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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 15:02
Empathie et compassion, comment développer nos super-pouvoirs, Sandra Cardot

Empathie et compassion, comment développer nos super-pouvoirs, Sandra Cardot, éditions Michalon, 2017, 187 pages

Genre : développement personnel

Thèmes : empathie, compassion, mentalité, méditation, qualité, conscience, altruisme

 

L'auteur en quelques mots ...

 

 

Sandra Cardot a été vidéaste, chanteuse et modèle. Diplômée de l’Ecole Nationale Des Beaux-Arts de Grenoble (master) et du Conservatoire des Arts et Métiers en psychologie, elle a poursuivi sa formation vers l'art thérapie. Confrontée au départ soudain de son père, son intérêt pour le psychisme humain et pour la narration sous toutes ses formes a donné naissance à Ferme tes yeux Jessica, un court roman dans lequel une jeune fille perd son père dans un accident auquel elle survit elle-même, et devient amnésique. Elle est l'auteur de En Pleine conscience, itinéraire lucide vers le bonheur spirituel, paru en 2016 aux éditions Michalon.

"Nous sommes capables de devenir de prodigieux héros".

A l'origine est l'empathie. Mais l'on aurait tort de croire qu'elle est l'apanage des humains. Au contraire, "l'empathie est bel et bien une aptitude intelligente, issue de la relation mère-petit de nos ancêtres les animaux", attitude qui va bien au-delà de leurs propres petits, mais s'étend à toute la communauté. Souris, chimpanzés, dauphins... en sont dotés. Nombre d'animaux nous témoignent également leur affection et bien plus encore. Tout le monde a au moins une fois entendu parler de ce chat qui, dans un hôpital, se couchait sur le lit des malades en fin de vie, signalant par là l'imminence de l'inéluctable et apportant un dernier réconfort. Qu'en est-il de l'humain ?

Sandra Cardot nous livre un exemple édifiant, là encore bien connu, soulignant l' aberration qu'il peut y avoir à vivre sans amour, sans en donner, sans en recevoir : dans les années 20 un certain John Broadus Watson prétend que la tendresse et la compassion des mères envers leur enfant porterait préjudice à l'intégration sociale et au développement des jeunes. Dès lors, dans les orphelinats,les petits furent isolés, ne recevant aucune marque de tendresse. Inutile d'insister sur les dégâts provoqués...

Que démontrent ces exemples ? Le lien, dans la joie comme dans la souffrance, soutient, fait avancer.Et il est inutile de bien connaitre une personne pour lui apporter ce réconfort, ce soutien. La capacité d'empathie est en chacun de nous. Des hormones y travaillent que l'on nomme communément "hormones du bonheur" : l'ocytocine, hormone du bien-être, du plaisir, la sérotonine, hormone de la sérénité, de la sécurité, dopamine, hormone de l'enthousiasme, de l'espoir. Et les neurones là dedans ? Eux aussi jouent un rôle capital dans le développement de l'empathie. Nous avons donc tous les outils pour réussir.

Puisque l'empathie est innée comme le démontrent les comportements enfantins d'encouragement, de consolation, pourquoi tous les hommes n'en sont-ils pas capables ? C'est qu'il faut nourrir notre cerveau. La souffrance et la douleur engendrent le chagrin et le désespoir. A contrario la paix et la sérénité diffusent le bonheur.

Facile à dire ? Il est pourtant simple de donner un sourire, de tendre la main. A condition de le faire sans arrière pensée, cette attitude générera autant de bénéfice chez celui qui donne que chez celui qui reçoit. On connait tous le vieil adage " Un sourire ne coûte rien...". Encore faut-il le mettre en pratique dans nos vies pressées. C'est un travail quotidien, puis une habitude, enfin une façon d'appréhender le monde.

La vérité est que nous ne sommes rien sans les autres. Alors autant construire des relations ou de simples liens sur une base saine faite de compassion, de regard tolérant, sans jugement.

 

En vrac et au fil des pages ...

 

Si à la lecture de ce qui précède vous vous êtes dit : évidemment ! Je le fais déjà ! alors vous êtes empathes et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Si en revanche vous avez eu un petit sourire en vous disant : c'est bien beau tout ça mais c'est du blabla, il vous reste un peu de chemin à faire mais rien n'est perdu !

Je plaisante mais j'entends déjà quelques voix qui s'élèvent ( les mêmes peut-être que dans la salle des professeurs de mon établissement lorsque des collègues grognent contre des élèves et que nous sommes quelques-uns à nous désoler de cette attitude peu bienveillante...). Alors autant dire tout de suite qu'il faut être prêt pour lire ce livre, avoir sans doute déjà parcouru un bout du chemin vers la sérénité, la non-violence, la bienveillance et avoir donc un esprit positif, ouvert.

