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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 08:09
Le Protectorat de l'ombrelle :Sans honte, Gail Carriger

Le Protectorat de l'ombrelle, tome 3 Sans Honte, Gail Carriger, éditions Le livre de poche, 2013, 421 pages

Traduit de l'anglais par Sylvie Denis

Genre : Bit lit

Thèmes: séparation, mariage, complot, cabale, vampires, loups garou

 

L'auteur en quelques mots...

Retrouvez la biographie de Gail Carriger sur les billets précédents

Attention, ce billet révèle des informations sur la fin du tome 2 !

L'histoire

Alexia Tarabotti est retournée chez ses parents suite au scandale déclenché par l'annonce de sa grossesse. Une grossesse impossible selon Lord Maccon, son époux, qui l'a répudiée sans ambage. La mère d'Alexia, comprenant l'opprobre jeté sur sa famille, ne peut cependant pas supporter cette réputation ternie.

Pourtant, il semble bien que ce phénomène soit hautement probable et que Lord Maccon, qui a depuis sombré dans la boisson, doive entendre raison, ce que s'évertue à lui faire comprendre le professeur Lyall, désormais chargé de gérer la meute de Woolsey.

En attendant, Alexia doit faire face à ceux qui cherchent à la tuer. Son ami, Lord Akeldama, semble avoir disparu et c'est en Italie qu'elle va devoir se rendre. Accompagné des fidèles, Madame Lefou et Floote, c'est à coup de pesto qu'elle tentera de venir à bout des vampires qui veulent sa peau. Seuls de mystérieux templiers semblent connaitre le secret de sa grossesse, aussi doit -elle les approcher afin de justifier son état auprès de la société mais surtout de son mari.

En vrac et au fil des pages...

 

Dans ce tome, Alexia et Lord Maccon ne se cotoient plus. L'enjeu est ailleurs, dans l'explication complexe de l'origine de la grossesse d'Alexia. Cette dernière a beau savoir ce qu'il en est en son âme et conscience, il lui reste à prouver aux yeux de tous qu'elle n'est pas la scandaleuse épouse que d'aucuns décrivent.

Le récit est trépidant car l'action est entrainante. De Londres en Italie, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Comme toujours, l'univers décrit nous entraine vers le steampunk avec des Coccinelles tueuses ou un ornithoptère, les trajets en dirigeables ou encore les inventions de Madame Lefou. "Elle revint avec un objet qui ressemblait en tous point à un haut de forme du genre tuyau-de-poêle sans bord, monté sur un socle pour théière doté d'une manivelle, avec une trompette sortant par le dessous"

La rencontre avec les templiers se révèle étonnante, ces derniers snobant Alexia, peu habituée à un trl manque de considération. Les moeurs sont différente en Italie et une sans âme, athée de surcroit, ne peut trouver grâce à leur yeux. En revanche, ce pays est une découverte culinaire pour elle, notamment le fameux pesto qui, contre toute attente, deviendra une arme !

L'humour est toujours bien présent et le caractère bien trempé d'Alexia fait des ravages. Peu amène avec son enfant à venir, elle refuse de le considérer comme un petit être mais le voit comme un intrus quelle nomme "truc" ! Ici cela ne choque pas car l'on a appris à connaitre le personnage.

Il ne lui reste plus qu'à mettre sa brute d'époux au pas !

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 12:18
Belgravia, Julian Fellowes

Belgravia, Julkan Fellowes, éditions J.C Lattès, 2016,420 pages

Genre : historique

Thèmes : famille, héritage, lignée, mariage, descendance, intrigue, société anglaise, XIXe S, Angleterre, secret de famille.

Traduit de l'anglais par Valérie Rosier et Carole Delporte

L'auteur quelques mots ...

 

 

Né en 1949 au Caire, Julian Fellowes est acteur, scénariste, réalksateur ,producteur et romancier. Connu pour la série Downtown abbey, son intérêt pour la société anglaise est visible dès Gosford Park en 2001  oû l'on rencontre déja les deux milieux : aristocratie et domesticité.

