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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 03:47

http://www.babelio.com/couv/cvt_Les-perroquets-de-la-place-dArezzo_9616.jpeg

Les Perroquets de la place d'Arezzo, Eric Emmanuel Schmitt, éditions Albin Michel, 2013, 730 pages

Genre : roman

Thèmes : fidélité, infidélité, amour, sexe, reconnaissance, pouvoir

http://r.llb.be/image/ac/5211e58a3570e91703f723ac.jpg

L'histoire

" Ce mot simplement pour te signaler que je t'aime. Signé : tu sais qui "

Qui, parmi les nombreuses maitresses de Zachary Biderman, ose lui envoyer cette missive? "Les femmes finissent toujours pas s'attacher (...) Vive les épouses et vive les putes ! ce sont les seules femmes qui se contrôlent".

Pourtant, il n'est pas le seul et , rapidement, les habitants de la place d'Arezzo sont les destinataires de la fameuse enveloppe jaune. Chacun réagit à sa façon , imaginant qui a pu leur écrire cela: de celui qui pense tout de suite à sa femme alors qu'il entretient des aventures sexuelles avec des hommes, à celle qui rêve du jardinier, en passant par ce couple gay que la missive rapprochera.

Tout n'est pas rose, cependant, derrière les fenêtres et tous ont quelque chose à cacher, à regretter, à envier . La lettre devient un prétexte à entrer chez eux, découvrir un quotidien parfois hors norme ou bien rangé où nul ne connait vraiment l'autre mais où tous sont assoiffés, d'amour, de sexe, de reconnaissance.

Comme les perroquets qui s'agitent sur la place et miment les comportement humains, les hommes se cherchent, se frôlent, s'épient. Malentendus, quiproquos, voici venue l'heure des remises en question...

"(...)la plupart du temps à notre époque, les gens ne débarquent pas chez le maire ou le curé en état de lucidité. Ils sont aveuglés, égarés par la passion, tenaillés par le plaisir s'ils ont accompli l'acte, dévorés par l'impatience s'ils ne l'ont pas consommé. Des malades se marient (...) rarement des êtres en possession de leurs moyens intellectuels"

En vrac et au fil des pages...

http://aidart.fr/wp-content/uploads/2009/07/Courbet-Gustave-Femme-avec-un-perroquet.bmp

(La femme au perroquet, Courbet)

"Annonciation", "Maginificat", "Repons", "Dias irae". Ce roman découpé en quatre parties nous entraine au coeur de l'intime des êtres. Erotique ? Oui quand même. Monsieur Schmitt ne nous avait pas habitué à cela mais la lecture vaut le détour , justement pour tout ce qu'elle dévoile aussi sur cet auteur qui aime l'humanité. Un roman sur l'érotisme et ses visages donc. Mais le choix des sous-titres indique un amour plus grand me semble-t-il, qui pourrait aider l'homme à se trouver,à se dépasser.

Déjà dans Les Deux messieurs de Bruxelles, Eric Emmanuel Schmitt nous conviait à suivre un couple d'homosexuels et entrait quelque peu dans leur vie, leurs sentiments. Ici c'est beaucoup plus que cela et tous les comportements possibles sont passés au crible de la plume riche de l'auteur : couples gays, femme mariée prenant maitresse, jeune femme en quête d'identité au comportement sado masochiste, libertin dépravé, couple bien rangé, ados en quête d'identité ...

La première partie m'a un peu déstabilisée. Tous les personnages y sont présentés et il y en a beaucoup. Mais il fallait cela pour établir une comparaison entre les perroquets de la place d'Arezzo et les hommes qui gravitent autour : agitation, cris, couleurs... 

Arezzo, un nom aux sonorités italiennes, chantant comme les oiseaux qui l'habitent. Mais on est loin de tout cela et la proximité de Knokke-le-Zoute nous rappelle que nous sommes en Belgique, sur une des plus belles places, quartier huppé au bout de l'avenue Molière ,où l'on voit et d'où l'on peut voir.

