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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 05:24
Tarte au riz de la confrérie

Lorsque Syl m'a demandé de réaliser une tarte au riz pour Jérôme Attal la réaction de mes enfants a été : "il va venir à la maison ?". Ben tiens ! Manquerait pas qu'il ne vienne pas déguster chaque réalisation. Nous sommes donc prêts à le recevoir ;)

Jérôme Attal on le connait pour son journal intime en ligne mais aussi parce qu'il est le parolier de  Johnny HallydayVanessa ParadisFlorent PagnyEddy Mitchell,Constance AmiotPierre GuimardMichel DelpechJenifer et bien d'autres encore. Cette année on lira avec plaisir son roman Aide-moi si tu peux. De beaux textes à découvrir : 

  • L’Amoureux en lambeaux (février 2007) aux éditions Scali (2ème édition en mars 2011 en format poche)
  • Le garçon qui dessinait des soleils noirs (octobre 2008) chez Stéphane Million éditeur
  • Le Journal fictif d'Andy Warhol (mars 2009)chez Stéphane Million éditeur
  • Pagaille monstre (février 2010), chez Stéphane Million éditeur, (version augmentée février 2013) chez Pocket.
  • Folie furieuse (octobre 2010), chez Stéphane Million éditeur, (version augmentée septembre 2013) chez Pocket.
  • L’histoire de France racontée aux extra-terrestres (mars 2012), chez Stéphane Million éditeur, (version augmentée janvier 2014) chez Pocket.
  • Le Voyage près de chez moi (février 2013) chez Stéphane Million éditeur.
  • Presque la mer ( mai 2014) chez Hugo Romans.
  • Aide-moi si tu peux (mars 2015) chez Robert Laffont
Récits
  • Le Rouge et le Bleu (ou comment la musique des Beatles infuse dans l'existence) (février 2008) aux éditions Le Mot et le Reste
  • La mémoire (de Jean-René Huguenin) dans la peau (septembre 2012), chez Stéphane Million éditeur

 

 

J'ai choisi de mettre à l'honneur la recette de la confrérie de Verviers, pour la petite histoire.

La Seigneurie s’est fixé pour buts :


• De faire connaître et apprécier en Belgique et à l’étranger la BONNE TARTE AU RIZ produite à Verviers depuis plusieurs siècles.
• De promouvoir les traditions de qualité qui font la renommée de la tarte au riz.
• D’organiser des fêtes gastronomiques et folkloriques qui remettent à l’honneur ce produit bien de chez nous.
• D’envoyer des ambassadeurs pour la représenter lors de manifestations organisées par les confréries belges et étrangères.

La Seigneurie a pour devise :
"Jamais pour me nourrir,
Toujours pour le plaisir
Magnans, Frés, fât qu’on rêy
e, (mangeons, frères, il faut rire)
Avou nosse blanque dorêye (avec notre tarte au riz)"

 

Avec ça, la tarte ne pouvait qu'être réussie. Toutefois quelques éléments à respecter tout de même :

- un bon riz court

- une pâte levée

 

voici les ingrédients :

Pour le riz

1 litre de lait

135 grammes de riz rond

185 grammes de sucre fin

1 bâton de cannelle (ou cannelle en poudre)

Pour la pâte tarte

100 grammes de farine

5 centilitres de lait (ou eau)

5 grammes de levure

2,5 grammes de sucre fin

2 grammes de sel

30 grammes de beurre

Pour la garniture

1 œuf

1 jaune d’œuf  

1ère étape : Préparation du riz

 – Chauffer le lait au bain marie et porter à ébullition.

– Verser le riz dans le lait et mélanger régulièrement pendant une heure.

– Mettre le bâton de cannelle dans la casserole et rajouter ensuite le sucre.

– Mélanger régulièrement pendant 30 minutes.

– Une fois que le riz est consistant, placer dans un récipient et réserver au réfrigérateur pendant 24 heures.

2ème étape : Confection de la pâte à tarte

- Mettre la farine, la levure et le lait dans un grand bol. Mélanger avec les mains pendant une vingtaine de minutes. Laisser reposer dix minutes.