Il siège depuis 2011 à la chambre des Lords.

Outre ses films,il est l'auteur de trois romans : Snobs en 2004, Massé imparfait en 2014 et iBelgravia en 2016.

L'histoire

15 juin 1815. Alors que s'annonce la bataille de Waterloo, ce que la société anglaise compte de beau monde se retrouve au bal de la duchesse de Richmond à Bruxelles. Anne et James Trenchard y sont invités, alors même qu'ils n'appartiennent pas à ce monde, par le biais de leur fille Sophia, amoureuse du fils de lady Brockenhurst, Edmund Bellasis. James Trenchard est alors intendant du duc de Wellington et aspire à grimper l'echelle sociale. Aussi assiste t il avec fierté au bal qui sera plus tard connu dans l'histoire comme la légendaire soirée avant la tragédie. En effet, au cours de la soirée, les officiers apprennent l'arrivée imminente de Napoléon et ce qui devait être un bal de saison se transforme en adieux déchirants.

Quittant le bal au bras de sa mère, Sophia aperçoit alors une scène qui la laisse pantoise et qui déterminera son avenir. Quelques heures plus tard, on apprend le décès du jeune lord Bellasis.

1841. Alors qu'Anne Trenchard s'apprête à être reçue dans une des plus belles demeures du quartier Belgravia, elle se remémore l'ascension de son mari, désormais apparenté aux nouveaux riches grâce à ses investissements dans les constructions immobilières de luxe et le développement de quartiers de Londres. Quand a- t- elle émis le souhait d'être conviée aux thés de l'après midi ? Car si son époux rêve en grand, elle aspire à plus de modestie. Sa belle fille, Susan, épouse de son fils Oliver,en revanche, aimerait être reçue dans cette société aristocratique aux rituels surannés. Mais, malgré les efforts de James Trenchard, son fils n'a jamais montré de capacité de travail, profitant de la richesse de ses parents et attendant d'hériter.

C'est aussi ce qu'attend John Bellasis, bellâtre filleul de lady et lord Brockenhurst. Edmund décédé, c'est lui qui est pressenti pour hériter.

Pourtant, devant l'accablement de Caroline Brockenhurst et le souvenir de la soirée du 15 juin 1815, Anne Trenchard s'apprête à ouvrir la boite de Pandore, révélant ce qui s'est passé entre sa fille Sophia, décédée depuis, et Edmund Bellasis quelques 25 ans plus tôt et ce qui unit les deux familles que tout semble pourtant opposer...

 

En vrac et au fil des pages...

 

Je connaissais Downtown Abbey et avais envie de découvrir ce que le réalisateur de cette série proposait en roman. Ici les domestiques apparaissent en arrière plan, contrairement à la série tv qui les place comme personnages essentiels de l'histoire. On est plutôt sur un secret de famille qui unit deux maisons que tout devrait opposer, à commencer par la lignée et la place dans la société. 

L'ascension de ceux que l'on a appelé " nouveaux riches " ne plait pas à tous et si la haute société les tolère, elle ne les accepte pas comme égaux. Dans ce contexte, Anne Trenchard qui n'aspire pas à plus que son rang, se voit contrainte d'intégrer les salons pour le thé de l'après midi dans le grand Londres.

James Trenchard, parti de rien, a réussi. Reconnu pour son travail ,il n'en reste pas moins génant dans sa volonté de s'élever. Mais il cache un secret que sa femme va découvrir par hasard, car si Anne connait la vérité sur la relation que leur fille Sophia entretenait avec le jeune lord Bellasis, elle ne sait pas tout. 

Anne est trop sensible et ne prend pas garde aux révélations qu'elle s'apprête à faire à la mère de lord Bellasis, Caroline Brockenhurst. Une fois la boite de Pandore ouverte, les evénements vont s'enchainer, ramenant tout ce petit monde la soirée de 1815 et aux blessures du passé.

Une fois tous les éléments en place,le lecteur attend le dénouement, espérant pour les uns, détestant les autres. Car la force du récit réside dans les portraits. Tous sont représentés: les passifs, les jaloux, les envieux, les manipulateurs, les sensibles...