On retrouve par la suite chaque personnage dans son quotidien, ses habitudes, ses expériences plus ou moins surprenantes et l'on se rend compte peu à peu que tout tourne essentiellement autour du sexe, à la fois moteur et frein de la vie humaine. Eric Emmanuel Schmitt pointe du doigt l'essentiel : qu'il soit au coeur des relations ou en soit au contraire absent, qu'on le recherche ou qu'on le rejette, le sexe est bien présent dans nos vies. Refoulé il permet parfois d'exacerber  une autre vision de la vie, accepté il permet l'épanouissement, utilisé il devient un objet de pouvoir ou cause la perte de l'homme.

Pour la première fois certains propos sont crus, livrés tels que vécus et cela surprend chez un auteur dont la plume douce nous a habitué à deviner plus qu'à lire. Jusqu'où ira-t-il ? Jusqu'au bout si je puis dire, car tout est livré mais par petits passages, en fonction du personnage décrit.

Où est l'auteur là dedans ? Partout sans doute, un peu plus dans Baptiste peut-être, écrivain en quête d'une définition de la fidélité et dont la vie va être bouleversée par la déclaration de sa femme. Baptiste car l'auteur nous livre l'incipit de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran sous la plume de ce personnage, comme si c'était lui qui l'avait rédigé ("A onze ans j'ai cassé mon cochon et je suis allé voir les putes").Je crois que l'auteur les embrasse tous, à sa façon, y compris le plus pervers d'entre eux puisqu'il va finir par comprendre. Choquant ce que j'écris ? Il me semble que l'auteur va ici plus loin tout en continuant sur sa lancée : aimer l'humain.

L'actualité n'est jamais bien loin et cet homme guidé par le sexe qui va déraper et se retrouver assailli par les médias nous rappelle forcément un autre homme politique. De même que le tenancier d'un bordel ou d'autres personnages qui font la Une.

Dans tous les cas le lecteur fidèle d'Eric Emmanuel Schmitt repérera des clins d'oeil à de précédents romans ou nouvelles, appréciera des références littéraires nouvelles ( Histoires comme ça de Kipling....oooh que cela tombe bien, je travaille cela avec mes élèves cette année !), l'approfondissement de ce qu'il a ébauché jusqu'alors. Mais alors quel rapport avec les perroquets ? Fil conducteur du roman et métaphore des relations humaines, ces oiseaux ont une histoire bien particulière que je vous laisse découvrir, une histoire de migration qui sied bien au récit des habitants de la place. Puis on dit parfois qu'en observant les animaux on comprend mieux certaines choses .

Parfois, "la vie se montre plus inventive que n'importe quel auteur" ...

chroniques de copinautes :

Stephanie

Stefiebo

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 03:23

 

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Jérôme ( blog D'une Berge à l'autre) m'a donné l'occasion de relancer ce blog, abandonné depuis des jours au profit d'une rentrée scolaire trépidante ! Jolie déclaration d'amitié que celle de nommer des blogueurs que l'on apprécie afin de leur décerner un Award. Merci Jérôme ;)

Versatile Award : tiens, un faux amis comme disait mon prof d'anglais de collège ! Comment prendre cet adjectif ? Si mon anglais est encore valable et non périmé Versatile = polyvalent et c'est là que l'affaire se corse. Alors Jérôme si tu passes par là tu voudras bien m'expliquer le sens (tiré du Larousse) de cette nomination :

a) Qui est efficace dans plusieurs domaines

b) Qui offre plusieurs usages possibles

c) Qui possède plusieurs compétences

Si tu prends le b) je t'étripe !

Plus sérieusement, voici le principe :

* Epingler votre blog aux couleurs du logo ( pour bien montrer que vous avez des amis qui pensent à vous même quand votre blog tourne au ralenti!)

* Remercier le GB (gentil blogueur) qui vous a choisi ou sorti du chapeau dans le cas de Jérôme !

* Lister 7 points sur soi (attentions scoops et révélations !)

* Nominer 15 blogueurs méritants ( qui vont me dire à coup sûr qu'ils ont été nominés 300 fois mais bon, qui ne tente rien !) en prenant soin de ne pas nominer Jérôme en retour sinon gare !