– Ajouter ensuite le sucre et le sel et mélanger à nouveau pendant une vingtaine de minutes.

– Ajouter ensuite le beurre et mélanger quelques minutes.

– Faire une boule de pâte et laisser reposer pendant environ une heure sous un essuie.

3ème étape : Confection de la tarte au riz 

- Abaisser la pâte à l’aide d’un rouleau à tarte.

– Enduire un plat à tarte de matière grasse et placer la pâte dans le plat à tarte.

– Mettre un œuf dans le riz et mélanger avec la main.

– Verser le riz sur la tarte et égaliser.

– Dorer la surface de la tarte avec un jaune d’œuf à l’aide d’un pinceau.

– Placer la tarte pendant environ 25 à 30 minutes dans un four à 240 degrés.

– Une fois la tarte sortie du four, attendre au moins quelques heures avant de la déguster.

 

Merci à la confrérie « Vervi-riz »(www.verviriz.be) pour la recette ! 

Tarte au riz de la confrérie

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 06:32
Rebecca, Daphné du Maurier

Rebecca, Daphné du Maurier, éditions Le Livre de poche, 1971, 377 pages

Genre : roman

Thèmes : amour, mystère, drame, suspicion, domaine

 

L'auteur en quelques mots ...


Née en 1907 à Londres, Daphné du maurier est élevée dans une famille londonienne aisée. Elle est la fille de l'acteur Gerald du Maurier et la petite-fille de l'écrivain et dessinateur George du Maurier, ami de Henry James et auteur notamment de Trilby.Daphné du Maurier évoque dans "Les Souffleurs de Verre", les origines françaises de sa famille.

Daphné Du Maurier écrit ses premières pages dignes d'être publiées à l'âge de dix-huit ans. Elle publie son premier roman, "The Loving Spirit" ("La Chaîne d'amour"), en 1931 et épouse l'année suivante le général de division Frederick Browning. Le roman de Daphné du Maurier le plus connu est certainement "Rebecca" (1938), l’histoire du mariage d’une jeune femme avec un veuf riche et mystérieux. Oeuvre saluée par la critique, qui lui apporte la gloire. Ce roman lui a été inspiré par une demeure qui l'avait marquée et qu'elle n'a eu de cesse de réclamer pour la louer auprès de son propriétaire : Menabilly.

Trois de ses écrits sont portés à l'écran par Alfred Hitchcock :
"L'Auberge de la Jamaïque" (1936), adapté au cinéma sous le titre "La Taverne de la Jamaïque" en 1939, "Rebecca" (1938), adapté au cinéma en 1940 et "Les Oiseaux" (1952), adapté au cinéma en 1963.

 

L'histoire :

" J'ai rêvé l'autre nuit que je retournais à Manderley".

" Un nuage invisible jusqu'alors passa devant la lune et s'y arrêta un instant, comme une main sombre devant un visage. L'illusion s'évanouit et les lumières des fenêtres d'éteignirent. Je n'avais plus devant moi que des murs silencieux et sans âme."

Revenant sur son passé, la narratrice évoque avec précision ce que fut Manderley, demeure imposante dont l'attrait était aussi bien dû à ses parterres fleuris qu'à son côté mystérieux.

Alors qu'elle était au service de Mrs van Hopper en tant que dame de compagnie, la narratrice, réservée, peu sûre d'elle, fait la connaissance de Maximilien de Winter. L'homme est lui aussi à l'écart et, bien que de noble naissance, ne semble pas tenir à la compagnie des autres résidants de l'hôtel à Monte-Carlo. Il exerce pourtant sur la narratrice un attrait qui lui fait quitter sa réserve. Tous deux vivrons des moments exaltants et hors du temps jusqu'à ce que Mrs Van Hopper annonce son départ, qui implique celui de sa dame de compagnie.

Aussi soudainement qu'étonnament, Max de Winter n'entrevoit d'autre solution pour sauver la jeune femme des griffes de sa maitresse que le mariage. Sans plus réfléchir, la narratrice accepte et se retrouve , après un rapide voyage de noces en Italie, à Manderley, demeure des Winter. Elle découvre alors la marque indélébile de la première Mme de Winter, Rebecca que les domestiques adoraient et ne parvient à toruver sa juste place.

