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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 01:58

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Christmas pudding, Agatha Christie, edition Le Masque, Hachette, 1960, 250 pages

Genre : recueil de nouvelles

Thèmes : Noël, enquête, repas anglais, tradition, vol, bijou

L'auteur en quelques mots ...

http://images.quickblogcast.com/94060-86797/agathachristieportrait.jpg?a=88

Je pourrais vous dire : on ne présente plus Agatha Christie et ne pas rédiger cette biographie. Mais j'adore cet auteur depuis mon enfance. Je croyais d'ailleurs avoir lu tous ses romans jusqu'à ce que je tombe sur ce Christmas pudding au charme désuet.

Agatha Mary Clarissa Miller est née à Torquay, au Royaume Uni en 1891 d'un père américain et d'une mère anglaise. Son père décède alors qu'elle est enfant.Très tôt , sa mère la pousse à écrire. C'est pourtant  au chant qu'elle se destine dans un premier temps avant d'abandonner ce domaine .En 1912, elle épouse le colonel Archibald avec qui elle aura une fille, Rosalind .Cependant les époux se séparent en période de guerre et Agatha commence à travailler à l'hôpital de Torquay. Elle écrit rapidement mais son oeuvre n'est réellement publiée qu'en 1920 et c'est en 1926 qu'elle est reconnue avec Le Meurtre de Roger Ackroyd. Dès lors, elle écrit deux livres par ans ce qui monte à 84 le nombre de ses écrits ( romans mais aussi nouvelles et théâtre).En 1928 elle quitte son époux et se remarie avec Max Mallowan qui ,par son travail d'archéologue lui inspirera, de nombreux écrits.

On peut trouver des romans inédits sous le nom de Mary Westmacott ainsi qu'une autobiographie.

Elle nous quitte en 1976 après avoir fait mourir son détective le plus célèbes, Hercule Poirot, dans une histoire intrigante.

L'histoire

Lorsque Mr Jesmond demande à Hercule Poirot de l'aider à résoudre une énigme liée à la disparition d'un bijou d'une grande valeur, ce dernier refuse catégoriquement. Des Jesmond il en a connu des dizaines et se méfie de leur sempiternelle phrase : "la situation est extrêmement délicate". De plus qu'irait-il faire dans la campagne anglaise par ce froid mois de décembre, lui qui aime tant le confort de Londres ?"L'idée même d'un manoir anglais du XIV°S l'emplissait d'appréhension.Il avait trop souvent souffert dans les grandes demeures rurales historiques d'Angleterre". Il faudra toute la patience de Mr Jesmond pour le convaincre de passer Noël chez la famille Lacey, dans la plus pure tradition anglaise. Cette fois sa nationalité belge l'aidera à s'introduire incognito à Kings lacey afin d'y dénouer le mystère du bijou volé à un prince indien. Accueilli dans les règles de l'art, il va découvrir une charmante famille au sein de laquelle Sarah doit se fiancer à un certain Desmond Lee Wortley qui n'a pas l'heur de plaire à tout le monde. Le vieux colonel Lacey ne s'y trompe pas, lui si bougon, lorsqu'il regarde d'un oeil méfiant ce jeune homme fraichement débarqué qui remet en cause les traditions anglaises. Il faut dire que l'écart se creuse désormais entre l'ancienne et la nouvelle génération, ce qui ne dérange aucunement les plus jeunes, bien décidés à faire une blague à Hercule Poirot en mettant en scène le meurtre de Bridget, la cadette. Mais alors qu'arrive sur la table de Noël le fameux plum pudding, les événements ne se déroulent pas comme prévu . Le petit mot glissé sous l'oreiller d'Hercule Poirot y est peut-être pour quelque chose : " Mangez pas une miette du Plum Pudding. Quelqu'un qui vous veut du bien" ...

En vrac et au fil des pages

Voici une histoire comme on les aime, charmante et plus légère que les traditionnels romans d'Agatha Christie. Ici Hercule Poirot résoud l'énigme dès le premier coup d'oeil mais n'en dira rien et jouera le jeu, pour le plus grand plaisir des enfants. Cette nouvelle de Noël nous entraine au coeur de la campagne anglaise enneigée, pour y déguster un repas dans la plus pure tradition : soupe aux huitres, dinde farcie aux marrons, dinde bouillie ( et oui il en faut deux !) et plum pudding,  " Un bon plum pudding devrait être fait plusieurs semaines à l'avanceet laissé à reposer.Plus il attend- dans les limites du raisonnable-meilleur il est. (...) chacun dans la maison a pu venir dans la cuisine donner un tour de cuiller à la pâte et faire un voeu. C'est une vieille coutume voyez-vous". On s'y croirait !