Petit instant "ma vie" : Je ne crois pas au hasard et, depuis que j'ai terminé ma formation en sophrologie, les choses, les gens ,les événements arrivent à moi pour m'emporter vers cette voie. Il en fut toujours ainsi dans ma vie, comme si quelque chose m'avait toujours guidée sur la bonne voie. C'est pour cela que je suis confiante, sereine la plupart du temps lorsque je dois faire des choix qui me concernent car je sais que je peux me fier à mon instinct. Curieusement il en va de même des personnes que je rencontre. Je dis souvent à mon mari qu'il est trop gentil, une façon aimable de lui souligner qu'il se fait avoir souvent. J'ai toujours eu la sensation d'être capable de "ressentir" les gens. Certaines personnes me sont toxiques. Je les rencontre dans mon métier essentiellement, qui est un milieu bien particulier, d'autres me mettent mal à l'aise , mais je comprends la plupart du temps qu'elles sont dans une période de leur vie qui leur fait voir les choses de façon négative. C'est ce qu'elles renvoient et que je ressens avec une grande violence. Il en a toujours été ainsi, de même que certaines situations me paraissent injustes et m'ont souvent rendue malades dans mon adolescence. Aujourd'hui je commence à peine à savoir comment me protéger de cela, me "nettoyer" en quelques sortes.

Il est  donc intéressant d'avoir trouvé un écho à cela dans le livre de Sandra Cardot. Elle nomme ces personnes capables de ressentir les intentions, les émotions des autres, des empathes.

Super, et que fait-on de cela ? On aide les autres à avancer, on leur procure le réconfort dont ils ont besoin, par un sourire, un geste, une action gratuite. Le petit plus rigolo est ce que décrit Sandra Cardot comme une sorte de connexion avec les animaux, cette capacité à les comprendre comme s'ils nous parlaient, ce dont se moque un peu ma tribu lorsque je parle aux chats et qu'ils semblent me répondre ( moi je dis qu'ils me répondent !), lorsque je leur donne ce dont ils ont besoin à ce moment là sans me torturer l'esprit avec "mais qu'est-ce qu'elle a à miauler cette chatte !".

La faille, car il y en a une, est l'incapacité des empathes à rester dans un lieu où les énergies sont négatives, l'atmosphère pesante, ce que je nomme au quotidien "être une éponge". Je le vis chaque jour dans mes classes lorsque les jeunes sont inquiets ou qu'ils arrivent en colère, mais aussi à la maison lorsque les enfants râlent ou que ma tribu me renvoie du négatif. Depuis longtemps je parviens à le gérer, en instaurant des rituels de sympathie, d'empathie, petits bonheurs, communication non violente, chaud doudous, méditation...et cela fonctionne très bien. Je dirais même que cela se propage et qu'il est agréable de pouvoir diffuser le positif, le bien-être, le bonheur. 

Sandra Cardot nous invite à repérer nos émotions afin de ne pas les confondre ou les plaquer sur les autres.Ne pas les étouffer mais les extérioriser.

On en arrive au chapitre santé, avec la nécessite de ne pas freiner la tristesse ou la colère si elles se présentent. Nous avons tous constaté au moins une fois dans notre vie combien cela est toxique. 

Mais attention, l'empathie et la compassion ne doivent pas mener à l'esclavage. Ecouter les autres oui, les aider comme on le peut oui, mais ne pas se soumettre sans s'en rendre compte.

La compassion c'est vivre au présent, apprécier, admirer. C'est une dimension spirituelle de l'empathie. On a tendance dans notre société à broyer du noir, à nous replier sur nos problèmes, à critiquer, oh oui critiquer ! S'obliger dans un premier temps à voir les choses autrement aide beaucoup, ne pas se laisser emporter par une conversation stérile comme on en entend souvent et qui ne mène à rien. C'est déjà un grand pas vers plus de sérénité. Sourire, c'est fou comme cela désamorce souvent une situation délicate. Et en plus cela se propage, c'est contagieux, comme le rire. Bien entendu ce n'est pas toujours possible, tout le monde a une vie différente et certaines ne sont pas faciles. Mais essayer. Nous ne sommes pas la souffrance que nous ressentons. Elle n'est pas "nous". Elle est un moment, une étape à dépasser.

La pleine conscience est la clé. Vous me direz, cela est très tendance. Je répondrai : c'est tout simplement essentiel. Se connecter au présent pour l'apprécier, être conscient de ce que l'on fait, ce que l'on mange. Ne pas vouloir que le temps file. Accepter de voir nos émotions, notre souffrance peut-être. S'arrêter.

Sandra Cardot donne des conseils simples pour se reconnecter, prendre le temps. Elle cite également nombre d'études, fait référence à des personnalités pour montrer la puissance de la compassion. Comme Matthieu Ricard dans ses conférences, elle revient sur les neurosciences et la découverte que la compassion modifie durablement notre cerveau. Ceci est désormais prouvé. La méditation, la pleine conscience,mais aussi la coopération, l'altruisme, ne modifient pas uniquement notre façon d'être. Le sujet est passionnant . Ce potentiel d'altruisme est à cultiver. Je reste persuadée que cela passe par l'éducation et d'ailleurs l'auteur revient sur ces écoles pilotes qui proposent un autre enseignement en insistant sur ces qualités.

