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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 08:59

PICT0094.JPGJ'inaugure !


Je me suis toujours dit que si je créais un blog il comporterait une rubrique sur mon métier. Oh ! pas une rubrique rasoir ( parce qu'il vaut mieux en rire !). Non, juste le quotidien d'une prof de collège sur l'ile de la Réunion. Oui ,je le précise, car cela donne parfois lieu à des anecdotes succulentes.

 

Promis, on ne se moque pas des élèves (enfin pas ouvertement !), ni des collègues ( oh, même pas un peu ?). Je vois plutôt ceci comme une chronique  non romancée ! Je vous rassure, j'adore mes élèves (enfin pour le moment...) et exerce encore ce métier par vocation. En revanche je ne me priverai pas d'un petit coup de gueule de temps en temps (et là aussi il y a de quoi faire !).

Depuis deux ans j'enseigne le français en collège. Auparavant j'avais face à moi des jeunes entre 15 et 18 ans. Autant dire que ce changement fut ...un choc ! Les Troisième , passe encore (enfin ...). En revanche les Sixième ...euh...comment dire ?

 

" Madaaaaaame !

- Ouiii ? ( ton suraigu car je commence à avoir l'habitude !)

- Est-ce que là il faut souligner en rouge ?

- Oui, c'est ça, en rouge (je me retourne pour vérifier que ma phrase au tableau est bien soulignée en rouge..sait-on jamais, une absence...)

- Maman ..euh...maitreeeeeesse !

- Elle a dit "pas maitresse"  (son voisin, d'un ton outré)

- Pardon... madaaaaaaame !

- Ouiiii ? (surtout rester zen, ne pas montrer son agacement)

- Y'a plus de place sur ma feuille

- Ah ! Et alors que peut-on faire dans ce cas ? (oui depuis j'ai appris à poser des questions pour les faire avancer !)

- Ben y peut prendre une aut' feuille (son voisin, fièrement)

- Pas mal, oui, il me semble que c'est une bonne idée ! ( aurais-je mis là une intonation particulière ? ...)

- Madaaaaame !

- Ouiiii ? ... grrr !

- Vous êtes énervée ?

- Mais pas du tout X, pas du tout ! C'est juste que l'heure tourne voyez-vous et j'aimerais bien qu'on avance un peu. Vous êtes d'accord ? (la question à ne pas poser ...)

- Ouiiiiii ! (collectif et tonitruant ! Je savais bien qu'il ne fallait pas la poser !)

- Bien

- Moi mon père y dit toujours comme vous, "l'heure tourne"

- T'as pas levé le doigt ! (son voisin, inquiet... Lui doit connaitre la limite !)

- Ah oui ! ... Madaaaaame !

- Tu sais Y, tu peux juste lever le doigt sans dire "madaaaaaaame !"

- ok ... m..m...m (s'agite sur sa chaise et secoue le doigt frénétiquement !)


Y'a des jours comme ça !

 

Sans rancune les loulous ;) La suite au prochain numéro  !

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 08:42

http://idata.over-blog.com/2/18/68/32/Images/Logo2.JPG

C'est une joli découverte que ce challenge ! Maman de trois enfants je me devais de participer à ces lectures jeunesse. Mais c'est aussi parce que je côtoie des artistes (écrivains et illustrateurs) que j'ai choisi ce défi, de façon à les mettre à l'honneur.


Le principe ? Découvrir, redécouvrir ou approfondir sa connaissance de la littérature jeunesse et jeunes adultes d'hier et d'aujourd'hui. Pour tous les détails, rendez-vous ICI, sur le blog de Nota-bene

 

J'ai opté pour le niveau 2 "Le Petit chaperon rouge"

 

 -lire au moins deux livres jeunesse d'hier

- lire au moins deux livre jeunesse d'aujourd'hui, dont un paru en 2012

-lire au moins un livre qui traite de la littérature jeunesse

 

Je noterai ici mes choix:

  livre jeunesse d'hier : 

livre théorique :

livre jeunesse d'aujourd'hui:  1/2


 

- Tigouya, Teddy Iafare Gangama, illustré par Yohann Schepacz Billet ICI

 

 

 

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 15:00

http://yspaddaden.files.wordpress.com/2011/12/2012.jpg

Le challenge débute aujourd'hui pour moi ! Pour cette première lecture j'ai choisi , comme annoncé ICI, Hemingway. Après un rapide coup d'oeil dans ma bibliothèque, le seul que je n'ai pas lu est Paris est une fête. Annoncé comme un hommage à Paris où Hemingway a vécu, aimé, écrit ...