Commence alors une vie qu'elle n'a pas voulue, faite de rituels, de recommandations dans laquelle elle semble n'être que l'ombre de Rebecca. Mais c'était sans compter sur les chemins tortueux du destin ...

 

En vrac et au fil des pages ...

(Menabilly)

 

j'ai adoré me replonger dans l'unievrs si particulier de Daphné du Maurier où les ombres du passé se mêlent à l'inconscient des vivants pour les tourmenter. lors de ma première lecture, voilà des années, j'étais plus intriguée par le personnage de Rebecca qui se dessine peu à peu et uniquement par le portrait qu'en dressent les autres protagonistes. le suspens est latent et l'on s'attend à chaque instant à voir ressurgir son fantôme.

Cette deuxième lecture m'a permis de me détacher de ce personnage pour me concentrer que la narratrice, nouvelle Mme de Winter qui, il faut bien le dire, est affligeante de naiveté ! Seul le dernier tiers du récit lui rend hommage, la rendant plus forte, capable d'affronter la terrible Mrs Danvers et la fatalité.Cependant l'on suit à,travers ses yeux l'évolution de la situation, de son entrée dans un Manderley qu'elle admire mais qui lui est totalement inconnu, aux face à face avec la dame de compagnie de Rebecca, toujours plus ou moins maitresse des lieux.

Les descriptions sont riches de détails et l'on n'a aucun mal à imaginer la demeure qui m'est apparue plus réelle grâce à la lecture récente d'une biographie rédigée par Tatiana de Rosnay, Manderley for ever. En effet, j'y ai appris que l'idée de ce roman avait émergée alors que daphné du Maurier était sous l'emprise d'une autre demeure, Menabilly. Le personnage de Mrs Danvers tient lui-même d'une femme cotoyée alors qu'elle était en pensionnat.

Quelques pépites comme cette description gourmande typiquement british que je ne résiste pas à vous livrer : " Sur ce balcon net, blanchi par des siècles de soleil, je songe à l'heure du thé de Manderley et à la table dressée devant la cheminée de la bibliothèque. La porte s'ouvrant toute grande à quatre heures et demi tapant et l'apparition du plateau d'argent, de la bouilloire, de la nappe blanche. (...) Je revois ces croissants luisants de beurre, le bord croustillant des toasts et les scones brûlants. Il y avait des sandwiches aux mystérieuses saveurs et un pain d'épices extraordinaire, un cake à l'angélique qui fondait dans la bouche, et un autre plus épais aux amandes et aux raisins.

L'on comprend qu' Alfred Hitchcock soit tombé sous le charme de ce récit et ai souhaité l'adapter.

 

 

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 05:05
La Sage-femme de Venise, Roberta Rich

La Sage-femme de Venise, Roberta Rich, éditions France Loisirs, 2012, 346 pages

Genre : roman

Thèmes : Italie, quartier juif, XVI°S, médecine, religion, ségrégation

 

L'auteur en quelques mots ...

Née à Buffalo en 1946, Ancienne avocate, Roberta Rich signe ici son premier roman. Elle partage sa vie entre Mexico et Vancouver. The Harem Midwife propose de nouvelles aventures pour Hannah Levi, héroine de ce premier opus.

 

L'histoire

Hannah vit dans le quartier réservé aux juifs, à Venise. Elle y exerce le métier de sage-femme et est connue pour avoir inventé un nouvel outil facilitant l'accouchement  : des cuillers d'accouchement. Lorsque le Comte Paolo Padovani, riche chrétien, vient réclamer ses services, elle refuse dans un premier temps, redoutant ce qui pourrait advenir d'elle. La loi n'est pas tendre avec les juifs en cette année 1575 et elle risque gros. Seul le souvenir de son époux, Isaac, emprisonné et conduit à Malte par les chevaliers de l'ordre de malte, la pousse à accepter. Il faudra en effet payer une rançon pour lui permettre de rentrer. Mais quitter le ghetto représente déjà une épreuve.