Les domestiques n'apparaissent pas ici sous leur meilleur jour, la plupart prenant part à la manipulation mise en place par John Bellasis. J'ai regretté que l'on ne découvre pas plus les coulisses des grandes maisons. 

Le roman développe également la vie des cadets des familles. Alors que les ainés héritent et font de beaux mariages, les enfants suivants sont comme des seconds rôles. Il est vrai que cette notion d'héritage détruit bien des relations. Le lecteur plaindra sans doute ces personnages relégués au second plan, récupérant les miettes, rendus aigris par les circonstances.

Le recit se lit bien, la fluidité amenant le lecteur vers des dernières pages sous tension. Les moeurs sont bien décrites , le rituel des journées, les conventions,les usages vestimentaires...

Pour la part historique, outre l'entrée en matière sur la bataille de Waterloo, on prend la route du coton avec Charles Pope, un personnage que je n'ai pas présenté et pour cause puisqu'il est le lien entre tous et la pierre angulaire de l'intrigue. L'évocation de l'Inde renvoie à l'exotisme que la période aimait tant, les femmes s'extasiant sur la vie là bas, les hommes voyant là une opportunité à saisir. La manufacture est malheureusement en retrait. J'avoue que j'aurais aimé en savoir plus.

Je vous recommande ce récit pour l'ambiance, l'intrigue originale. Mais ne lisez pas ce récit dans l'idée d'y retrouver un remake de Downtown abbey, ce qui est tout aussi bien finalement.

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 07:37
Avant que les ombres s'effacent, Louis-Philippe Dalembert

Avant que les ombres s'effacent, Louis-Philippe Dalembert, éditions Sabine Wespieser, 20a7, 287 pages

Genre : historique

Thèmes : shoah, exil, reconstruction, Juif, Haiti, famille

 

L'auteur en quelques mots ...

Avant que les ombres s'effacent, Louis-Philippe Dalembert

Né à Port au Prince, en Haiti ,en 1962, Louis-Philippe Dalembert est un écrivain d'expression française et créole, romancier et poète.

"Le décès de son père, quelques mois après sa naissance, a des conséquences dramatiques sur la situation matérielle de la famille. Les premières années de son enfance, il grandit ainsi au Bel-Air, un quartier populaire de la capitale, dans un univers entouré de femmes : les cousines de sa mère, qui s'absente la semaine pour enseigner en province, sa sœur aînée, ses grand-tantes et sa grand-mère maternelle. Cette dernière mène son petit monde à la baguette,

À l'âge de six ans, il connaît la première grande séparation de sa vie : la famille laisse le quartier pour s'installer ailleurs. Il en tirera un roman intitulé Le crayon du bon Dieu n'a pas de gomme, trace d'une enfance très religieuse placée sous le signe du sabbat.

De formation littéraire et journalistique, Dalembert travaille comme journaliste d'abord dans son pays natal avant de partir en 1986 en France poursuivre des études qu'il achève à l'université Paris Sorbonne."

Depuis son départ d'Haiti, il a beaucoup voyagé, ce qui transparait dans ses oeuvres.

Source Wikipedia

L'histoire

 

" Le vendredi 12 décembre 1941, par une paisible matinée caraibe oû le soleil, à cette époque de l'année, caresse la peau plutôt que de la mordre, la république indépendante, libre et démocratique d'Haiti déclara les hostilités au IIIe Reich et au royaume d'Italie (...)Premier pays de l'Histoire contemporaine à avoir aboli les armes à la main l'esclavage sur son sol, le tout jeune Etat avait décidé lors, pour en finir une bonne fois pour toutes avec la notion de race, que les êtres humains étaient tous des nègres, foutre !"

1913. Le futur Dr Schwazberg nait a Lodz, ville polonaise sous administration russe. Appartenant à une famille d'immigrés juifs, il doit son nom à sa soeur Salomé pour qui la langue française regorge de merveilles. Ce sera Ruben, inspiré par" De l'égalité des races humaines" d'Antenor Firmin,auteur haitien, livre rapporté de Paris " la ville de Zola" par l'oncle Joshua et érigé en symbole dans la famille. Devenu médecin Ruben fait l'admiration de la tribu : sa mère Judith, son père Néhémiah, l'oncle Joshua, la tante Ruth.