* Leur envoyer un petit mot pour les prévenir ( et ben mon Jérôme j'attends toujours ! mais c'était juste pour voir si je passais régulièrement sur ton blog n'est-ce pas ?)

Allez, hop, le tout en images ...

http://www.1001stages.com/photos/rubrique/hd/elevage-de-chevres-fromage-359.jpg

A tous ceux qui se sont bien marrés en racontant des histoires de mecs partis au fin fond du Larzac pour élèver des chèvres ... Ben voilà, je me détache peu à peu de mon métier pour aller vers une vie plus simple, plus riche émotionnellent ( et positivement !) au grand air. Pas dans le Larzac mais pour commencer sur un lopin de terre où je compte faire pousser ce que je veux mettre dans l'assiette de mes enfants. Une année dédiée à la formation donc ! aux rencontres, à la curiosité. On verra bien ce que cela donnera mais c'est un vrai besoin désormais.

20130731 102506

Encore plus de randonnées cette année et enfin découvrir le cirque de Mafate pour ne pas dire que j'ai vécu à la Réunion sans voir ça !

http://www.apprenonslaguitare.fr/wp-content/uploads/2012/11/944773346_small.jpg

Privilégier et combler les personnes qui j'aime, fidèles en amitié et toujours présentes. Laisser de côté les C... ( et il y en a beaucoup trop !) autant dans mon métier qu'en dehors. J' ai passé une année très difficile dans mon collège, au sein d'une ambiance malsaine entre collègues. Cela m'a beaucoup affectée  mais j'ai appris ...

http://us.123rf.com/400wm/400/400/clairev/clairev1103/clairev110300092/9133391-trois-enfants-persistant.jpg

Comme j'ai un super emploi du temps cette année ( cela fait 10 ans que je n'avais pas pas eu cette chance !), donner du temps à mes trois loulous, enfin pouvoir travailler l'après midi à la maison et leur consacrer les soirées. Que du bonheur !

http://composer-sa-musique.fr/wp-content/uploads/2013/03/ecrire.jpg

Tentative ...

http://www.ivana-musique.com/images/sarah_violoncelle.jpg

Tout à fait par hasard, discuter avec la nouvelle assistante de notre documentaliste et découvrir .... qu'elle donne des cours de violoncelle ! Je vais enfin pouvoir reprendre !

http://www.questpcs.com/evangelicalcatholicchurch/chfphotoalbum.jpg

"Maman, pourquoi on ne fait plus d'albums photos ?". parce qu'elles sont toutes sur l'ordinateur mes loulous et que ce satané numérique nous fait oublier que les enfants adooorent ouvrir des albums papier. Allez hop, j'ai décidé de prendre le temps de concevoir ces albums, un de temps en temps, on devrait arriver à écouler les milliers de photos qui attendent dans l'ordinateur !

A qui le tour ?

Ne me grondez pas si vous avez déjà été choisis les amis !

Achille

Mypianocanta

Tigrouloup

Licorne

ALittlebit dramatic

DarkHawk

Stefiebo

Nekotenshi

Myrtille

Nanet

Plumisa

XL

Piplo

MarieJuliet

Touloulou


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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 01:27

http://img.over-blog.com/395x600/2/25/73/36/Photos/Lecture-Avril/L-abbaye-de-Northanger.jpg

L'Abbaye de Northanger, Jane Austen, éditions Gallimard, collection L'Imaginaire, 2004,296 pages

Genre : roman

Thèmes : amour, romans, parodie, société mondaine, récit d'apprentissage

L'auteur en quelques mots ...