Puisque cette lecture entre dans la catégorie "Nobel de littérature" il est normal de présenter le discours d'Ernest Hemingway. Je vous le livre tel quel, sans commentaire :

http://www.decitre.fr/gi/57/9782070364657FS.gif

En 1954, Hemingway reçoit le prix Nobel de littérature. Dans son discours de remerciements, il expose sa vision de l'écrivain.

lien audio ICI

"Messieurs les Membres de l'Académie suédoise, Mesdames, Messieurs,


Comme je n'ai aucune facilité pour faire des discours, ni le don de l'éloquence, ni le sens de la rhétorique, je désire simplement remercier de ce prix ceux qui gèrent la donation généreuse d'Alfred Nobel. 

Tout écrivain, sachant quels grands écrivains n'ont pas reçu ce prix, ne peut l'accepter qu'avec humilité. Il est inutile de dresser la liste de ces écrivains. Chacun des assistants peut dresser sa propre liste selon ses connaissances et sa conscience.  Je ne saurais demander à l'ambassadeur de mon pays de lire un discours dans lequel un écrivain dirait tout ce qui est dans son coeur. Ce qu'un homme veut dire n'est pas toujours immédiatement perceptible dans ce qu'il écrit et, pour ce qui est de cela, il a quelquefois de la chance ; mais, à la fin, ce qu'il veut dire deviendra tout à fait clair et c'est cela, et le degré d'alchimie qu'il possède, qui déterminera s'il durera ou sera oublié. 

La vie d'un écrivain, en mettant les choses au mieux, est une vie solitaire. Les groupements d'écrivains pallient la solitude, mais je doute qu'ils améliorent son style. Son importance grandit aux yeux du public lorsqu'il renonce à sa solitude, mais souvent son oeuvre en souffre. 

Car il oeuvre dans la solitude et, s'il est assez bon écrivain pour cela, il doit chaque jour affronter l'éternité, ou son absence. 

Chacun de ses livres devrait être, pour un véritable écrivain, un nouveau commencement, un départ une fois de plus vers quelque chose qui est hors d'atteinte. Il devrait toujours essayer de faire quelque chose qui n'a jamais encore été fait, ou que d'autres ont essayé de faire, mais en vain. Alors, quelquefois, avec beaucoup de chance, il réussira. 

Comme il serait simple d'écrire s'il fallait seulement écrire autrement ce qui a déjà été bien écrit. C'est parce que nous avons eu de si grands écrivains dans le passé qu'un écrivain est maintenant obligé d'aller très loin par-delà l'endroit qu'il peut normalement atteindre, là où personne ne peut plus l'aider. 

J'ai parlé trop longtemps pour un écrivain. Un écrivain devrait écrire ce qu'il a à dire au lieu de parler. De nouveau je vous remercie." 


Lu par l'ambassadeur des Etats-Unis en Suède, le 10 décembre 1954. Traduction R. Asselineau 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 09:05

Parmi les petits friandises que j'affectionne , le laddu arrive en tête. Cette pâtisserie indienne à base de farine de pois chiche est certes très sucrée, mais on n'en mange pas tous les jours n'est-ce pas ?

Pour moi le laddu est associé à un lieu : le Bar à 4, restaurant aux spécialités indiennes et orientales, localisé au Tampon sur l'ile de la Réunion. Si vous recherchez un restaurant raffiné, passez votre chemin !bar-a-4.jpg Le charme de cet endroit est ailleurs, dans l'indescriptible même si la devanture fait frémir (photo ci dessous) !


Mais ce n'est pas le contenant qui importe, plutôt ce que l'on trouve à l'intérieur. Et tout d'abord l'accueil souriant, les senteurs épicées, l'agitation aux fourneaux de la famille, le côté désuet et typique de la décoration. Puis les gens, d'origines différentes, qui parlent fort, les enfants qui circulent entre les tables. " Vous voulez rester en terrasse ?" Non, non, surtout pas. Surtout pas trop près de la rue ! Je veux être au milieu de cette ambiance colorée et métissée.