Ce recueil contient quatre autres nouvelles qui vous permettront peut-être de découvrir l'auteur sous un autre jour. L'humour est toujours présent ( so british bien entendu !) et la plume légère crée tout de suite une atmosphère particulière dans laquelle on plonge avec délectation. Hercule Poirot est ici en vedette mais Miss Marpple fait une aparition dans la dernière nouvelle. Le Rêve est d'ailleurs une nouvelle troublante qui fait intervenir une dimension fantastique avec cet homme qui n'a d'autre recours qu'Hercule Poirot alors qu'il est assailli par un rêve récurrent : il met fin à ses jours à une heure bien précise. Effectivement on le retrouvera mort dans son bureau fermé à clé... mais je n'en dis pas plus !

Agatha Christie fait ici un cadeau de Noël à ses lecteurs avec une petite nouvelle sympathique qui souligne son amour de cette période festive, souvenir de son enfance. On sera charmé par Mrs Lacey et son souci du détail afin que chaque enfant entre dans la magie de Noël. Cela m'a rappelé ma grand-mère, combien elle aimait aussi cette période et avec quel plaisir elle ressortait les décorations, passait du temps à concocter le menu du réveillon et à faire ne sorte que les plus jeunes croient en cette magie...

Félina a commenté ce livre


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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 02:57

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Le Voyageur de Noël, Anne Perry, in Contes de Noël, éditions 10/18, 2012,130 pages sur 510 pages

Genre : conte, court roman

Thèmes : Angleterre, meurtre, héritage, vengeance, enquête, famille, Noël

Présentation de l'auteur ICI

http://www.babelio.com/users/AVT_Anne-Perry_6564.jpeg

L'histoire

En cette fin d'année 1850, Henry Rathbone se rend chez sa filleule Antonia Dreghorn qui habite une grande demeure à Ullswater, dans la région des Lacs, en Angleterre. "On était à peu près à la mi-décembre et exactement à la moitié du siècle". Là doivent se réunir les frères Dreghorn: Benjamin, parti vivre en Afrique où il mène une vie de découverte au milieu des plantes et des animaux, Ephraim , tout droit rentré de Palestine où l'a entrainé sa vocation téologique et la veuve du plus jeune frère Nathaniel qui poursuit l'oeuvre de son époux en Amérique.Pourtant une bien triste nouvelle les attend : Judah, le mari d'Antonia est décédé. Un malencontreux accident lui a coûté la vie. A cela s'ajoute une série de calomnies proférées par leur voisin Gower qui revendique la propriété du domaine et que Judah, juge de son état,  avait envoyé en prison quelques années plus tôt pour avoir falsifié des documents inhérents au domaine. Les frères de Judah arrivent l'un après l'autre et, apprenant la terrible nouvelle et le fardeau qui pèse désormais sur les épaules de leur belle-soeur, décident de prendre l'affaire en main. Néanmoins les choses ne sont peut-être pas aussi claires qu'il y parait. Judah est-il réellement mort d'un accident en traversant une rivière ? Pourquoi s'était-il rendu dans ce coin en pleine nuit d'ailleurs? Des circonstances suspectes qui amènent la famille à suspecter Gower de meurtre à des fins de vengeance. A moins que ce ne soit le trésor des Vikings, enfoui sous la propriété et mis au jour par Judah, qui n'ait intéressé l'assassin...

En vrac et au fil des pages

 

Sur les bords du lac enneigé, l'oncle Henry mène une enquête sans policier, entrainant dans son sillage les jeunes frères de Judah qui tentent de rassembler les pièces du puzzle. Je dois dire que ce court roman ( je préfère ce terme au mot "conte" car le récit n'en a pas la structure) m'a bien plus happée que le précédent ( La Disparue de Noël) qui manquait de descriptions et ne nous plongeait pas dans l'ambiance espérée. Ici les éléments s'imbriquent mais le suspens est maintenu et le coupable n'est pas forcément celui que l'on croit. L'enquête piétine puis rebondit à la manière des récits d'Agatha Christie dans un milieu familial clos qui évite la profusion de personnages que l'on a pu rencontrer dans les autres récits d'Anne Perry. Non seulement cela crée une atmosphère plus intime, mais le lecteur prend plaisir à suivre les réflexions des uns et des autres.