Après une petite chose m'a tout de même dérangée. Il a fallu que j'arrive à la page 153 pour commencer à freiner un peu ma lecture: "les héros de la compassion". Ici Sandra Cardot évoque les véganes, ces personnes réfractaires à toute forme de violence, qui ne consomment pas de viande ni tout ce qui en est dérivé en dénonçant les violences faites aux animaux. Je comprends tout à fait ce mouvement, étant moi-même de moins en moins mangeuse de viande, mais plus par dégoût. J'entends ce discours car j'ai vu des abattoirs, des reportages atroces sur les violences faites aux animaux destinés à être mangés. "Vivre en paix avec le vivant", nous dit l'auteur, c'est refuser tout ce qui peut être lié de près ou de loin avec une forme de violence faite aux animaux ,doués comme nous l'avons vu de compassion.Cela passe par les cosmétiques, le prêt à porter...etc. Pour Sandra Cardot, nous n'avons plus besoin de cela aujourd,hui pour notre survie , de plus cette capacité de compassion doit s'étendre à tout le vivant dans un souci de préservation de la planète, enfin notre attitude serait le fait d'une société qui favorise l'ego au détriment de l'empathie.

Je suis d'accord avec elle pour dire que les consciences s'ouvrent , que la réflexion est intense sur le sujet et que les mentalités changent. Les medias s'en font les intermédiaires et c'est très bien. Ce que je regrette, et ce sera le seul bémol de ce livre, est la façon dont le sujet est amené. Les véganes sont ainsi nommés "super-héros", "fabuleuses personnes" face à la monstruosité de la société... En face les mangeurs de viande, réduits à des images clichés comme ce boucher argumentant sur son métier face à un groupe de militants. Oui, sauf qu'entre les deux, entre le salon de l'agriculture et les "fabuleux véganes" il y a nous ! Dès lors, ceux qui ne sont pas encore entrés en Véganie sont "noyés dans leur propre ego". Aie ! Où est la compassion, la main tendue vers celui qui est encore peut-être ignorant, qui se cherche, qui veut comprendre et démêler le vrai du faux parmi toutes les informations qu'on lui envoie ?

Et oui, j'enfile mon costume d'enseignante là ! Si je projetais sur mes élèves une vérité en laquelle je crois sans leur donner de preuve , en leur disant juste "si vous ne me croyez pas, vous n'avez qu'à vous renseigner", serais-je une bonne pédagogue ? Il me semble que Sandra Cardot pourrait nous concocter une petit livre sur le véganisme, comment elle y est arrivée, puisque je crois comprendre qu'elle était végétarienne auparavant. Le sujet serait abouti et tous les points de vue donnés, argumentés. On y trouverait des références précises, des indications de videos à consulter peut-être... Ce que je veux dire c'est que si on ne montre pas aux gens, de façon claire, ce dont on parle, ils ne peuvent le deviner. Mais au-delà, la compassion doit nous aider à guider sur le bon chemin et non encenser les purs d'un côté et laisser les autres au bord du chemin. Nous avons tous eu cette conversation au moins une fois autour de la table, tiens en ce moment avec la polémique sur les oeufs par exemple. Mais pourquoi vouloir imposer un mode de vie en disant : voici le bien, voici ce vers quoi vous devez tendre ? On sait bien que l'éveil des consciences est plus long à mettre en place que cela, et une vie d'homme n'y suffit pas. Soyons tolérant. Certains d'entre nous sont issus d'une famille de chasseurs, d'autres d'éleveurs. La reconversion peut se faire mais il faut démontrer, encore et encore, ne pas valoriser tout le temps les bons élèves, être patients. Je ne pense pas que les véganes soient des super-héros. Je pense que nous sommes tous des super-héros tant que nous essayons de faire au mieux, de faire grandir notre conscience, de nous élever. Peut-être l'auteur ne s'est elle pas rendue compte que l'on pouvait se sentir visé ou ma à l'aise en lisant ce chapitre un peu "donneur de leçon" ?Une piste intéressante pourtant,dans le livre de Sandra Cardot et qui mériterait un développement, est justement cette idée que nous sommes en train de passer à autre chose, que notre société nous demande d'évoluer. On pourrait peut-être insister sur ce fait : l'évolution de l'être humain. L'idée que l'on trouve aujourd'hui dans l'alimentation des tas de substituts.

Bon après je ne suis pas convaincue non plus que les légumes que nous mangeons, les graines et autres soient toujours très sains... Mais c'est un autre débat. Car ici l'auteur ne nous parle pas de ce qui est sain pour la santé mais de ce qui est vivant et que nous mettons dans notre corps. On est sur l'idée de conscience.

Il serait bien, à mon sens, de sensibiliser les populations sur la disparition des espèces, notamment celles qui sont chassées, pêchées, celles dont la survie dépend de l'homme. Mais attaquer directement par l'assiette n'est, selon moi, pas porteur. Je le constate chaque jour dans les discussions. Les gens se braquent systématiquement. Patience !

Heureusement l'auteur nous invite à trouver des solutions ensemble, mais ce petit travers de désigner les bons élèves et de culpabiliser les autres m'a dérangée. J'attends donc la suite, car ici la question est réduite à un seul chapitre avec le petit cliché du boucher devenu végane, c'est dommage. D'autant que les véganes ne sont pas tous pacifistes, malheureusement, peut-être parce qu'ils voudraient aller plus vite, que tout change d'un coup, ce qui n'est pas possible. On en revient aux lobbies, je rejoins ici Sandra Cardot sur la nécessité de faire bouger les choses d'en haut.Ne soyons pas pessimistes ! Et d'ailleurs ,comme le dit l'auteur, ne rejetons pas la faute sur les autres, agissons à notre petite échelle.