A Malte, Isaac vient d'échapper à un triste sort, sauvé par une religieuse qui entend le convertir au catholicisme. Devant son refus, elle menace de le reconduire auprès du marchand qui souhaitait l'acquérir en tant qu'esclave. Isaac ne peut pourtant se résoudre à nier sa religion.

Au chateau comtal, Hannah découvre Lucia très affaiblie par le travail qui a commencé depuis la veille et hésite à utiliser ses cuillers d'accouchement, perçus comme outils de sorcière et qui pourraient lui coûter la vie s'ils étaient découverts. Pourtant le bébé est mal engagé et mère et enfant peuvent mourir à chaque instant. il faut à présent prendre une décision qui pourrait faire basculer sa vie.

 

En vrac et au fil des pages ...

Voici un roman qui se lit facilement. L'on tourne les pages et l'on découvre ce que fut la vie des juifs au XVI°S à Venise, alors que les ghettos ont été instaurés depuis 1516. Le style est fluide, sans surprise.

Les données historiques n'alourdissent pas le récit. Aux côtés du Comte qui incarne l'ouverture d'esprit de quelques chrétiens, ses frères , avides de pouvoir, fomentent un complot. La succession est un enjeu qu'ils souhaitent mettre à leur avantage, ce qui alimente l'intrigue. Mais j'ai surtout apprécié les détals sur les divergences ehtre les deux religions, les interdits, les croyances qui se présentent comme des obstacles pour Hannah, alors même qu'elle tente de les surmonter pour venir en aide à une chrétienne. L'idée même de la naissance et de la mort n'est pas perçue de la même façon par les juives et les chrétiennes.

Le récit alterne les points de vue d'Isaac et Hannah. Isaac ne devra son salut qu'à son intelligence. On découvre avec ce personnage les marchés aux esclaves. A cette époque la grande majorité des prises s’effectuant par guerre ou en mer, elles touchent des populations presque uniquement masculines (marins, corsaires, soldats).Le travail des galères est l’activité la plus importante, et concerne au cours du second XVIe siècle une majorité toujours plus grande d’esclaves, qui appartiennent tous ou presque à l’Ordre.

 

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 23:58

Pour l'atelier d'écriture de ce lundi, Leiloona a choisi une photo de Kot qui va parler à de nombreux participants à mon avis. J'ai hâte de lire ce que les copinautes imagineront derrière la vitre.

Deux minutes encore ...

Que lit- elle ? Par quelle héroïne, quelle intrigue est-elle ainsi happée pour ne pas même redresser la tête alors que son train est à l’arrêt ?

Le réconfort de la lecture, bulle silencieuse, sereine, ne s’explique pas. Un ailleurs parmi les autres, un cocon contre le bruit, un imaginaire qui la transporte. Son livre comme une aura , immatériel et vaporeux, la subjugue. Une porte. Je ne vois que cela et j’imagine sa vie, celle des autres, l’histoire qu’elle découvre. Emmitouflée, au chaud, protégée, elle ne craint pas le froid piquant de l’hiver. Isolée mais pas seule, en douce compagnie.

Tout s’illumine, s’anime. La vitre entre nous devient écran neigeux. Des milliers de gouttelettes captent la lumière criarde de la station et la transfigurent pour l’envelopper d’un doux halo. Si je la regarde encore un peu, fixement, tournera-t-elle la tête ? Pourrai-je la sortir de sa rêverie ou lèvera-t-elle vers moi un regard absent, encore plein d’une aventure que je devine ?

Non, ce n’est pas un récit d’aventures qui la retient ainsi. C’est autre chose. Elle tient son livre du bout des doigts, le repousse, le ramène à elle, envisage ses contours, son contenu, sa fin. L’histoire l’interpelle, la dérange peut-être, la frôle de sa délicatesse, la fait réfléchir. Sans doute sa propre vie lui apparaît-elle au fil des pages, identification bien naturelle à son âge.Les mots. Elle les soupèse, apprécie le style; peut-être entrevoit-elle le travail minutieux, l'horlogerie fine qui sous-tend ce récit.

Un court roman. Une nouvelle ? Brièveté d’un récit qu’elle aura fini en arrivant à destination. Elle l’a choisi court pour cela, pour connaitre la fin, tout en sachant qu’elle ne sera pas dérangée. Le trajet habituel et monotone deviendra pour elle souvenir de lecture. Le roulis la berce, les arrêts ne comptent plus. Juste le livre et elle. C’est entre eux que tout se joue désormais.