Dans un décor sublime, les repas de l'avent se succèdent, annonçant un Noël un peu particulier mais respectant la tradition, "thé et crumpets imprégnés de beurre fondu", les petits déjeuners faits de toasts et wetherlacks (confiture de prune acide de Damas), les soirées autour d'un bon repas, " La soirée fut sombre et paisible. La pluie et la neige battaient tour à tour contre les vitres et le feu ronronnait dans la cheminée. Ils mangèrent du mouton des Lacs, accompagné de délicieuses pommes de terre aux herbes. On importait toutes sortes d'épices sur la côte et le pain d'pices de Cumberland était réputé. Tiédi et nappé de crème, il faisait un excellent pudding". Ben oui, ce n'est pas parce qu'un crime a été commis qu'on en oublie la bonne chaire !

Voici donc un petit récit qui me donne envie de poursuivre ma découverte de l'auteur.

calendrierdelaventpince

Je pense Miyuki que tu aimeras ce conte-là !

http://sylectures.files.wordpress.com/2012/09/anneperry2.jpg?w=501&h=364

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 02:20

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Darling River, Sara Stridsberg, Le Livre de poche, 2012, 336 pages

Genre : roman

Thèmes : destins croisés, femmes, solitude, folie, amour, maternité, mort, errance, abandon

L'auteur en quelques mots ...

http://dicore.se/wp-content/uploads/2012/09/stridsberg960_1210321767.jpg

Née en 1972 à Solna, la suédoise Sara Stridsberg est écrivain et traducteur. Dans ses romans elle donne la parole aux femmes, les met en avant. Happy Sally relate l'histoire et le parcours de Sally Bauer, première scandinave à traverser la Manche à la nage. La Faculté des rêves , son deuxème roman, est une fiction sur Valéria Solanas, féministe américaine.

L'histoire

Variations autour de la figure féminine de Dolorès.

Lo est une jeune fille solitaire. On la découvre parcourant les chemins de forêts incendiés avec son père, homme taciturne et pourtant si présent. Quelle relation existe entre eux ? Il se veut protecteur mais couche avec des prostituées sous le regard de sa fille. Qui est-elle? On ne le sait pas. Le sait-elle elle-même ? Quel âge a -t-elle ? 14, 15, 18 ans. Elle vieillit près de lui, souffre près de lui et s'éteint peu à peu, comme auprès de cette darling river qui l'engloutit comme elle a engloutit les cadavres des prostituées assassinées.Assassinées par qui ? Son père ? Elle y pense parfois et, interrogée,  prie pour que personne ne fasse le lien. Aimée par des hommes de passages qu'elle se plait à nommer Darling, elle est pourtant seule, déchirée dans une vie qui l'a condamnée dès le départ. Sa mère est partie très tôt et ne reviendra pas. Seul souvenir, ses vêtements sont aujourd'hui portés par sa fille ou étendus dans le jardin comme autant de cibles que son père perfore de balles. "Dolorès est un prénom de mauvais augure pour une fille. Jusqu'à l'âge de dix-sept ans j'étais persuadée que je mourrais comme elle, Dolorès Haze, en couches, terrassée par la douleur. Le fait que j'ai survécu m'a plus déconcertée que soulagée (...) j'ai perdu quelque chose de décisif : l'instinct de survie, le désir de m'en aller et de créer ma propre existence".

Une mère parcourt les Etats-Unis, sans but précis. A bord d'une Amazone modèle 1970, elle va de motel en motel. Qui est-elle ? La mère de Lo ? Pourquoi pas. Elle a bien abandonné son enfant elle aussi. Lunettes de soleil, robes cintrées, cigarettes, foulard. Tout nous rappelle la femme des années 50. Que fait-elle ? Elle cherche sa fille. Elle est l'ombre absente de la mère de Lo."Elle circule comme ça dans les déserts, des mois et des mois durant.Elle roule en bikini quand la chaler devient insupportable.Elle roule en botte et en manteau léopard quand les nuits sont glacées.Elle roule avec une robe jaune des années 50.Elle roule avec une détermination inébranlable, comme si le voyage comportait une quelconque destination finalealors qu'elle se borne en réalité à des allées et venues sur cette unique autoroute esseulée.partout des sauriens aux entrailles éventrées sous l'épiderme squameux. Partout des crotales, des oiseaux de désert, des chiens au crâne sanguinolent."