Il est évident que nous sommes dans une phase où nos actes déterminent le bien être des générations à venir.

Cela m'a ,en tous cas,donné envie de lire son premier livre.

 

Pour en savoir plus sur l'altruisme; on peut aussi recommander les écrits de Matthieu Ricard qui "rappelle la force de la bienveillance, le pouvoir de transformation positive qu'une véritable attitude altruiste peut avoir sur nos vies au plan individuel et, partant, sur la société tout entière"

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Published by unchocolatdansmonroman - dans saveurs littéraires
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Elsinka 29/08/2017 01:10

Coucou !
Je ne pourrais vraiment pas lire ce livre, vu la façon dont l'auteure traite la question du véganisme. Je vais peut-être parler un peu crûment, mais certains végans me donnent vraiment l'impression d'être des intégristes religieux : "Deviens végan, ou tu iras rôtir en Enfer !" Bon, pas tous hein, je connais plein de végans sympas, qui laissent les carnivores vivre leur vie. Ce n'est même pas une question de mettre la forme : je n'ai pas envie qu'on me "guide" vers une voie qui ne me correspond pas. Il en va de ma liberté. Limiter la production de protéines carnées, limiter sa consommation de viande, cesser les élevages où s'entassent des centaines de vaches, je comprends que ça soit le mieux pour préserver notre planète, et que c'est aussi une preuve d'humanité, mais vouloir imposer à qui que ce soit de ne plus consommer quoi que ce soit qui soit issu des animaux, c'est pour moi absurde, et du même ressort que la volonté d'imposer aux autres d'embrasser telle ou telle religion. De la même manière qu'on ne verra jamais sur Terre l'ensemble des gens pratiquer la même religion, on ne verra jamais l'humanité entière embrasser le véganisme. D'ailleurs, je pense que cette opinion est très ethnocentrée : le véganisme est peut-être à la mode en France, mais ce n'est pas le cas de tous les pays du monde. Je pense pour ma part que le vrai problème, c'est notre société de consommation et le capitalisme. Quand je vois le nombre de viandes mises en vente dans les supermarchés, c'est juste consternant. Beaucoup sont jetées. Les fermes de 300 vaches et compagnie sont liées à cette société de consommation et au capitalisme, qui pousse à faire le max de profits. Je pense aussi très sincèrement qu'on est trop nombreux sur cette planète, une des nombreuses raisons qui fait que je ne veux pas de gosses. Notre planète n'est pas faite pour accueillir autant d'êtres humains... Par ailleurs, quand je vois ma belle-sœur, championne du véganisme, se bourrer de médoc pour compenser ce qui lui manque, je me dis qu'on atteint vraiment des sommets dans le monde de l'absurdité, sans parler du fait qu'elle en bourre aussi son gosse qui a tout juste un an... Ça, c'est sûr, le lobby pharmaceutique doit être aux anges. En outre, je ne suis pas sûre qu'elle soit la reine de l'empathie, bien au contraire ; j'ai passé une semaine affreuse au contact de ma belle-famille, a-t-elle ressenti quoi que ce soit ? Au contraire, elle a contribué à accentuer grandement mon mal-être, sans parler de celui de mon chéri, qui se voyait moins pris en considération par ses propres parents qu'une "pièce rapportée"... Et je ne parlerai pas de ses tendances homophobes et racistes (comme la plupart de cette maudite belle-famille).
Pour ce qui est des sourires, je suis d'accord, il en faut, et d'ailleurs, je m'évertue à sourire autant que possible, même si en fait, c'est presque une forme d'armure, qui me permet de ne pas montrer qu'intérieurement, c'est loin d'aller bien. Après, je ne dis pas "bonjour" à tous les inconnus, dans les grandes villes, on passerait notre vie à ça sinon, et puis je suis d'une timidité maladive. Mais de toutes façons, je pense que ça a ses limites. Moi, ce qui me mine, entre autres, c'est la superficialité des relations humaines. Les sourires, ok, on m'en distribue, mais ça n'a finalement qu'un faible impact sur moi, rien ne vaut la profondeur d'une relation, une réelle amitié sur laquelle on puisse compter. C'est presque tyrannique là encore : ceux qui se laissent trop submergés par leurs émotions seraient de vilaines personnes en manque d'empathie, qui répandent de mauvaises ondes. Mais justement parce que je ressens trop de choses, j'ai souvent du mal à ne pas me laisser submerger, et de la même façon que j'ai le sourire facile, j'ai aussi les larmes faciles...
Enfin, voilà, je ne sais pas si je suis très claire. ^^'' A force d'écrire, il est déjà 1h du matin, et je n'ai plus tout à fait les idées claires. x) Je ne voudrais pas, en tout cas, que l'on prenne mal mon propos, mais je n'ai pas pu m'empêcher de réagir.
Bisous et bonne nuit :)