Quel souvenir gardera-t-elle de sa lecture ? La marquera-t-elle comme aucune autre ?

Devinera-t-elle que quelqu’un, sur le quai, l’a observée pendant quelques minutes, a imaginé sa vie ? Et moi, que ferai-je de cette apparition fugace, de ces deux minutes volées à la vie d’une autre avant de replonger dans ma lecture ?

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 08:34
Le Bal des poignards, Juliette Benzoni
Le Bal des poignards, Juliette Benzoni

Le Bal des poignards, Juliette Benzoni, éditions Pocket, tome 1 et 2, 2010

Genre : récit historique

Thème : cour d'Henri IV, Médicis, Florence, succession, complots

 

L'auteur en quelques mots ...

Née en 1920, Juliette Benzoni et écrivain et scénariste française. Etudiante au lycée Fénelon, elle en est retirée suite au scandale de l'affaire Nozière. Au collège D'Hulst elle se prit de passion pour l'Histoire puis entama une licence. La guerre, comme elle le dit, mit fin à sa "Dolce vote" et en peu de temps elle se retrouva mariée à Maurice Gallois et mère de deux enfants. A cette époque l'Histoire de la Bourgogne au Moyen âge la passionne. C'est ainsi qu'elle découvre la légende de l'ordre de la Toison d'or qui verra l'écriture de la série Catherine.

A 30 ans elle perd son mari. Il lui faut travailler pour élever ses enfants.Elle part alors au Marco pour travailler dans une radio internationale et y rencontre le capitaine Benzoni, qu'elle épouse. De retour en France elle se lance dans le journalisme et cotoie artistes et écrivains. Son mari rentre blessé de la guerre d'Indochine mais se lance en politique quelques temps plus tard, aux côté du général de Gaulle.

Elle n'a cessé d'écrire depuis le premier roman de la série de Catherine et mène une vie paisible autour de Paris.

 

L'histoire

Tome 1 : La dague au lys rouge

 

Alors qu'elle s'apprête à épouser Vittorio Strozzi, la jeune Lorenza Davanzati, filleule de Marie de Médicis qui a épousé Henri IV, apprend avec effroi son assassinat. Un mot, accroché à la dague qui a servi à poignarder son fiancé, menace quiconque aurait des vélléités envers elle de subir le même sort. Dans ce contexte Lorenza envisage de retourner au couvent. Mais ses protecteurs en ont décidé autrement, souhaitant sceller l'union de Florence avec la France à travers un mariage entre Lorenza et le fils d'un proche du roi, Antoine, fils d'Hector de Sarrance. Ne supportant plus le caractère impétueux de sa femme, Henri IV envisage de la répudier. Seule l'union de Lorenza avec un Sarrance, pourrait apaiser le roi, plaçant ainsi la reine au coeur des favoris d'Henri IV. A la cour de France, toutefois, les discussions vont bon train car Antoine, amoureux d'une demoiselle de cour, ne souhaite pas ce mariage arrangé.

L'arrivée de Lorenza Davanzati , accompagnée de l'ambassadeur Giovanetti, ne se fait pas sous les meilleurs auspices, la reine la déteste et la déleste rapidement de ses bijoux, une partie de sa fortune qu'elle apporte en dot et qui est largement convoitée. Alors qu'elle est présentée au roi, Lorenza croise le regard d'Antoine de Sarrance qui tombe éperdument amoureux d'elle, trop tard cependant pour empêcher son propre père de se proposer comme prétendant. Acceptée par le roi, la suggestion d'Hector de Sarrance ne laisse pas de dégoûter Lorenza qui comprend, trop tard, que l'on s'est jouée d'elle au profit d'une reine qui prend de plus en plus de pouvoir.Pourtant ce n'est rien à côté de ce qui l'attend ...

 

En vrac et au fil des pages ...

Ce premier tome est tout simplement passionnant. Loin d'être une romance comme le livre se présente, ce récit historique nous plonge au coeur de la cour d'Henri IV, personnage haut en couleur dont on retrouve ici la verve fleurie et le caractère enjoué.