Dans sa cage du jardin des plantes, une femelle chimpanzé reçoit chaque jour la visite d'un scientifique qui s'est mis en tête de lui apprendre à dessiner. Mais que voit-il en elle ? un animal ? Une femme ? Un rapport ambigü s'installe entre eux; elle, murée dans le silence, le regard fixe de celle qui est prisonnière, lui, attiré par une force qu'il ne peut expliquer, passant de cap en cap du scientifique à l'ami, à l'amant ? Dans un délire exacerbé il va de la prostituée qui assouvit ses désir à la femelle chimpazé jusqu'à ce que les deux s'entremêlent.

Dolorès Haze suit Richard à l'arrière de sa voiture. Amour et violence mêlés, la relation qui les unit est des plus troubles. Elle est enceinte et s'apprête à accoucher. On entend ici l'avant propos de la Lolita de Nabokov: "Mme Richard.F.Schiller est morte en couche le jour de Noël 1952, à Gray Star, un village aux confins du Nord Ouest, en mettant au monde une fille mort-née." Elle est la Dolorès de Nabokov.

Quatre destins pour une même femme. Une femme en perdition, réduite à l'objet par le regard de l'homme, au corps, à l'enveloppe.

En vrac et au fil des pages

Glauque, terriblement réaliste, morbide, le roman de Sara Stridsberg met en scène autant de variations de la femme que lui inspire le roman de Nabokov, jusqu'à la traversée des Etats-Unis que l'on trouvait déjà dans le roman de Nabokov qui utlisait un moyen de dépeindre férocement l'Amérique. Le Destin, Le Temps, Le Miroir, La Maladie, La solitude, le roman est découpé en chapitres au sein desquels les quatres femmes , plutôt les quatre figures féminines évoluent, chacune dans son univers : Darling river,Le livre des morts,  Sur la mappemonde maternelle, Jardin des plantes.

On ressort de cette lecture avec une drôle de sensation, trouble, preque génée. La femme y est réduite à un corps, une odeur , une fonction : enfanter. Solitaire, elle est pourtant entourée d'hommes. Mais ces derniers ne verront pas plus loin que le sexe, la violence, le désir et la mort." le sexe féminin est pareil à des viscères et peut-être n'est-il même pas permis que quiconque s'y imisce sans qu'un enfant n'en soit sorti""

L'enfant est rejeté, qu'il en témoigne comme Lo ou le vive comme le foetus que Lolita met au monde . Une distance s'installe entre la mère et l'enfant. "La sage-femme passe le rasoir sans peser qu'entre les jambes de Dolorès toujours hâlées et gluantes et tremblantes et nues, enfle une bulle de chewing-gum et que dans sa tête un parfum de fraise et de soleil et d'espérance explose"

Puis entre les pages, une "Encyclopédie". Morceaux choisis : "Le miroir de mort ou le fleuve : Une mère n'est pas sans rappeler certains insectes.Elle disparait et décède à la seconde où elle a accompli son devoir qui consiste à perpétuer l'espèce", "La mélancolie du désir : La lumière se réverbère sur son corps, ce costume au poudroiement fragile qui est le sien. Les tumeurs, les métastases, le sommeil noir qui courent dans sa destinée".

Il est donc troublant et difficile de faire une chronique sur ce roman tant il est particulier, décalé. Pourtant, une fois commencé, on se doit de le finir, ne serait-ce que ourarriver au bout de ces destins de femmes, savoir ou bien se retrouver en elles, en leur solitude , en leur désespoir ou leur souffrance.

Interprétation très personnelle du roman de Nabokov je crois que ce roman de Sara Stridsberg peut aussi être lu indépendamment de cette référence, comme une ode, certes pessimiste , à la femme perdue en ce monde. L'écriture est, en effet, à la fois incisive et mélodieuse. Sans doute est-ce ce chant envoûtant et la construction étonnante du récit qui accrochent.

Merci aux éditions Le Livre de poche pour cette lecture étonnante vers laquelle je ne serais peut-être pas allée de prime abord. Merci à Livraddict d'avoir permis ce partenariat.

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 14:26

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Lorsqu'on arrive aux alentours du 16 décembre, on se réjouit de l'approche de Noël. me croirez-vous si je vous dit que grâce à ce swap original, je n'ai pas du tout hâte que Noël arrive ? hihi !