http://www.gradesaver.com/file/novelAuthorImages/5207-jane-austen

Découvrez la biographie de l'auteur sur la chronique de Orgueil et Préjugés

L'histoire

Devenue une belle jeune femme de 17 ans, Catherine Morland se voit proposer de faire un séjour à Bath par M et Mrs Allen, voisins de ses parents. Sans expérience, elle se fie à ses lectures de romans sentimentaux et gothiques, dans lesquels , pense-t-elle, on apprend à comprendre les hommes. Le voyage " se déroula comme il se doit, sans qu'aucun incident vienne menacer la sécurité des voyageurs. Il n'y eut ni bandits ni tempête pour leur venir en aide, ni d'heureuse culbute de la voiture dans le fossé pour fournir l'occasion d'une rencontre avec le héros".A Bath, elle découvre les rouages de la société mondaine, assembly rooms, bals, sorties en voiture ... et rencontre Isabella Thorpe avec qui elle va lier une amitié particulière qui semble bien être à sens unique ou en tous cas vivement intéressée de la part d'Isabella. En effet, la jeune femme souhaite s'élever dans la bonne société et use pour cela de ses charmes auprès des nombreux jeunes hommes venus séjourner à Bath, dont James, frère de Catherine. Catherine, quant à elle,voue une amitié sincère bien que naive à la famille Thorpe dont elle découvre rapidement le fils John, frère d'Isabella,jeune homme dynamique mais très entreprenant, imbu de sa personne et manipulateur.

Entre mensonges et manipulations, cette famille va révéler son vrai visage alors que Catherine tombe éperdument amoureuse de Henry Tilney, fils du général Tilney, dont la soeur Eleanor devient rapidement une amie chère. Cette dernière la convie d'ailleurs à séjourner dans leur demeure, l'abbaye de Northanger, pour la plus grande joie de Catherine qui, férue de romans gothiques, imagine déjà les recoins sombres et les légendes qui entourent l'abbaye. Les trois jeunes gens sont en effet réunis par une passion pour la littérature, l'art, pour le plus grand plaisir de Catherine dont l'imagination trouve là de quoi se nourrir.

Ce séjour ,vécu tantôt comme une fête, tantôt comme un calvaire par la présence du mystérieux général Tilney, révèlera l'amour que se portent Henry et Catherine mais ne sera pas sans embûches. Cependant Catherine en retiendra la nécessité d'être moins naive et de former son esprit aux subtilités mondaines et humaines.

http://www.images-booknode.com/book_cover/213/mod10/l-abbaye-de-northanger-213486-120-200.jpg

En vrac et au fil des pages ...

Quel drôle de roman ! Dès le départ l'auteur se pose en commentateur de son oeuvre revenant sur ses choix, les explicitant au milieu des chapitres sur un ton non dénué d'humour. " Et maintenant je peux envoyer mon héroine au lit, à son oreiller garni d'pines et trempé de larmes. Tel est le sort d'une véritable héroine. Elle pourra s'estimer heureuse si dans les trois mois qui viennent elle parvient à retrouver le sommeil".Pour cette raison, le lecteur comprend que le roman n'est surement pas à prendre au premier degré et va devoir trouver les nombreuses références littéraires qui le jalonnent. Ainsi, dès le départ des noms d'écrivains comme Ann Radcliffe ou Fanny Burney sont-ils cités et l'on comprend que ce roman d'apprentissage s'appuie sur une longue lignée d'héroines de romans sentimentaux ou gothiques. Catherine est d'ailleurs en train de lire Les Mystères d'Udolphe au moment où s'ouvre le roman.

Les clichés sont démontés et la progression de l'héroine obeit à des codes connus des lecteurs de l'époque. Une lecture, donc, à replacer dans son contexte pour l'apprécier.

Ainsi la condition des femmes est-elle passée au crible de la critique : "Quand on désire plaire on devrait toujours être ignorant. si on montre trop de connaissances on est incapable de flatter la vanité d'autrui.(...) Une femme surtout, si elle a le malheur de disposer d'un certain savoir, devrait autant que possible le dissimuler.". Selon les dires de nombre d'hommes, "la bétise rehausse grandement les charmes personnels d'une femme (...) Catherine ne savait pas qu'une belle jeune femme, dotée d'un coeur affectueux et d'un esprit parfaitement inculte, ne saurait manquer d'attirer un jeune homme intelligent, à moins que les circonstances lui soient particulièrement défavorables".