Les complots et intrigues vont bon train et l'on se prend de passion pour certains personnages ( Lorenza, Thomas de Courcy et sa tante Clarisse ...), l'on en déteste d'autres (Marie de Médicis en abominable mégère ! Les Concini, Antoine de Sarrance ...) , nous demandant où tout cela va mener l'héroine dont le jeune âge et la naiveté exposent à des déconvenues.Les descriptions de la reine et de son caractère ne sont pas piquées des vers et l'on frémit pour ceux qui ne rentrent pas dans ses petits papiers. Henri IV quant à lui nous est présenté sous les traits d'un bon vivant, volage et coureur.

Le style de Juliette Benzoni est à la fois simple et fidèle à l'époque, ce qui permet une lecture enrichissante. Les portraits des protagonistes sont dressés dans le détail, permettant de se représenter un univers que l'on ne connait que par les livres d'Histoire.

Pourtant le lecteur connait le destin d'Henri IV et lorsque le nom de Ravaillac se profile au détour d'une page c'est l'Histoire qui prend le dessus sur le destin de Lorenza.

 

Tome 2 : le couteau de Ravaillac

Attention, si vous n'avez pas lu le tome 1 n'allez pas plus loin ! 

 

Lorenza, à la veille de son mariage avec Thomas de Courcy qui l'a sauvée des mains du bourreau, suite au procès dans lequel elle a du répondre du meurtre de son époux, Hector de Sarrance, reçoit une lettre de menace. Pourtant, la famille Courcy ne l'entend pas de cette oreille et rien ne saurait entacher le bonheur à venir de Thomas et Lorenza.

Alors que les deux tourtereaux vivent un amour neuf et passionné, le roi demande à Thomas de mener une expédition délicate et sollicite ses services.Parallèlement Lorenza est appelée à la cour en tant que Dame de compagnie de la reine, position qu'elle doit à son entrée dans la famille Courcy qui bénéficie d'un noble statut. Là, elle découvre avec horreur les préparatifs du couronnement de Marie de Médicis qu'Henri IV ne peut plus repousser, ainsi qu'un complot ourdi contre le roi . Ce dernier n'accorde pas foi aux prédictions et autres menaces. Pourtant le nom de Ravaillac circule et l'on dit qu'un homme en vert sera l'assassin de l'Antechrist.

Alors que tout se complique, Thomas ne rentre pas des Pays bas comme prévu. Lorenza pressent ce qui se trame au moment où elle découvre, à côté du favori de la reine, Concini, son ennemi Antoine de Sarrance ...

 

En vrac et au fil des pages ...

 

Dans ce tome la vie de cour avec ses machinations, complots et autres manigances prend toutes son ampleur. L'assassinat du roi et le couronnement de la reine font basculer le royaume dans le chaos, alors même que le jeune Lous XIII ne peut s'imposer et que les Concini entendent régner. L'Histoire croise le destin de Lorenza qui attend le retout de son époux, tout en redoutant quelque piège. Désormais Henri IV n'est plus là pour la protéger et il ne faut pas longtemps pour soupçonner Marie de Médicis d'être mélée aux derniers événements.

Une preuve de plus est fournie lors du retour à la cour de la Verneuil, favorite du roi bannie par la reine qui trouve ici sa juste place parmi ceux qui ont fait tomber le roi.

Le style est toujours en levé mais je regrette ici une fin un peu trop fleur bleue. C'est dommage car des personnages comme Concino Concini , présenté dans tout son arrivisme, donnent du relief au récit. je pense aussi que l'attente dans laquelle est plongée la famille Courcy prend trop de place et ralentit l'intrigue.

Cependant cette série est à découvrir absolument ! 

Merci à Tigrouloup pour cette découverte ;)

 

 

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 22:38

Cette semaine Leiloona nous confie une photo de Julien Ribot pour l'atelier d'écriture. J'avais entendu parler d'une folle histoire qui m'a inspirée pour ces quelques lignes et que je vous invite à retrouver en bas de page. Parfois la réalité dépasse la fiction ...