Voici le 4° épisode du calandrier de l'avent imaginé par Liestra.

swap #1

swap#2

swap #3

 

Ma binômette Plumisa m'a encore gâtée cette semaine avec :

10 Décembre

La copine de la première manique est apparue ce matin ! Toujours sur le thème gourmand du chocolat, ma collection s'agrandit !

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11Décembre

Une gourmandise tout droit venue de Lyon, miam !

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12 Décembre

oh le joli mug de Noël. Plumisa a réalisé la petit étoile au bout de la cuillère

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13 Décembre

Voici un livre de Marguerite Duras que je n'ai jamais lu mais qui m'emballe dès les premières pages. "Il faut toujours une séparation d'avec les autres gens autour de la personne qui écrit les livres. C'est une solitude essentielle ...". Merci pour la dédicace Plumisa

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14 Décembre

Quand je vous disais que ma collection s'agrandit ! Le point de croix est magnifique Plumisa !

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15 Décembre

De quoi réaliser de jolis petits sablés de Noël et voir le temps filer sur le calendrier...aaah bientôt Noël

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16 Décembre

Une gourmandise qui nous ramène en enfance car je connaissais ce genre de petite bétises sucrées qui vous rend fou !

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Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite !

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 09:51

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La Disparue de Noël, in Des Contes de Noël, Anne Perry, éditions 10/18, 2012, 120 pages sur 512 pages

Genre : conte, court roman

thèmes : repentir, expiation, Londres,Ecosse, femmes dans la bonne société londonienne

Présentation de l'auteur ICI

J'ai choisi ce recueil de contes d'Anne Perry afin de faire le lien entre divers challenge auxquels je participe mais aussi parce que je dois avouer que la couverture a tout de suite happé mon regard ! Tiens, me voici donc aussi bassement matérielle ? Pas du tout, car j'espère découvrir une autre facette de cet auteur qui m'a un peu déçue avec Dorchester Terrace.

L'histoire

Lors d'une réception chez Sir Omegus, chacun n'a d'yeux que pour le couple formé par Gwendolen et Bertie. On prétend que ces deux convoleront prochainement.  Mais alors que la soirée compte tout le beau monde de la société londonienne, Isobel , jeune veuve, profère ,par jalousie, une insulte lourde de sens à l'encontre de Gwendolen. Aussitôt l'assistance se fige. Lady Vespasia ( souvenez-vous de ce personnage rencontré dans la série des Pitt, amie de Charlotte Pitt. Ici nous la rencontrons, bien avant la série des Pitt, plus jeune) entraine son amie Isobel hors de l'assemblée , lui signifiant ainsi son inconséquence. Mais il est trop tard, le mal est fait. Le lendemain matin, le corps sans vie de Gwendolen est retrouvé dans le lac de la propriété. Le suicide ne fait aucun doute. Pourtant le motif de ce geste ne peut être expliqué, tant la jeune femme semblait heureuse la veille encore. A moins que les propos d'Isobel ne soient responsables de cet acte définitif. La bonne société londonienne, représentée par quelques membres éminents, fustige aussitôt Isobel par des marques d'indifférence chargées de mépris. Mais Omegus propose à ses convives d'accorder une forme de rédemption à Isobel afin qu'elle puisse à nouveau évoluer parmi eux sans perdre sa réputation : "A l'époque médiévale, tous les crimes n'étaient pas punis par l'exécution ou la prison (...) On autorisait parfois les coupables à effectuer un pélerinage expiatoire. S'ils en revenaient, ce qui en ces temps dangereux  n'arrivait pas très souvent, on considérait leur péché comme lavé. On était tenu de leur pardonner à leur retour comme si rien ne s'était passé". Sous la pression de son amie Vespasia, Isobel accepte ce pacte. Toute deux partiront alors en Ecosse afin de remttre en mains propres à la mère de Gwendolen une lettre que cette dernière a laissé. Néanmoins le voyage promet d'être peu agréable en ce mois de décembre où la neige et le froid recouvrent le sol écossais. Par ailleurs la confrontation avec la famille de la défunte effraie plus que tout isobel.