Ruben avait 5 ans lorsque la famille passa la frontière pour s'établir en Allemagne à Charlottenburg.

Devenu médecin, Ruben était promis à un brillant avenir. Mais c'était sans compter sur l'Histoire, la haine inspirée par Hitler. Et lorsque les premiers mots apparurent " Judenfrei" ,il fallut se résoudre à quitter le pays. La nuit de Cristal allait précipiter les choses. Pour la deuxième fois dans sa vie, Haiti , en la personne d'un diplomate,allait croiser la route de Ruben en le sauvant des griffes de ses poursuivants, dans une ruelle de Berlin. Oû aller désormais? La famille entière pourrait elle rester unie ?

Pour Judith, seuls les Etats unis peuvent procurer à la famille la sécurité dont elle a besoin. Alors que tante Ruth souhaite vivre en Israel, une partie de la famille s'apprête à embarquer pour les USA. Oncle Joshua et Ruben les rejoindront rapidement, c'est entendu comme cela. Pourtant, rassurés d'avoir fait partir ses parents et sa soeur, Ruben ne s'attend pas à ce qui va se produire lorsque, " comme sugis de l 'enfer" , deux miliciens les embarquent dans un train, direction Buchenwald. 

C'est pourtant là que les deux hommes vont faire la connaissance de Johnny l'américain qui va changer leur vie...

 

 

En vrac et au fil des pages...

 

Un énième livre sur la shoah ? Non. Avant que les ombres s'effacent se démarque de bien des récits sur la seconde guerre mondiale. Tout d'abord par le ton, à la fois poétique et léger, plein d'humour, que l'auteur a choisi d'utiliser, comme une ode à la vie.

Le récit commence ainsi, en donnant un ton ironique à la naissance de Ruben Shwarzberg, en présentant la famille dans ses particularités parfois loufoques. Cela m'a rappelé les portraits bourrés d'humour du début du film Le fabuleux destin d'Amélie Poulain. Chacun y est présenté avec ses défauts, ses qualités et apparait ainsi le portrait hétéroclite d'une tribu dont on a hâte de suivre l' histoire.

Dans ce contexte, Ruben est le chouchou de la famille. Adulé par sa mère car médecin ( apparait là la maman juive fière de son fils !), poussé au meilleur par sa soeur Salomé, jeune fille rebelle, accompagné fidèlement par son oncle Joe avec qui il vivra les instants les plus douloureux de sa vie.

On sait par le resumé que son histoire est liée à Haiti et l'originalité est de partir d'un livre, De l'égalité des races, que l'on va retrouver tout au long du récit, qui semble tracer le destin de Ruben sans qu'il en ait conscience. On ne s'attend néanmoins pas à ce qu'il rechappe des camps de concentration, ce qui donne l'occasion de quitter l'Alemagne pour la France oû il va connaitre malgré tout des jours heureux. Commence ici la seconde partie du récit que l'on pourrait qualifier d'éducation sentimentale. Le jeune Ruben va, en effet, faire l'expérience de l'amour avec une haitienne. C'est par cette communauté d'ailleurs, qu'il va partir pour le pays qui a guidé ses pas et y vivre une vie dediée aux plus démunis en tant que médecin.

Le dernier volet du récit le présente donc dans sa vieillesse, relatant pour sa nièce venue des USA, l'histoire de sa famille, une histoire dont il a longtrmps tu certains passages traumatisants. La vie dans le camp n'est pas passée sou silenceet l'on retrouve les descriptions désormais connues. Cette période sera un temps occultée par Ruben qui décide avec son oncle de n'en rien dire à la famille. Car ils auraient du rester dans ce camp et y mourir, maks le destin a choisk de mettre sur leur route un homme mystérieux, Johnny l'américain, qui va les sauver.