Un des thèmes principaux du roman de Jane Austen est la lecture, distraction mais aussi considérée par beaucoup comme frivole, déviant l'esprit des jeunes filles des réalités du monde. Catherine en fera d'ailleurs l'expérience, elle dont l'imagination débordante l'entraine parfois trop loin découvrira qu'il est bon de dissocier réalité et fiction.On y retrouve aussi une parodie du roman gothique lors du séjour de Catherine dans l'abbaye de Northanger , où l'on s'attend à découvrir un secret dans le secrétaire de la chambre ou à faire une terrible découverte dans le vieux coffre ou la chambre de la mère défunte. J'ai particulièrement apprécié le passage où le jeune Tilney tente d'effrayer Catherine par la description des lieux et qu'elle, fébrile, en redemande "Oh ! non, non, ne dites pas ça. Mais continuez".

Une lecture plaisante donc que j'ai pris un peu aussi comme une analyse de la littérature de l'époque et une critique de ceux qui dénigrent le roman, un plaidoyer en faveur du roman en quelques sortes qui me réconcilier avec l'auteur après la petite déception à la lecture d'Orgueil et Préjugés. "Tandis qu'on couvre d'éloges le talent du mille neuf centième auteur d'un abrégé de l'Histoire de l'Angleterre (...) il semble y avoir une volonté générale de décrier le talent des romanciers, de sous-évaluer leur travail et de dédaigner des ouvrages qui n'ont à leur crédit que le génie, l'esprit et le bon goût".

http://img.over-blog.com/214x300/3/91/14/12/juillet-2011/northanger-abbey-dvd.JPG

http://2.bp.blogspot.com/-dP3LP-4a0fE/UW6A-99lFtI/AAAAAAAAFm8/YkQZsjKRYXo/s1600/logo+JABKT2.jpg

 

 

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 09:40

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Pour ce challenge, organisé par Herisson08, il faudra lire 1% des livres de cette rentrée littéraire 2013 ( soit 6 livres).

Fin du challenge 31 juillet 2014.

Bien évidemment il est possible de lire davantage et la compétition est ouverte !

Les coups de coeur seront signalés sur le blog de Herisson08

http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2013/02/bandeaublogjeunesse.png

Le petit mot de l'organisatrice

Quelques « Règles » :
* Tout le monde peut participer, mais seuls les livres chroniqués sur un blog ou autre site seront pris en compte. Je peux même vous ouvrir mon blog si vous le souhaitez.
* tous les livres parus entre mi-août et mi-octobre sont acceptés, puisque je souhaite aussi mettre la littérature jeunesse à l’honneur.
* Aucune obligation de faire un article de présentation pour participer, mais vous pouvez partager vos pré-sélections, vos pile à lire et vos billets.
* Merci de mettre le logo et/ou le lien dans vos articles participants, afin qu’on repère plus facilement les livres!
* Il faudra aussi venir donner vos liens en commentaire, avec le titre et l’auteur du livre (+roman, essai, BD ou jeunesse), sur n’importe quel article, même non lié au challenge, puis être un peu patient, j’ai parfois plus de 30 liens par jour et je prends vite du retard…

Pour ma part j'ai sélectionné les élus de ma rentrée littéraire

et suis déjà plongée dans le partenariat Albin michel ;)

et vous, que lirez-vous ?

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 00:33

http://images-booknode.com/book_cover/2372/la-complainte-d-irwam-2371772-250-400.jpg

La Complainte d'Irwam, Anna Combelles, éditions Atine Nenaud, 2012, 404 pages

Genre : fantasy

Thèmes : légendes, merveilleux, mondes parallèles, livres,prophétie, quête, amour, amitié

l'auteur en quelques mots ...

http://www.babelio.com/users/AVT_Anna-Combelles_5325.jpeg

Je préfèrerais qu'Anna ( alias Nanet sur Livraddict et bloggueuse) se présente elle même . Aussi, très exeptionnellement, je vais attendre qu'elle vienne faire un petit tour par ici ( si, si vous allez voir elle va venir !) pour parler un peu d'elle.

D'où te vient cette écriture Anna ? Des stages, des ateliers au cours desquels tu aurais affiné ta plume ?

Ton roman souligne ton goût immodéré pour la lecture. Nathan te ressemble beaucoup n'est-ce pas ?