 

En vrac et au fil des pages

J'ai apprécié ce court roman d'Anne Perry qui me réconcilie avec l'auteur ( voir mon précédent billet sur Dorchester Terrace). Le récit nous fait voyager de Londres au fin fond de l' Ecosse et j'avoue ici que j'aurais apprécié davantage de descriptions de cette contrée, d'autant que l'auteur présente ce conte en ces termes : " Si les contrées sauvages de Ranoch Moor et de Glencoe sont à couper le souffle en toute saison, lorsque s'abat une tempête de neige elles ressemblent à la fin du monde.(...) tenter de décrire la sauvagerie et la beauté d'un tel paysage avec des mots constitue un défi pour tout écrivain". Je m'attendais donc à quelques descriptions qui me mettraient dans l'ambiance mais force est de constater qu'Anne Perry ne relève pas le défi. Malheureusement, les deux personnages arrivent à bon port sans que l'on ait l'impression qu'elles aient traversé une contrée si terrible. A peine sont-elle transies de froid. C'est dommage.

En revanche j'ai beaucoup apprécié l'explication des convenances de l'époque qui, il faut bien le dire, ont tôt fait de ruiner la réputation d'une femme de la bonne société londonienne. Ainsi le procédé de l'expiation qui mène Isobel et Vespasia dans une contrée froide et reculée est -il bien pensé car nous permet d'approcher un peu ce qu'une femme est en droit de faire: " Nous avons façonné une société où les femmes n'ont d'autre choix que de faire un beau mariage pour réussir, car nous leur avons rendu impossible de subvenir à leurs moyens ou de connaitre le succès seules". Les grands du monde font et défont les réputations: "Le pouvoir de la bonne société est quasi sans limite, ma chère. S'en voir exclu équivaut presque à la mort. Si l'on répand assez de venin contre vous, les invitations se tarissent, les portes se ferment, vous devenez invisible".L'accent est donc mis sur le procédé expiatoire imaginé par Omegus et qu'il tient d'une ancienne pratique en vigueur au Moyen-âge et c'est ici que j'aurais aimé plus de souffrance pour vraiment faire entrer le lecteur dans ce processus.

Par ailleurs l'intrigue est bien menée puisque, jusqu'au bout, les secrets qui pèsent sur la famille de Gwendolen mais aussi sur Vespasia que l'on retrouve dans tous les romans du cycle des Pitt, ne sont que subrepticement dévoilés.

Le recueil comprend d'autres contes que je vous dévoilerai au fur et à mesure de ma lecture en ce mois de décembre !

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 02:40

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Le Paradis des ours en peluche, Marie-Ange Guillaume, Tina Mercié, éditions Seuil, 2004

Genre : album

Thèmes : douceur, amitié

A l'approche de Noël j'ai décidé de vous faire dévouvrir un bel album qui fait rêver. Un pêu de magie et de douceur à opposer à un quotidien parfois trop pesant. Et si l'on retombait en enfance ?

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L'histoire

"Dans mon paradis, tous les jours ce sera mercredi". Plus de choses qui piquent, qui cognent, qui gênent."Mais ce que je veux surtout c'est un ami(...) un ami qui ne tombe pas du nid et qu'on n'enterre pas sous le pommier dans une boite à chaussures"

La petite fille rêve de cet ami en peluche qui ne serait pas comme les autres si fragiles.

"Dans mon paradis, il fera jour chaque matin et ce sera toujours le printemps". Plus de loups, de froid, de chasseurs.

Un ours en peluche quitte le pays blanc pour rejoindre l'autre monde et rêve d'un pot de miel dans une maison douillette, des bras d'une petite fille avant le sommeil.

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En vrac et au fil des pages

J'ai découvert ce livre au salon du livre jeunesse de l'océan indien. Comme vous le devinez c'est ma fille qui l'a repéré, avec son grand format et sa couverture aux teintes douces.

Les dessins sont superbes, cotonneux comme dans un rêve. Un rêve de petite fille . un conte dans lequel l'amitié est au coeur des préoccupations des enfants. Sous ses airs innocents cet album soulève pourtant des questions existentielles qui préoccupent nos petits : pourquoi toujours faire ce que les parents nous demandent ? Pourquoi aller à l'école pour apprendre ce que l'on ne sait pas ? Pourquoi faut-il que nos petits amis vivants soient si fragiles ?

Dans leur univers onirique les deux auteurs ont imaginé des formes douces, moelleuses pour s'opposer aux mots durs : fusils, écraser, tomber, chasseurs ...

"Il faut toujours faire confiance aux ours en peluche ".

Et vous, quel était votre rêve d'enfant ?

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