C'est un très beau récit que nous livre Louis Philippe Dalembert que je ne connaissais pas ,mais dont j'ai hâte de lire les recueils poétiques et autres romans. Je trouve le point de vue adopté original et l'ecriture très travaillée.

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 06:48
Petits meurtres à Mangle Street, M.R.C Kasasian

Petits meurtres à Mangle Street, M.R.C Kasasian, éditions City, 2015, 351 pages

Genre : policier so british !

Thèmes : Whitechapel, meurtres, famille, détective

Traduit de l'anglais par Hélène Tordo

 

L'auteur en quelques mots ...

Ecrivain anglais, Martin RC Kasasian vit dans le Suffolk. Précédemment viticulteur ou encore assistant vétérinaire, il se consacre désormais à l'écriture. Ses débuts sont un succès avec la série The Gower street detective. 

L'histoire

" Eliza Shepherd fut assassinée. Son corps fut découvert sur son lit, à huit heures du matin le lundi 28 janvier, par sa soeur et colocataire Maria. Elles vivaient au dernier étage d'un empilement de mauvaises chambres, au dessus du pub du Lion Rouge, dans Slurry street, dans le quartier populaire de Whitechapel.

Deux heures plus tard, on découvrit le corps de Jane O'donnell dans une autre mansarde, plus loin dans le couloir."

Dans les deux cas la porte était vérouillée de l'intérieur. Aussitôt les bruits courent dans le quartier. Certes, il n'est pas rare de rencontrer la violence dans ce coin, mais une telle férocité ne manque pas de surprendre la police elle-même.

C'est dans ce contexte que March Middleton se rend à Londres, chez son parrain qui accepte de l'héberger après le décès de son père, le colonel Geoffrey Middleton. Elle ne s'attend certes pas à l'accueil que va lui réserver Sidney Grice, détective de renom au caractère difficile, maniaque, imbu de sa personne, victime d'un handicap (dont un oeil de verre qui ne cesse de sortir de son orbite !) qui le rend à la fois insolite et repoussant, mais surdoué dans son domaine.

March porte un lourd fardeau sous la forme de lettres qu'elle emporte avec elle et de souvenirs qu'elle consigne: un amour perdu à cause de la guerre. Elle n'est plus une enfant et a vu, aux côtés de son père, bien des atrocités en soignant les blessés. Pourtant elle va se jeter corps et âme dans l'enquête menée par Sidney Grice qui accepte, non sans rappeler la place de la femme dans la société, qu'elle l'accompagne.

 

En vrac et au fil des pages ...

 

Voici un petit récit comme on les aime, so british ! Tous les ingrédients sont réunis pour plaire au lecteur amateur d'ambiance victorienne, d'enquêtes menées dans les quartiers sombres de Londres et d'énigme à résoudre.

Les personnages sont totalement opposés, apportant au récit une touche de douceur pour March et de piment pour Sidney. Ce dernier n'est d'ailleurs pas présenté sous son meilleur jour, que ce soit physiquement avec son oeil'de verre et sa jambe boiteuse ou psychologiquement. Son caractère maniaque et macho le rend rapidement antipathiqur. Pourtant il révèle au fil des pages une certaine tendresse pour March et va surtout se révéler un fin détective.

Là où l'évidence désignerait un autre coupable, Sidney est sûr de son fait. Etonnant alors que le lecteur lui même penche pour une autre version.

De petits plus rendent le duo attachant : l'obsession de l'invention de Sidney qui met au point des objets plus étonnants et loufoques les uns que les autres, le'penchant de March pour la boisson et la cigarette qui met son parrain hors de lui. Mais l'on comprend pourquoi elle ressent parfois ce besoin lorsque l'on découvre, en alternance des chapitres liés à l'enquête, des lettres, des souvenirs qui ramènent March en une période troublée. On ne sait pas tout sur son passé, sans doute l'auteur a t il gardé cela pour le tome suivant, mais l'on sent la douleur liée à la perte d'un être cher.

Le duo se forme peu à peu, en décalage. Alors que l'on pensait que Sidney avait accepté d'héberger March pour l'argent, on découvre que chacun cache bien son jeu....