Le Voile. Il fallait l'inventer ! Comment est née cette idée ?

Pourquoi avoir choisi le Moyen âge pour ancrer une partie du récit ?

J'ai adoré Léandre et Cassiodore et mon petit doigt me dit que tu t'es laissée emporter toi aussi dans leur histoire. je me trompe ?

L'histoire

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQPtIKOidSKh5S1M-yh8Xbk-70ZSbKz1YtLjkq0uj4V3rAvLDhDTchPIDMQsA

Aewle raconte : en mettant en mots leurs émotions, les hommes ont libéré la magie. Dès lors, chaque récit donne naissance à une créature dans le monde réel. La magie des mots crée les êtres qui, eux-même, entrainent l'histoire. Sous le regard avide d'Irwam, sa fille, elle renouvelle le récit des origines, alors que les Sorciers, conscients des dangers de ce phénomène, ont souhaité maitriser la puissance des mots et empêcher les créatures les plus viles de nuire aux hommes. Ainsi est né le Voile, protection entre les deux mondes, réel et mystique. Cependant, devant l'imagination sans borne des hommes, la tâche des gardiens du voile se fit plus importante.

A quelques temps de là, Léandre et Cassiodore, chevalier et Mage, poursuivent leur route à la recherche de Syr Balllian et du passage qui , dans le jeu imagine par un Sorcier démoniaque, Evrad, les conduira vers une nouvelle aventure. A moins que ce passage ne les conduise vers notre réalité dans laquelle la lecture de Nathan fait naitre les mondes ...

En vrac et au fil des pages ...

http://asmodee.defr.org/~asmodee/La%20Tour%20Sombre/NEWS/NEWS_fichiers/SortieLTSfin.jpg

De la fantasy sur ce blog ? Et bien oui, ne jamais dire jamais ! Voici un roman qui a su me faire entrer dans un univers que j'avais abandonné depuis fort longtemps ( souvenir de jeux de rôles !). C'est donc un peu sur la défensive que je me suis installée dans mon canapé pour découvrir le récit concocté par Nanet. Curieuse et concentrée, je suis entrée dans un récit à tiroirs, sans difficulté, pour découvrir que les trois histoires ou périodes étaient imbriquées. C'est ici que l'affaire se corse car il ne faut rien lâcher. Tout lecteur se laissant porter par l'histoire sera plus ou moins attiré par un des trois mondes proposés et je dois dire que rapidement l'imaginaire prend le dessus, on ne se refait pas ! Nanet a pris soin d'ancrer une partie du récit dans le Moyen Âge, pour mon plus grand plaisir.

Côté écriture j'ai regretté bien sûr les quelques fautes et coquilles qui jalonnent le roman. Mon oeil est toujours attiré ( déformation professionnelle) par ces détails génants. Je souligne néanmoins que cela n'enlève rien au style qui, lui, est fluide et travaillé. Et il faut de la maitrise pour proposer un tel univers où nos repères s'éffondrent ! Ici Mages, Prophètes, Sorciers mais aussi Alwars ou Trouble-fêtes se partagent la vedette. Tout cela est clairement posé dès le départ et les notes de bas de page aident à la compréhension de cet univers en même temps qu'elles le mettent en place.

Petit regret : le titre qui propose une intrigue centrée sur Irwam m'a laissée sur ma faim car ce personnage, pourtant complexe et riche, ne semble pas vouloir prendre la place qu'il mérite. Du coup Cassiodore et Léandre deviennent les héros de l'histoire que l'on a envie de suivre jusqu'au bout. Le chant qui ouvre la complainte et est en quelques sortes la spécificité d'Irwam, n'apparait pas comme un élément indispensable. Pour autant j'ai totalement plongé dans l'histoire de Cassiodore et Léandre, frémissant pour eux. Irwam est aussi un personnage en quête d'elle-même mais qui est ici spectatrice plus qu'actrice. J'aurais souhaité que sa complexité, sa richesse, soient soutenues par une place plus importante au sein du livre. Peut-être la suite ( si suite il y a) lui donnera-t-elle cette chance (requête de lecteur !). De même Nawej, son frère, apparait-il mystérieux dès le premier chapitre de par son comportement , ses idées envers les humains. Lui aussi reste en retrait alors qu'on le sent double ( je ne sais comment expliquer cela, j'espère que Nanet me comprendra ;) )