nath 29/08/2017 08:08

Et c'est avec plaisir que je lis ton commentaire. Je pense que 'auteur a commis une erreur en parlant de véganisme de cette façon dans ce livre. C'est un autre sujet qui mériterait un autre livre, je pense qu'elle le fera tôt ou tard.
En revanche pour ce qui est des relations humaines il me semble que le sourire est le début de quelque chose de positif. Il entraine le bien être et si l'on se sent bien on est plus ouvert aux autres. Adolescente j'étais extêmement timide moi aussi, cela m'a fait comettre des faux pas, je suis certaine d'être passée également à côté de plein de choses. Puis lorsque j'ai commencé à enseigner j'ai changé. Je l'ai senti tout de suite, j'étais dans mon élément et le fait de parvenir avec douceur à prendre en charge des jeunes difficile m'a fait comprendre que l'empathie est la clé. Ce n'est pas prendre la souffrance des autres, c'est la reconnaitre pour ce qu'elle est et aider si on peut. En revanche il faut être bien avec soi pour y parvenir. On ne peut pas être dans la compassion si on a un mal être soi-même.
Je suis bien désolée de ce qui arrive dans ta belle famille mais je pense que du coup ta belle soeur n'est dans la mouvance végane que par effet de mode et non par conviction. Ou alors elle fait malheureusement partie de cette branche extrémiste du véganisme que je connais aussi et que j'appelle dans le billet des "donneurs de leçons". Tu sais, il n'est pas facile de de libérer des personnes toxiques mais il faut le faire, pour son propre bien être et pour ce que l'on veut ensuite renvoyer vers les autres. Elle a un cheminement à faire, cela viendra sans doute. En attendant, c'est tout de même la soeur de ton compagnon, alors tu es contrainte de la voir, mais cela peut bien se passer en se disant que c'est comme ça, voilà, c'est elle, ce n'est pas vous. Tu es désolée pour son enfant mais pour le moment elle ne peut pas entendre. Tanpis. Je t'assure qu'en pensant ainsi on évite de prendre les choses trop à coeur.
Le seul petit point sur lequel je ne suis pas d'accord c'est le bonjour ou le sourire dans la rue. Oui il y a du monde mais on peut juste sourire, faire un signe de tête. Voilà. C'est aussi pour soi.
En sophro je fais faire souvent la visualisation du sourire et il est agréable de constater que les gens comprennent rapidement l'intérêt du sourire. Au début artificiel, puis cela entraine le vrai sourire, parfois le rire...

Telesia -Gourmandises Littéraires 27/08/2017 13:14

Coucou!
J'ai bien aimé lire ton article, il fait réfléchir, même si j'étais déjà très positive et aimable de manière générale. Je ne sais pas si je lirai l'oeuvre, car je dois avouer que j'ai d'autres titres en tête en ce moment...
En tout cas j'ai vraiment apprécié la réflexion faite vis à vis du sourire, comme quoi en effet ça peut changer beaucoup. C'est une chose que j'ai appris à placer de plus en plus souvent, ça augmente les chances de bonne entente en famille -car on a tous de très gros caractères-, de bonne ambiance entre amis -ils ne méritent pas forcément de vous voir vous appitoyer, alors que le but est de passer un bon moment-, ou encore de donner une bonne image de soi dans le monde professionnel. Il n'empêche, pour quelqu'un comme moi, sourire en plein milieu d'une dispute, ou en plein coup de blues, ça équivaut à s'assoir sur sa fierté et à la ravaler s'il le faut! Je me dis que ça en vaut la peine, et les résultats sont vraiment à la hauteur des espérances.

En ce qui concerne le véganisme, j'avais mon petit mot personnel à dire, mon grain de sel à mettre parce que la manière dont l'auteur semble apporter le sujet me peine moi aussi. En grande amoureuse de bonne viande, je dois dire que j'ai du mal avec ces mouvements. Bien sûr, je les comprends, et les respecte. Mais parfois, plutôt que de se considérer comme des "super-héros", peut-être devraient-ils eux-aussi se remettre en question ? La cause est noble, juste et vraie. Mais les moyens employés ne me semblent pas forcément adaptés.
Un jour, j'ai demandé à une camarade végane: "Si on te servait une assiette sans te demander ton avis, jetterais-tu ta viande, ou la mangerais-tu pour ne pas la gaspiller ?" Elle a choisi de la jeter. D'où mon raisonnement: ne serait-il pas mieux de trouver un moyen de changer nos habitudes de société de consommation ? Car le problème -de mon point de vue je le répète-, ce n'est certes pas de manger l'animal (dans ce cas là, pourquoi la nature nous en aurait-elle donné l'idée ?); le problème, c'est la manière dont nous le faisons. La manière dont nous manquons de respect à la vie qui nous nourrit. La production en masse, le fait de jeter tout ce qui n'est pas vendu... D'accord, c'est horrible. Mais le fermier qui chérit ses animaux, celui qui tue avec un pincement au coeur, et qui "rentabilise" la mort de cet animal en utilisant son cuire, sa graisse, sa peau, sa fourrure...? N'est-il pas respectable ?
Et du coup, pour tenter de faire tomber ces habitudes des grands commerçants, n'y a-t-il pas meilleure façon que de jeter ce qu'ils produisent ? Je n'ai pas la solution moi-même, je n'en ai pas la prétention. Mais j'imagine que des efforts tournés vers cette question seraient d'autant plus utile que le simple fait de se priver de nourriture qui -normalement- nous est indispensable.
Bien sûr, ceci n'empêche pas cela: ne pas manger de viande est une chose, ce sont parfois les arguments qui gênent.