Je ne suis pas venue pour manger un plat aujourd'hui. Je voudrais un laddu (comment le prononce-t-on ? Laddou ?). "Avec un thé ?". Oui c'est ça, avec un thé. Posé sur ma table, Les Mots à nu de Jean françois Samlong. "L'ombre m'a attrapé dans l'éclat d'une écriture qui ouvre son chemin dans l'inédit de la langue. Du placenta cérébral naissent les mots, les images qui signifient qu'on ne tient que soi dans le creux de sa main".


http://www.nandyala.org/mahanandi/images/cashewwalnutburfi/cashewwalnutladduimagecopyrighted3.jpgLe laddu arrive : un petite boule à l'aspect caramel clair, de petits grains plus foncés ça et là. Puis le thé. Mmh ! Je l'ai vu faire ce thé, J'ai vu le cérémonial : première infusion puis cuisson. D'abord l'eau qui bout avec les épices (cardamome, gingembre, cannelle, poivre noir... peut-être autre chose ?). Puis on retire l'eau du feu et on ajoute, pour infusion, le thé noir et le sucre. Le lait chauffe à côté. Je la vois filtrer le thé, ajouter le lait chaud au liquide bouillant et faire cuire. C'est là que le mélange prend cet aspect blanc caramélisé et que les arômes se mêlent sans doute. J'avais essayé auparavant de préparer un thé massala. Je sais aujourd'hui l'importance de cette cuisson.

Puis un thé prend toujours un goût particulier suivant le lieu où on le déguste, les gens qui nous entourent, la lecture qui occupe nos pensées. "La blessure qui ne relève pas la beauté au regard de l'aveugle n'est que fente, jamais jouissance. il en est ainsi de certains livres qui ne donnent à lire que l'encre de l'écriture sur le beau papier que la pensée a effleuré, où ne souffle aucune tempête, où ne parle aucun orage, alors que d'autres vous entrainent plus loin dans l'enfer endormi des ombres."


L'ensemble est parfait, tout est très doux, sucré,parfumé. Du laddu j'aime la saveur de rose, à peine perceptible, et les petits raisins secs ou dattes qui fondent en bouche. http://img.over-blog.com/600x450/4/13/91/60/BOISSONS/P1010787-1-.JPGDu thé j'aime les senteurs mêlées de cardamome, cannelle et quelque chose que je n'identifie pas mais qui est probablement lié au lait.

Autour de moi des conversations en créole, d'autres en tamoul. Au milieu, jean François Samlong me souffle "En moi, l'île est un volcan. Autour. Partout. Je suis prisonnier du volcan, de l'écrit qui me pousse vers la liberté du langage".

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 16:33

Promotion pour l'album "sur-les-chemins-de-la-reunion" :

entre mer et montagne

Panorama sans titre1 (2) PICT0180 PICT0099 sur-les-chemins-de-la-reunion 2164

Consulter l'album "sur-les-chemins-de-la-reunion".

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 07:02

http://www.bief.org/fichiers/livre/93/212793/couv.gif

 

 

 

Je t'écris du pont, Joelle Ecormier

Ensemble de six nouvelles, Océans Editions, 2009, Coll. Océan Ados

 

Public : adolescents

Thèmes : suicide, solitude, amour, relations inter-générationnelles,handicap, technologie,art,emprisonnement

Genres : réalisme, fantastique, épistolaire

 

"Je t'écris du pont", première nouvelle : chaque jour Thomas écrit à Nadjwa, "Ma Nadjwa, ma nana". Il lui écrit son amour, le vide de son existence depuis qu'elle a mis fin à ses jours, sa colère face au monde qui continue sa course, sa rage contre une société qui se dit ouverte mais accepte mal la différence. Chaque jour il lui écrit du pont Vinh-san, puis déchire ses mots et les laisse s'envoler. Un pont entre deux êtres, deux âmes, deux religions; un pont comme un passage vers l'âge adulte.