L'idée qui sous-tend le récit est originale et fascinante : un voile protecteur sépare notre quotidien des mondes rêvés par les humains, empêchant ainsi que les créatures imaginées ne prennent consistance. L'entre deux mondes est animé par des Gardiens du voile, garants de la sécurité des humains, peu à peu dépassés par le pouvoir d'imagination de ces derniers, la multitude de livres rédigés et la puissance des êtres créés. On retrouve un thème qui m'est cher : le pouvoir de la lecture, l'idée que notre imagination est puissante et nous entraine parfois bien loin de la réalité.Quelques lectures se sont rappelées à moi comme l'Histoire sans fin de Ende qui nous transporte dans l'univers du livre. Ici, dans les premiers chapitres, Nathan lit un livre qui va se révéler la pièce maitresse du récit principal. Mais d'où vient ce livre ? Pourquoi son auteur n'est-il pas répertorié ? Ces questions assurent un fil conducteur intéressant que le dernier chapitre vient souligner avec surprise . Je me suis totalement retrouvée dans le personnage de Nathan pour qui la lecture est à la fois une drogue et une garantie de survie dans cette réalité. Lorsque la lecture est un besoin l'on comprend combien elle peut apporter. Nul doute qu'il y ait aussi beaucoup de Nanet en lui ! Ce qui est raconté là est l'activité quotidienne d'un lecteur finalement : lire, imaginer, créer, recréer, s'inspirer de ... et vivre.

Les personnages sont attachants et l'intrigue bien menée. Le lecteur est emporté dans un autre monde au point d'ailleurs que l'on ressent cela dans l'écriture qui abandonne peu à peu le monde réel pour développer l'univers de Cassiodore et Léandre. L'auteur elle-même s'est-elle laissée emporter ? Il faut dire que ces personnages sont aussi porteurs de secrets, de non-dits qui donnent envie d'en savoir davantage. On imagine aussi très bien Evrard, le Mal, le Sorcier et son rire sardonique. Tout cela est très visuel.

La fin laisse, comme je le pensais, présager une suite car Nanet a pris soin de poser une question dans son roman, qui ne trouve pas de réponse ... quoique, lecteur attentif, vous saurez peut-être qui a livré ce roman "magique" à Nathan ...

La suite est à inventer (Magus Torrim ?), au lecteur de jouer à présent et de faire vivre ces mondes !

Merci Nanet pour cette belle découverte et Mypianocanta pour avoir accepté cette lecture commune. Au fait, qu'en as-tu pensé ?

L'avis de mypianocanta

L'avis de Licorne


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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 11:45

http://www.images-chapitre.com/ima2/original/588/49588_5280069.jpg

L'Affaire Nicolas Le Floch, Jean françois Parot, éditions Lattès,2002, 440 pages

Genre : policier historique

Thèmes : 1774, fin de règne, succession, meurtres, complots, Angleterre

Retrouvez la biographie de jean François Parot ici

tome 1 L'Enigme des blancs manteaux

tome 2 L'Homme au ventre de plomb

tome 7 Le Cadavre anglais

 

L'histoire

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/62/Madame_Dubarry1.jpg/220px-Madame_Dubarry1.jpg

la Comtesse du Barry

6 Janvier 1774. Nicolas Le Floch , se rendant chez son amie Mme de Lastérieux, est pris à parti par cette dernière alors que la demeure accueille quelques musiciens à l'occasion d'une soirée. Contrarié il quitte le domicile de sa maitresse avant d'y revenir plus tard pour découvrir que son absence n'a nullement contrarié cette dernière. Pourtant, en s'éveillant le lendemain au domicile de M de Noblecourt, il apprend, stupéfait que Julie de Lastérieux a été assassinée et que les soupçons pèsent sur lui. Commence alors une enquête des plus délicates, conduite par l'inspecteur Bourdeau, fidèle ami de Nicolas et menée par le lieutenant de police Sartine, persuadé de l'innocence de son poulain.