J'espère que ma courte et désordonnée argumentation aura su se faire comprendre, et j'espère que je n'ai blessé personne. Je tenais simplement à discuter de ce point avec vous puisque le sujet est abordé.

Bon dimanche!

Telesia -Gourmandises Littéraires 31/08/2017 10:13

Tout ça, c'est compréhensible, en terme d'ouverture d'esprit. Mais envisager une société végane reste assez ambitieux ^^

unchocolatdansmonroman 27/08/2017 15:06

Merci Telesia. Je n'ai pas de réponse, de solution.Mais je comprends que l'industrie de la viande pose de nombreux problème car c'est devenu à peu près n'importe quoi. On nous fait manger de la merde et en plus les conditions d'abattage sont dramatiques. Jamais la viande et ses dérivés n'ont été à ce point toxiques. Mais là je parle de la grande industrie car si, comme nous, tu te sers chez les petits producteurs, les conditions ne sont pas les mêmes. Après je pense que la réflexion de Sandra Cardot ne va pas jusque là car pour elle il ne faut pas manger de viande ou de dérivés dans la mesure où il s'agit d'êtres vivants. Donc, tant que nous ne sommes pas touchés par cette cause, il est difficile de comprendre son cheminement. Encore une fois je respecte cette tendance végane, mais je pense qu'ils n'apportent pas de solution fiable car on ne peut pas, du jour au lendemain, révolutionner ainsi le marché. Il me semble que cela se fera sur plusieurs générations, tout comme certaines habitudes se sont éteintes peu à peu.Certains éleveurs changent de domaine car ne voient plus d'avenir dans leur branche. Certains restaurants ne servent plus de viande. Voilà, cela se fait petit à petit. Il faut laisser du temps au temps, au mentalités d'évoluer. Mais surtout il faut sensibiliser les gens. On ne peut pas leur dire du jour au lendemain plus d'oeufs, plus de lait, plus de fromage , plus de miel non plus.
En outre cela relève d'une démarche personnelle, presque intime. Vouloir l'ériger en dogme me semble dangereux, comme tout ce que l'on impose au nom du bien de l'humanité.

Philippe D 26/08/2017 21:46

De temps en temps, j'aime lire ce genre de bouquins, mais avec tous les romans qui hantent ma PAL, j'ai peu de temps pour ces lectures.
Bon dimanche.

nath 27/08/2017 07:42

il se lit en deux heures car la réflexion est fluide ;) Tente-le Philippe et tu verras bien !

manou 26/08/2017 14:46

Pratiquant en toute modestie le yoga depuis des années je me retrouve parfaitement dans ce que tu nous exposes là aujourd'hui et ce livre m'intéresse réellement à titre personnel. J'ai un peu pratiqué la sophrologie dans le cadre de stage ponctuel et j'ai toujours trouvé que les deux prônaient l'empathie et nous aidait à vivre en pleine conscience, se détacher de nos émotions, les regarder pour ce qu'elles sont. Après malheureusement même si on éprouve beaucoup d'empathie pour les autres, reste le danger d'être une éponge et d'en souffrir, ce qui arrive de temps en temps tout de même quand on travaille avec des jeunes en souffrance, ou quand un de nos enfants va mal...Ce que tu dis aussi sur ce qui t'a gêné me gêne aussi...je n'aime pas qu'on considère que les vegans qui répondent à une mode, sont des héros car manger un steak de soja ne relève pas de l'héroïsme et ce besoin de reprendre le vocabulaire carné me paraît bien inutile, autant appeler ça des croquettes de soja, comme cela s'appelait avant car ce type de produit existe depuis des années et je l'ai intégré dans mon alimentation depuis très longtemps, donc je ne me sens pas concernée, mais, ce n'était pas assez vendeur et comme nous sommes dans la conso à fond, il a fallu changer de nom ! Enfin je pourrais discuter de tout ça très longuement tant tout cela répond à mes préoccupations et tant je comprends aussi ce que tu ressens dans la salle des profs. Je n'ai connu de réelle empathie et compassion pour les élèves (et les collègues d'ailleurs) que les 10 années que j'ai passé en ZEP et exceptionnellement au cas par cas, les autres années. Un grand merci pour ce très long article qui me fait dire à moi aussi qu'en effet il n'y a pas de hasard et que même au travers de nos blogs, on peut deviner les qualités de la personne qui est derrière...

nath 26/08/2017 15:10

Je suis tout à fait d'accord avec toi, l'empathie se ressens même virtuellement. Que de belles rencontres avec ces blogs ! Un petit message, un gentil sourire virtuel et le tour est joué, on se sent bien pour la journée.
C'est intéressant ce que tu dis sur le vocabulaire carné pour l'alimentation végane, je n'y avais pas prêté attention. Sans doute pour ramener des gens vers ce mode de vie.
Pour ma part je deviens végétarienne par dégoût. Cela me plait énormément car j'ai découvert de nombreux aliments que je ne connaissais pas et dont je suis aujourd'hui friande. Mais ma tribu, mon homme et mes deux fils surtout, sont des carnivores. Ils revendiquent le goût; eux. Ils entendent la cause végane, les souffrances les dégoûtent et les horrifient lorsqu'ils les voient en reportage. Mais passer le cap du NON absolu à la viande demande du temps et un cheminement. Je sens qu'on s'en rapproche en ayant notre potager. Mais, tu vois, nous avons toujours eu des poules par exemple. Je n'ai pas l'impression qu'elles sont nos esclaves. Pour moi cela relève plutôt de l'échange : elles gambadent dans le parc, rentrent le soir, sont bien nourries de nos légumes et graines et en échange elles nous donnent des œufs. Elles ont des câlins aussi ( ça je l'ai découvert il y a 7 ans, les poules sont câlines !). Bref, je ne vis pas la véganitude encore. Avec les animaux nous sommes réellement sur la coopération :) Mais c'est vrai que la question des élevages, des abattoirs est importante