Les draps frais

Elle avait toujours dans ses poches une drôle de petite pince en bois avec un petit ressort ,et une autre en plastique bleu. Machinalement, elle les touchait parfois, s’arrêtait dans son activité, les yeux dans le vague. Que représentaient pour elle ces petites choses ?

Je me suis alors souvenu du fil tendu dans le jardin de mes grands-parents et sur lequel étaient accrochées les mêmes petites pinces. Je m’était toujours demandé à quoi elles pouvaient servir, mais, surtout, pourquoi maman en gardait précieusement un ou deux dans ses poches.

« Maman, c’est quoi ça ?

  • Une pince à linge mon lapin.
  • A linge ? ça sert à quoi ?
  • C’est pour me souvenir mon garçon, me souvenir de l’absurdité du monde dans lequel nous vivons
  • Raconte-moi maman… »

Elle s’est assise sur le perron, les yeux dans le vague et a évoqué un souvenir totalement irréaliste, absurde. Elle avait raison, c’était absurde.

« Ici aux Etats-Unis, étendre son linge est interdit. On utilise les sèche-linge électriques. Dans certains états, maintenant, on peut pendre son linge dehors. Ils l’ont autorisé depuis … »

Elle s’est tu. Je l’ai laissée un instant se remémorer des souvenirs apparemment douloureux. Elle a repris. Visiblement elle souhaitait prendre un autre chemin avant de plonger dans l’obscurité.

« Je me souviens des draps frais que ma grand-mère séchait à l’air libre, au vent fleuri. Un bien-être indescriptible m’envahissait lorsque je me glissais dans le lit propre ; l’apaisement, la douceur, la sensation d’être au milieu d’un champ. Tout avait le parfum de la nature, de l’herbe, du foin, du soleil et des après-midi sereins.

A plusieurs reprises je les avais entendues, les voisines, avec leur voix de crécelle, leur mauvaise foi :

« C’est interdit Mme X, vous connaissez la loi comme nous tous, pas de linge à l’extérieur ! »

Ils parlaient de pollution visuelle, comme si les draps immaculés ainsi étendus racontaient des nuits d’un érotisme torride, comme si un morceau de tissus pouvait être vulgaire. Maman veillait à ne pas accrocher ses dessous, pourtant affriolants et les chaussettes de papa pendaient au garage. Les jalouses, les garces ! Elles avaient décidé d’aller au bout, de museler, de faire respecter cette loi puritaine stupide. »

Les larmes au bord des cils elle me raconta alors comment un voisin était venu, furieux, déverser sa colère un matin, comment mon grand-père s’était interposé, avait tenté de convaincre celui qui prétendait être gêné par la vision du linge ainsi étalé. « On se croirait dans un quartier populaire ! N’avez-vous donc aucun respect pour les autres et pour vous-même ? Etaler ainsi vos draps, et pourquoi pas vos dessous ? Mais cette fois ça va trop loin. On vous a assez prévenu… ».

Le coup est parti. Stupeur, Effarement, Ridicule de la situation, Peur, Absurdité … Elle n’avait plus de mot et ses yeux étaient posés sur les pinces à linge. J’essayais de mettre bout à bout les éléments glanés de son histoire, de me représenter la scène, de comprendre. Alors, sans un mot, maman a séché ses larmes, est entrée au garage, en a sorti un bobine de fil, l’a étirée entre le prunier et le cerisier et a accroché les petites pinces. J’ai vu l’ombre furtive d’un sourire sur ses lèvres. Quelques minutes plus tard le drap étendu flottait au vent. Le claquement du tissu, les jeux d’ombre des branches derrière cet écran naturel, le vol d’un moineau, le ballet des bourdons. Cinéma en plein air.

Personne n’est sorti, personne n’a crié.

J’ai attendu avec impatience le moment de me glisser dans ces draps gorgés de soleil, parfumés aux quatre vents, libre de s’étirer.

Mon douloureux héritage. Ma petite madeleine.

……………………………………………………

Une histoire inspirée d’une folle réalité !

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/american-ecolo/2009/11/04/aux-etats-unis-la-bataille-de-la-pince-a-linge-a-commence

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      délivré par Syl

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