Rapidement, les preuves s'accumulent contre Nicolas, à commencer par une lettre diffamatoire du musicien Balbastre, l'accusant de violences lors de la dernière soirée et le mettant à porte à faux.Dès lors, Nicolas le Floch écarté de l'affaire, oeuvre en douce afin de démasquer les coupables de l'assassinat de Mme de Lastérieux . Envoyé à Londres par le roi pour une affaire de libelles mettant à mal des personnnalités de la Cour, Nicolas échappe de peu à la mort mais parvient à rassembler les pièces d'un puzzle des plus complexes

Parallèlement Louis XV, à l'agonie, convie auprès de lui "le petit Ranreuil" afin de lui remettre une boite contenant des pièces capables de mettre à l'abri des esprits malveillants Mme Du Barry, sa favorite. La Cour, qui a toujours animé des complots, est en effervescence et l'on attend dans le trouble le plus profond la mise en place de la succession du roi, qui décède le 10 Mai 1774.

Une année difficile donc pour le commissaire au Chatelet qui , de révélations en révélations, apprendra ... qu'il est père de famille !

En vrac et au fil des pages ...

http://www.lexpress.fr/medias/1674/857495.jpg

Cet opus des enquêtes de Nicolas Le Floch m'a semblé plus complexe que les précédents. J'y ai retrouvé la plume animée et propre à nous plonger dans le climat de 1774, mais ai eu plus de mal à rassembler les pièces du puzzle dans une intrigue plus longue. Comme d'habitude l'enquête principale est doublée d'une intrigue de cour. Cependant ici, l'originalité du tome fait que le coupable désigné n'est autre que le commissaire lui-même ( il fallait bien que cela arrive !). Pourtant à aucun moment je n'ai craint pour sa vie ( la peine capitale était pourtant de mise) et l'ai regretté, non pas pour notre héros mais pour le suspens ! 

J'ai apprécié néanmoins le côté politique qui nous conduit à Londres et les nouveaux personnages qui animent la cour et ne manquent pas de piquant, comme la Comtesse du Barry (pour moi qui suis toulousaine , ce sont de jolies retrouvailles !) ou le Chevalier d'Eon, un original dont l'auteur dresse un portrait sympathique. Le récit de la succession du roi Louis XV est des plus intéressants et je dois avouer que c'est cette partie que j'ai préférée. La question religieuse, au coeur des intérêts, est assez bien développée: le renversement de Choiseul par l'entremise Mme Du Barry , l'ascension du Duc d'Aiguillon qui en a découlé, sont au coeur des rancoeurs au moment d'administrer les saints sacrements à Louis XV. Tout cela est clairement expliqué.

Entre autres nouveautés, on apprend que la belle Julie de Lastérieux employait à son service deux esclaves venus de Guadeloupe à qui elle avait fait miroiter un affranchissement. Le lecteur appréciera l'évocation des pratiques liées à l'esclavage dans les colonies, bien que ce propos ne soit malheureusement pas développé.

Bien évidemment on retrouve avec plaisir les passages gourmands ( encore que cette profusion de viande me laisse penser que je n'aurais pas aimé vivre à cette époque !), nos héros aimant déguster et doubler ce plaisir d'un récit de la recette. J'ai souri à l'évocation par notre héros de la cuisine anglaise et son plaisir de rentrer au pays afin de profiter de la bonne chère ( pourtant je les aimais bien moi ces toasts à la confiture ou ce rosbif accompagné de son pudding !)

Le récit est toujours aussi captivant et la plume fine mais j'espère que l'épisode suivant sera plus palpitant. L'auteur prend soin de ménager son effet dans tous les cas en nous dévoilant une paternité liée à une rencontre qui remonte à 14 ans. Cela vous rappelle quelqu'un ?

A la fin du récit cependant Sartine se voit appelé au service de la Marine du roi, laissant Nicolas penser à ce que sera son sort sous l'autorité de Le Noir, à moins qu'il ne soit écarté des affaires policières ...

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