c'era una volta 26/08/2017 12:56

Vaste sujet l'empathie, la compassion...
Il m'arrive de me dire que j'ai plus d'empathie pour les animaux que les Hommes, mais je sais que ce n'est pas le cas. Je suis une vraie éponge à émotions et, il faut du temps pour se protéger de la négativité ambiante. Il fait quelques claques, quelques coups durs pour devenir un peu égoïste et apprendre à penser un peu plus à soi sans culpabiliser. Parce que l'empathie c'est bien tant que ça ne nous fait pas du mal hein.
Et il faut aussi avoir conscience des ondes négatives que l'on peut dégager. J'essaie d'y penser dans mon rapport aux autres... Mais le chemin est long.

Ton avis sur ce livre et sur cette question est très intéressant Unchoco. Il ouvre des pistes de réflexion. Merci!

Je me disais, comment faire face à une personne non empathe? Moi ça me heurte, blesse, met en colère et me donne envie de crier... Ce que je ne fais pas...

Bref tout ça est intéressant (je ne m'attarde pas sur le veganisme, réfléchir à nos comportements alimentaires, c'est bien mais l'extremisme de certains sur la question me rebute).

c'era una volta 30/08/2017 08:35

Je repensais à cette histoire de sourire et de saluer les personnes que l'on croise systématiquement...
Le sourire c'est un illuminateur, un pacificateur pour soi même et pour les autres. Et j'ai appris que mon sourire était ma force au plus dur de mon traitement. C'était aussi une manière de rassurer ceux qui étaient là... Et c'est une belle chose à offrir devant l'inquiétude. C'est aussi une armure et un masque. Ce qui ne veut pas dire que ce sourire que l'on offre malgré tout ce qui ne va pas, est faux. En tout cas, c'est rarement pour moi un sourire de façade (ça peut arriver hein) mais comme faire la mouille n'arrange rien, autant sourire.
Et je n'aime pas l'expression sourire bêtement, un sourire ça n'est jamais bête...

Dire bonjour dans la rue. Quand j'étais petite, dans le village de mon père en Sardaigne où nous allions passer nos étés, cela m'interpelait les gens qui me disaient bonjour. "dis papa pourquoi ils me disent bonjour, je les connais pas moi?!" Mon père répondait que tous ici se connaissaient et que c'était de la politesse, du respect envers l'autre de le saluer en le croisant. Alors je m'y suis faite et je balançais des "ciao" à tout-va, toute fière quand je le faisais en premier :)
C'est une habitude que j'ai perdu dans la rue en ville mais qui me reviens naturellement quand je suis en promenade ou rando...
Et d'ailleurs, c'est aussi un fait qui m'interpelle (positivement!), la facilité avec laquelle les personnes se saluent quand ils se croisent sur les sentiers en balade... Tu croiserais 99% de ces personnes (moi inclus) en ville ou même un peu plus loin dans le village juste à côté et pouf plus de bonjour ^^
Va savoir pourquoi c'est limite vécu comme une agression "en ville". Pour avoir essayé et avoir eu droit à des regards hostiles, l'envie passe vite... Malheureusement. Peut-être que lorsqu'on est accompagné d'enfants, ados, ça passe mieux...

Ah oui encore une chose, je pense qu'il n'y a pas que le fait d'être mal dans sa peau qui empêche la compassion ou l'empathie. On peut être mal dans sa vie et être apte à comprendre, compatir aux peines des autres, voir les ressentir comme si elles étaient siennes. Cela n'empêche pas toujours non?
Peut-être que ça a aussi quelque chose à voir avec l'éducation reçue, le contact aux autres (si une personne en a très peu eu, c'est tout un miroir d'émotions qui n'a pas été renvoyé non?). Et c'est sans doute pour certaines personnes une forme de protection, une armure de glace... Je m'interroge hein :p