 

Plusieurs thèmes s'entremêlent dans cette nouvelle et s'imbriquent sur fond d'amour interdit entre deux lycéens:

 

Le suicide et le deuil qui s'ensuit : le geste de Nadjwa n'est pas donné dès le départ. la nouvelle, sous forme épistolaire, dévoile peu à peu les circonstances qui l'ont amenée à se suicider.Un amour interdit, une grossesse qui aurait sali l'honneur de sa famille musulmane, il n'en fallait pas plus pour qu'elle entrevoie son geste comme seule alternative. face à ce qu'il n'a pas vu venir, Thomas traverse seul les étapes de l'acceptation: la tristesse, le désarroi, la colère et ne trouve de repos que dans l'écriture puis dans la parole échangée avec Louise. A peine évoqué, le deuil des parents rend perceptible l'amertume de Thomas envers Nadjwa et un geste qu'il ne comprend pas.

 

La solitude et la relation à l'autre : Thomas est seul face à lui-même.Cette solitude est amplifiée par le fait que sa liaison avec Nadjwa n'était connue de personne, "Personne ne devait savoir pour nous deux. Tu l'avais écrit dans ta lettre". A qui se confier dès lors ? La peur de manquer à sa parole en parlant à sa mère, le rejet de Salima (meilleure amie de Nadjwa), la crainte d'un face à face avec la famille de son amie, coupent Thomas du monde qui l'entoure et le poussent à se jeter dans le travail :"(...) je récite mes cours. Toute la nuit. C'est rien qu'un pare-coeur". En même temps, cette solitude permet une prise de conscience et un cheminement vers l'âge adulte.

 

La recherche de l'âme soeur : le thème est décliné de façon originale par le truchement de destins croisés. Joelle Ecormier ne tombe pas dans le pathos lorsqu'elle fait dire à son héros qu'il n'aimera plus jamais de la même façon. Thomas, au fil des pages, se détache de Nadjwa et sait que le temps fait son peuvre. Nadjwa n'était peut-être pas son âme soeur. Alors intervient Louise, comme un message du destin, la moitié qui manquait à Thomas: "Elle est la partie de moi qui n'a pas envie de sauter".

 

La maternité : la nouvelle évoque, sans s'attarder, la maternité précoce des jeunes femmes réunionnaises. La mère de Thomas l'a eu à 17 ans et Nadjwa était encore au lycée lorsqu'elle est tombée enceinte. Aucun jugement n'est porté car c'est un fait qui a toujours existé mais en parler ici rappelle que le problème est devenu majeur tant s'est modifié l'environnement économique, politique et scolaire. Ici la grossesse est évoquée en lien avec la religion de Nadjwa et l'éducation austère de sa famille:" Je suis enceinte (...)Autant écrire: je suis morte". En même temps Thomas regrette son geste et pense qu'un dialogue aurait permis à Nadjwa de vivre.

 

Les ponts : c'est, selon moi, le support le plus intéressant de la nouvelle, par la symbolique qu'il recouvre. Le pont est, à l'origine dans le récit, le lieu de rendez-vous des jeunes amants qui ne veulent pas être vus des adultes. C'est aussi le lieu où Nadjwa a mis fin à ses jours.Pour cette raison, il sera aussi le refuge de Thomas. Mais au-delà de cette fonction il relie deux êtres différents (religion, physique ...). C'est aussi par ce pont qu'arrive le personnage de Louise. Pour aller plus loin, sans doute peut-on y voir le symbole du passage de l'enfance à l'adolescence puis à l'âge adulte.

 

La nouvelle reprend les thèmes chers à l'adolescence. Sa force réside dans sa forme qui donne le ton juste à travers les paroles de Thomas, son ancrage dans le présent de l'écriture, la poésie de certaines images, de certains jeux de mots. Sa faiblesse est peut-être de livrer des attendus: ainsi la révélation finale sur Louise ne serait surprendre tant elle était préparée. Cela reste une jolie lecture, surtout associée aux autres nouvelles.

 

Je ne les commenterai pas toutes mais livre ici un aperçu :

 

"L'Ami de Marco", deuxième nouvelle : à 13 ans, Marco est paraplégique:"Mes jambes sont mes chaines". Il parle au passé de son infirmité et l'on comprend qu'un changement s'est produit dans sa vie. C'est le récit de cette transformation qu'il nous livre dans cette nouvelle qui mêle réflexion sur le handicap, l'amitié et le regard de l'autre . Accompagné de ses parents, Marco de rend à un exposition de peinture et tombe en admiration devant un tableau qu'il baptise aussitôt "Un Ami". Le peintre, Ahel, lui révèle alors que c'est effectivement le véritablement nom du tableau mais refuse de le lui vendre:"on n'achète pas un ami". Non, il le lui offre ! Une fois dans la chambre de Marco, le tableau semble le protéger et veiller sur lui. Notre jeune héros en oublie son handicap. Mais bientôt le portrait prend vie et Un Ami en sort chaque nuit, pour revenir au petit matin. Marco tentera alors tout ce qui est en son pourvoir pour empêcher Un Ami de sortir du tableau, demandant à Ahel de peindre des barreaux . Peu à peu le portrait au regard s'éteint et devient triste, jusqu'au jour où Marco comprend ...