Une série à découvrir.

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 07:14
Agatha Raisin enquête, tome 5 Pour le meilleur et pour le pire, M C Beaton

Agatha Raisin enquête, tome 5 Pour le meilleur et pour le pire, Parlez ou taisez vous à jamais, M C Beaton, éditions Albin Michel, 2017, 284 pages

Genre : policier so british !

Thèmes : amour, mariage, secrets, meurtre

 

L'auteur en quelques mots ...

 

Retrouvez la biographie de MCBeaton sur les billets précédents

La Quiche fatale

Remède de cheval

Pas de pot pour la jardinière

Randonnée mortelle

L'histoire

 

Le grand jour est enfin arrivé ! Agatha a du mal à y croire mais elle va épouser James, son charmant voisin qui semblait si distant. Les habitants regrettent néanmoins qu'Agatha ait choisi la mairie de Mircester pour cette union tant attendue. Pourquoi pas l'église de Carsely ? Ils ne savent pas, cependant, qu'elle cache un lourd secret : Agatha est encore officiellement mariée à Jimmy Raisin qu'elle n'a pas vu depuis des années et qu'elle croit mort.

Désireux de se venger de son amie, Roy a néanmoins décidé de retrouver le mari violent, devenu Sdf. Il réalise, mais trop tard, le mal qu'il ferait à Agatha en la renvoyant ainsi face à son passé. Jimmy, quant à lui, est bien décidé à profiter de la situation et débarque au mariage.

Tout s'écroule pour Agatha. James la'répudie et disparait pour faire le point, elle se remet en question. Peu de temps pour s'apitoyer sur son sort néanmoins, alors que le corps de Jimmy Raisin est retrouvé dans un fossé, exactement là oû Agatha l'a laissé suite à leur dispute...

En vrac et au fil des pages...

Village des Cotwolds

Surprenant opus des aventures d'Agatha Raisin qui poursuit l'évolution du personnage haut en couleurs. On l'avait laissée dans les bras de James Lacey, charmant voisin qu'elle convoitait sans trop y croire, et on la retrouve presque mariée.

Mais alors que son mariage prend une tournure dramatique, Agatha réalise que la vie avec James ne l'aurait pas satisfaite. James est routinier, tout est bien réglé dans sa vie de célibataire et Agatha ne trouve pas sa place. Finalement, la réapparition de Jimmy Raisin est un mal pour un bien.

Son meurtre remet en selle le duo, car James revient vers Agatha après un passage douloureux pour résoudre cette énigme et innocenter son amie. L'on découvre alors les manigances de Jimmy, les personnages qui l'ont accompagné dans ses magouilles au fil des années.

L'intrigue ressemble à la précédente dans la mesure où l'arrivée d'un nouvel habitant à Carsely est toujours suspecte.

La relation d'Agatha avec Bill Wong, le jeune policier, prend cependant de la consistance. On découvre ces deux personnages attachés l'un à l'autre. Peut être les tomes suivants exploiteront ils ce filon !

C'est toujours un plaisir de retrouver ces épisodes so british. Les intrigues policières sont légères mais ce n'est pas là l'essentiel car l'évolution du personnage d'Agatha est le coeur des récits. Comment passer d'une femme d'affaire résolument citadine, brute de décoffrage, à une femme sensible,,attachée aux habitants d'un petit village des Cotswolds ? C'est ce que nous raconte ce tome.

 

le billet de Northanger http://northanger.canalblog.com/archives/2017/07/15/35479817.html

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 12:04
Ces liens qui nous séparent, Ann Brashares

Ces liens qui nous séparent, Ann Brashares, éditions Gallimard, 2017, 336 pages

Genre : récit jeunesse

Thèmes : famille, divorce, adolescence, sentiments, mariage, fratrie, amour

Traduit de l'anglais par Vanessa Rubio-Barreau

 

L'auteur en quelques mots...

 

 

Connue pour son premier roman Quatre filles et un jean, Ann Brashares est un auteure américaine spécialisée dans la littérature jeunesse.