Enfin bref, pardon pour ce long supplément de bafouille... Bonne journée Unchoco :)

nath 26/08/2017 15:15

Et voilà, je suis comme toi, une éponge ! J'ai appris à m'en protéger mais parfois je me fais encore surprendre lorsque je suis fatiguée. Le plus dur pour moi a été d'apprendre à lâcher prise, ne pas ruminer une situation qui me semble injuste. Lorsque j'étais ado, cela me rendait la vie infernale, je pleurais beaucoup... Je connais des personnes qui ne sont pas dans l'empathie, mais comme je l'ai dit dans le billet, je pense que ce sont des personnes qui sont mal dans leur peau. Je constate que souvent elles parlent fort, veulent qu'on les voie, qu'on les entendent. Souvent elles nous prennent notre énergie. J'en connais d'autres qui se disent altruistes mais font cela pour qu'on les remarque ( j'ai une collègue comme cela qui est partout, tout le temps, c'est épuisant !).
Mais je constate dans mon métier que lorsqu'on apprend aux jeunes à écouter, donner, compatir, aider, cela leur ouvre une nouvelle voie. Ils ont juste besoin qu'on les guide.
Chaque année, plusieurs fois par an, je leur fait faire des chauds doudous. J'en ai parlé su Livraddict. Ils adorent, aiment en faire, en donner et leur récompense est de constater que cela fait sourire, parfois pleurer. C'est trop beau et cela fait chaud au cœur. Allez, de l'amour, de l'amour !

Fred 26/08/2017 12:17

Article intéressant... Tu ouvres de nombreuses pistes de réflexion. l'altruisme alimentait déjà de nombreux ouvrages mais était pensé plus collectivement. Ici j'ai l'impression que l'idée serait d'abord de le développer à titre individuel.
Pour ma part je me méfie comme toi des qualificatifs un peu simplistes voire simplets "super héros vegan" etccc. Je n'ai presque jamais rencontré de personnes non empathes, à des degrés divers. Même des personnes qui au sein de leur famille développent des solidarités très fortes, qui sont bouleversé par les souffrances de leurs proches, peuvent stigmatiser les "kassos", les émigrés, les assistés. L'autre. Je n'arrive pas très bien à l'expliquer, le support écrit n'est pas le plus approprié pour cette discussion avec toi, mais pour moi, ce qui est crucial c'est de comprendre comment une ultramajorité de personnes "empathes" produit une société qui l'est de moins en moins. Merci pour ton travail et ton analyse, je te rejoins sur l'urgence d'une société plus altruiste. Fred.

nath 26/08/2017 15:25

Oui, l'idée qui est aussi celle de Matthieu Ricard est de partir de soi. Bon cela ressemble à de l'égoisme mais finalement la compassion rend meilleur et nous fait du bien. Je vois que je ne suis pas la seule à être perturbée par la dénomination utilisée par Sandra Cardot sur les végan qui vont sauver le monde. Pour moi cela est bien plus complexe. Les mangeurs de viande et ceux qui travaillent dans ce domaine ne sont pas des monstres. Je pense qu'elle a voulu choquer, faire bouger les mentalités en écrivaint cela. Le problème est que cela rejoint des discours que j'entends souvent, de gens véganes justement qui loin de toute compassion se posent en donneurs de leçon. On peut très bien avoir le sentiment d'avoir tout compris et d'être dans le vrai. Mais il faut ,à mon sens, guider et non imposer.
Ce que tu dis est vrai, nous sommes tous empathes à des degrés divers. Même les personnes dont je parlais dans mon boulot doivent l'être envers leurs familles. Mais l'être envers tout et tous c'est autre chose et cela ouvre le cœur, réellement. Je dis souvent à mes jeunes, aux personnes qui m'en parlent, essayez juste de sourire tout le temps, d'avoir un petit sourire sur votre visage. Cela produit plusieurs effets : d'abord sur soi et l'on a envie de rire, on se sent bien, on se détend, ensuite sur les gens autour, ils sourient en retour, enfin sur des situations pénibles. Je me souviens d'un épisode à la caisse d'un supermarché où tout le monde était sur les dents, impatient. Un des gamins dans le caddie s'est mis à sourire à tout le monde, au départ comme ça, puis en le faisant exprès jusqu'à ce que les gens lui sourient en retour. Finalement tout le monde s'est détendu !
Je comprends ce que tu dis et c'est fort intéressant : comment se fait il que 'on soit dans une mouvance altruiste et que la société soit à ce point négative ? Je pense que malheureusement les gens n'étendent pas assez cette qualité en se disant qu'ils n'ont pas à le faire avec des inconnus. Alors que justement c'est là la clé, aller vers ceux qu'on ne connaît pas. Tu sais il y a une pub comme ça où un gars distribue des journaux et les gens passent à côté sans le voir, pas de bonjour, rien. Alors à un moment il tend le journal et il offre un bonbon et un sourire avec. Les gens lui parlent alors;, se détendent.
Dans son livre Sandra Cardot insiste sur le Bonjour, merci, comment allez vous...
Souvent dans les petites villes les gens se saluent sans se connaître. J'ai été élevée comme cela, je l'ai transmis à mes enfants et nous disons bonjour en croisant les gens dans la rue. Parfois ils sont surpris mais toujours nous avons une réponse et un sourire

Plume vive 26/08/2017 11:11

Je ne sais pas si je le lirais mais ce sujet de l'empathie et autres m'intéresse beaucoup ! A voir !

nath 26/08/2017 15:26

Ben écoute je te recommande cette lecture ne serait-ce que pour le questionnement qu'elle suscite ;) Belle journée !

Pour satisfaire mon appétit, j'associe lecture et gourmandise : un chocolat dans mon roman, le tendre et le croquant, saveurs littéraires et culinaires. Ici on parle de l'art sous toutes ses formes : écriture, peinture, sculpture, écriture, musique, photographie, gastronomie, cinéma ...

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