n'en est rien et, même si nos deux héros sont sympathiques, je pense que ce personnage aurait pu donner une autre dimension au roman. Il est en effet intriguant et je dois dire que l'on ne perd pas de vue ce prologue tout au long de la lecture.

Je dirais que l'intérêt de ce récit tient aux descriptions fines de Paris qui nous permettent d'imaginer sans peine aéronefs et autres aérocaphes, zeppelins, moyens de communication futuristes.Metropolis, cité du futur ferrugineuse, happe le lecteur par ses tours infinies. On ressent le vertige de Margo lorsqu'elle la traverse en aérocab. Paris, mélange d'art et de progrès comme la présentent les auteurs, n'est pas en reste; s'y cotoient le fer, le verre et l'electricité.

C'est donc un récit agréable qui a le mérite d'être bien écrit et de faire voyager le lecteur ... dans le temps.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by unchocolatdansmonroman - dans saveurs littéraires
commenter cet article
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 04:35

Cette semaine c'est Sabariscon qui nous confie une photo prise sur l'Ile Maurice, pour l'atelier d'écriture de Leiloona. J'y réponds avec plaisir car elle me rappelle bien des choses, des rencontres faites sur l'ile de la Réunion où nous vivions voilà encore quelques mois.

Ma vie, je la danse ...

Je te regarde, petite mère.

Je sais où tu te rends, ce matin, de ton pas fragile. Je connais la divinité que tu invoques, à laquelle tu te remets et que tu vénères, celle qui te fait avancer d’un pas serein.

Je te regarde, petite mère.

Voûtée mais déterminée, sous ton parapluie qui te tient lieu d’ombrelle et que tu ne cèderais pour rien au monde. Ces vœux dans ta main, serrés, sont un appel ultime, une prière pour ta fille.

Je te regarde, petite mère.

Mais toi, tu ne me vois pas. Concentrée sur ta route, tu n’as de pensée que pour celle qui t’exaucera, donnera à ton enfant une conscience juste de sa place. Sa place de femme. C’est pourtant toi, petite mère, qui m’a inculqué ce que je suis, cette volonté d’avancer sans baisser le regard, cet espoir dont tu portes haut les couleurs. Toujours, auprès de toi, j’ai baigné dans une mouvance chatoyante. Tu m’as laissé croire que la femme évoluait ainsi, de sari en sari, et tes yeux de velours m’ont protégée de ce que je ne devais pas voir. Pas encore.

Je te regarde, petite mère.

Une dernière fois, avant de partir, je veux embrasser tes paupières, t’admirer dans ton sari bleu. Tu évoques pour moi Lalleshvari, sainte poétesse, pleine de dévotion. Lalla, ma petite mère, tu as su garder ta dignité au sein d’une société patriarcale que tu as acceptée. Pour moi tu as franchi bien des obstacles, portée par un incommensurable amour. Tu as fait de moi ce que je suis. N’en aies pas honte, petite mère, car l’amour qui vibre en moi est infini.

Regarde-moi, petite mère.

Je ne serai pas de celles qui acceptent. Je ne renonce pas mais je ne peux mener à bien mon émancipation à tes côtés. Je pars pour me trouver. Je m’éloigne pour mieux te retrouver. Tu sais cela, petite mère, je le lis au fond de tes yeux. Et si les quelques rides qui impriment ton front d’une sourde inquiétude me disent combien tu as peur pour moi, sache que je ne crains le courroux d’aucun père, d’aucun homme, d’aucune belle-mère en ce monde.

Retourne-toi, petite mère.

Bientôt nos sourires se répondront. J'ai fait un choix dont tu n'as pas à porter le poids. Ma vie, je la danse, en souvenir des Dipavali où nous nous étreignions dans la douce clarté d'une fête de lumlère.

Attends-moi, petite mère.

Partager cet article

Repost 0
Published by unchocolatdansmonroman - dans atelier d'écriture
commenter cet article

Présentation

  • : un chocolat dans mon roman
  • un chocolat dans mon roman
  • : Pour satisfaire mon appétit, j'associe lecture et gourmandise : un chocolat dans mon roman, le tendre et le croquant, saveurs littéraires et culinaires. Ici on parle de l'art sous toutes ses formes : écriture, peinture, sculpture, écriture, musique, photographie, gastronomie, cinéma ...
  • Contact

Recherche

Retrouvez-moi sur mon Tmblr

je suis plongée dans ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Articles Récents

  • Les Tranchées de la haine, Anne Perry ( tome 4 de la saga Reavley)
    Les Tranchées de la haine, Anne Perry, éditions 10/18 Grands Détectives, 2008, 414 pages Genre : policier historique Thèmes : première guerre, tranchées, mutinerie, complot, Angleterre, France L'auteur en quelques mots ... Retrouvez la biographie d'Anne...
  • Petits bonheurs 2017 #5
    Petit rendez-vous de partage, délectation et autres petits bonheurs ! * Le soleil qui pointe le bout de son nez après le retour du froid ! Décidément ce mois de mars fut plein de surprises ! * Un anniversaire réussi : la tribu en cuisine, des cadeaux...
  • Les chroniques de Nadia Tesla, tome 1 : Le garçon qui venait du réacteur , Orest Stelmach
    Les chroniques de Nadia Tesla, tome 1 : Le garçon qui venait du réacteur , Orest Stelmach, éditions Smart Catherine, 2017, 402 pages. Traduction de Martin Rouillard Genre : thriller Thémes : Ukraine, Tchernobyl, mafia, enquête, L'auteur en quelques mots...
  • Bingo littéraire de printemps !
    Laurence authentique lance le bingo littéraire du printemps. Du 20 mars au 20 juin, le but du challenge est de lire le maximum de livres correspondants aux cases. 1 livre = 1 case , autrement dit un livre ne peut pas valider plusieurs cases à la fois....
  • Petits bonheurs # 4
    Tom et Mouchette ! Lundi 20 Mars 2017 premier jour du printemps et journée internationale du bonheur, que demander de plus ! Aujourd'hui on éteint la TV pour ne pas se laisser envahir par les mauvaises nouvelles, la violence, la corruption ... On ouvre...
  • Easter Basket for 2
    Easter Basket for 2 year old: books, stuffed animal, Thomas and Friends toy
  • Easter basket ideas
    Easter basket ideas for toddlers under age 3 (boys & girls)
  • Great, non-candy ide
    Great, non-candy ideas for a toddler's Easter Basket, perfect for 2 and 3 year olds. Inexpensive, but nothing electronic or plastic-y - all quality toys!
  • Balade irlandaise gourmande
    Aujourd'hui, le club des gourmands propose le thème de l'Irlande. Nous n'avons pas eu l'occasion de célébrer la St Patrick vendredi, alors on se rattrape avec un repas aux couleurs de l'Irlande ce midi. Au menu : Irish Stew et Banoffee pie. Les recettes...
  • Le gratin dauphinois de Martine
    Ceux qui me connaissent doivent être étonnés de me voir essayer une nouvelle recette de gratin dauphinois. Il faut que celui que je fais depuis des années est apprécié et réclamé. Syl m'a convaincue de rejoindre les gourmandes en ce dimanche, pour tester...

je publie aussi sur

 

je dois encore chroniquer ...