 

L'histoire

" Pour lui, l'odeur de la maison, plus que toute autre, était l'odeur d'une fille qu'il ne connaissait pas"

Une semaine sur deux, Ray s'installe dans la maison familiale de Wainscott avec sa mère Lila, son père Adam et ses soeurs Mattie, Quinn et Emma. Il retrouve alors la chambre qu'il partage avec Sasha sans la connaitre. Ils partagent une maison, trois soeurs, mais n'ont aucun lien familial, comme deux étrangers au sein des querelles familiales.

Une semaine sur deux Sasha retrouve les petits riens que Ray a disséminés dans la chambre. Son père Robert a divorcé de Lila bien des années avant sa naissance et s'est remarié avec Evie. Depuis,les deux familles recomposées partagent la maison que personne n'a voulu laisser à l'autre. Devenus adolescents, Ray et Sasha découvrent qu'ils partagent bien plus qu'une chambre, que quelque chose de plus fort les lie, au delà des liens de la famille. 

Les rancoeurs sont tenaces, aussi l'organisation est-elle draconienne afin que jamais Robert et Lila ne se croisent. Les seules à vivre le quotidien des deux familles sont les soeurs de Ray et Sasha alors qu'eux mêmes ne se sont jamais vus. Etrange de penser que l'on connait si bien une personne sans jamais l'avoir croisée, grâce à des objets, des jeux partagés, de petites habitudes.

Pourtant un événement va tout bouleverser : Emma va épouser Jamie et ses soeurs se sont mise en tête d'organiser des fiançailles. Bien que les tensions soient grandes chacune y croit. Leurs parents sauront ils surmonter leur haine viscérale l'un de l'autre ?

Tout aurait pu bien se passer, mais de menus détails s'en mêlent ...jusqu'au drame.

En vrac et au fil des pages ...

 

Voici un récit jeunesse bien mené, plein d'émotions, qui a pour originalité de se positionner du côté des enfants pour traiter un thème important pour les adolescents : le divorce.

Ici le petit plus tient en ce duo , Ray et Sasha, qui ont été élevés dans un même lieu, au milieu des mêmes soeurs, mais qui n'ont d'autre lien qu'une chambre qui devient leur refuge. Chaque semaine chacun y laisse une part de lui même et s'interroge sur ce que fait l'autre. Un objet, une odeur, leur rappelle sans cesse qu'ils sont les deux faces d'une même pièce.

A 17 ans, leurs sentiments évoluent vers un nécessaire besoin de compréhension : quelle est leur place dans la fratrie ? Comment était le couple  Robert, Lila avant eux ? Ont ils le droit de se parler, de se rencontrer malgré les interdits de leurs familles ?

Au delà des sentiments naissants, d'autres sujets se font jour comme des secrets de famille, la question de la filiation, Robert étant né au Bangladesh puis adopté, la transmission des valeurs, le poids des non dits qui perturbent forcément les enfants.

Un des personnages est beaucoup plus fort que les autres : Quinn. Constamment dans l'empathie, un peu à l'écart dans cette famille oû elle apparait comme un être à part, un peu magique. " Son esprit voulait rendre visite à chacun. Elle ne pouvait s'en empêcher. Ce mélange d'espoir et d'angoisse l'attirait comme du nectar pour un papillon." Elle est le ciment de la famille, celle qui écoute, comprend et décide finalement de bousculer les choses, parce que le moment est arrivé.

J'ai aimé les représentations de Ray, revenant sur ce qu'il comprenait du monde et de la famille lorsqu'il était enfant, "Il s'était toujours plus ou moins figuré que la maison se volatilisait le'dimanche à midi pile, puis se rematérialisait un instant plus tard sous une forme légèrement différente. C'était toujours perturbant de devoir fuir comme un voleur alors que ses soeurs pouvaient rester et voir la métamorphose s'accomplir. Il imaginait qu'elles étaient un peu magiques elles aussi. "

Un petit côté fleur bleue dans l'expression des sentiments et dans la fin attendue, mais cela reste une lecture sensible et juste.

 

Lecture sur le sable

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