Cette nouvelle est sympathique pour la double lecture qu'elle propose : l'histoire fantastique en elle-même et une reflexion sur l'amitié en filigrane.

 

"Mémé philo", troisième nouvelle : la nouvelle s'ouvre sur l'interview d'une lycéenne par son ami. Elle s'apprête à raconter comment un projet qui lui tenait à coeur a changé le visage de son lycée. Son discours maladroit, empreint d'émotion fait défiler sous les yeux du lecteur les personnages de son histoire vraie : Ariane, lycéenne et amie de la narratrice, un peu déjantée et volontaire et Mémé Philo, sa grand-mère de 102 ans pour qui toutes deux vont se battre. Le projet ? Faire de la cabine téléphonique du lycée une oeuvre d'art et ainsi faire passer un message : " c'est bien la peine d'avoir brisé les chaines de l'esclavage si c'est pour s'en mettre d'autres", tel est le discours de Mémé Philo contre le portable qui prive les gens de ce qu'ils ont de plus précieux :la liberté ! A la fin de la diffusion de ce petit film, la salle se rallume et ...

Je ne vous en dit pas plus. C'est une jolie nouvelle sur la technologie et les racines !

 

"Le cadeau fait à Lancelot", quatrième nouvelle : c'est à la fois la plus poignante et la plus étrange des nouvelles de ce recueil. Après la soirée d'anniversaire de Lancelot, Justine retourne chez lui afin de lui avouer son amour. Durant toute la soirée elle n'a pas osé prononcer ces mots et se résoud à le faire au petit matin. Entrant chez Lancelot elle le découvre, interte, sur le sol. Il respire encore faiblement mais sa pâleur indique déjà que quelquec chose l'a troublé. Près de lui un livre, cadeau de sa mère, attire Justine. Elle le parcours et découvre alors l'écriture de la mère de Lancelot, décrivant la vie de ce dernier jusqu'à ses 18 ans, jusqu'à cette soirée. d'abord émue de découvrir ainsi l'homme qu'elle aime, Justine comprend la valeur magique de l'objet, révélée par ces mots "(...)Lancelot, jour après jour. J'ai fabriqué ton existence ". La raison de ce cadeau est que 18 ans après, la mère de Lancelot s'est décidée à rendre sa liberté à son fils, ce fils qui n'a jamais connu la souffrance et qu'elle a ainsi protégé toute sa vie. Au petit matin, Justine ronocera les mots qu'elle était venue dire à Lancelot.

Je ne vous révèle pas la fin !

 

Babylone, cinquième nouvelle : celle-ci est la plus poétique sans doute. La narratrice, dont on ne connait pas le nom, raconte ses ateliers de lecture/écriture dans la prison de Saint Denis, avec "des gueules cassées, des visages rafistolés,des peaux tatouées, des bras musclés". De ce lieu, elle ne décrit que des bribes ( verrous, grilles, bruits) car ce qui attire son attention est Babylone, baby alone comme il signe ses écrits, qui exerce sur elle une attirance indéfinissable. Elle ne saura rien de sa vie sinon qu'il considère cette prison comme sa maison, lui qui a été abandonné par sa mère. Ces murs sont un refuge et c'est ainsi qu'elle aussi finira par les voir, chaque lundi, à chacune de ses visites, jusqu'au jour où Babylone sera libéré ...

 

Post-scriptum, dernière nouvelle : la plus courte. Sous forme de post scriptum à une lettre écrite à son père, le narratuer énonce tout ce qu'il a oublié de lui dire durant sa vie, les souvenirs, les sentiments, les mots qui font du bien. La nouvelle nous rappelle surtout qu'il faut prononcer ces mots tant que la personne à qui ils sont destinés est là pour les entendre. Pour éviter les regrets.

 

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